Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Couverture Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi

« « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. »

J’avais eu un véritable coup de cœur pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande » du même auteur. Evidemment, je me suis jetée sur celui-ci dès sa sortie. Et ce n’est pas passé loin !

L’histoire est magnifique et d’autant plus la façon dont on en apprend les éléments. Le mari de Pauline la quitte et c’est tout son monde qui s’effondre. Elle lui demande de lui laisser une chance, pour essayer de raviver la flamme qui les habitait il n’y a pas encore si longtemps. Alors, elle lui écrit des lettres, celles-ci relatent les souvenirs que Pauline gardent de leur amour. Et puis, Ben fait de même et là on sait. Et tout nous saute aux yeux et vient cogner notre cœur.

J’en ai versé des larmes en lisant ce roman… Tellement poignant, tellement dur et tellement beau en même temps.

Virginie Grimaldi a encore su manier les thèmes que je préfère de façon juste, sincère et émouvante : l’amour, la maternité, l’amitié, la famille. Et puis elle aborde un thème qui me touche plus personnellement, l’alcoolisme. Tout ça ponctué par des notes d’humour. Ça donne un roman où l’on pleure littéralement de rire. Parce que les sujets sont forts mais sont abordés judicieusement avec une touche d’humour propre à l’auteur qui rend ses livres et son style vraiment uniques.

Au fond, l’histoire est simple et arrive à des dizaines de personnes chaque jour. Mais on n’ose pas toujours en parler, chacun a sa propre façon de réagir et c’est tellement beau ici.

Un roman plein d’espoir, de tristesse et d’humour où les moments de pure joie côtoient les moments de tristesse intense sans qu’aucun des deux n’occulte les autres. Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi, j’ai déjà bien trop hâte.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi, publié chez Fayard – 464 pages – 19 €

Mes dernières lectures #6

La fille du train ♥♥♥♥

« Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu… »

Je ne suis pas adepte des thrillers en règle générale. Sauf que de temps en temps, il y en a un qui sort du lot et qui me donne envie. Ça a été le cas avec « Avant d’aller dormir » que j’avais beaucoup aimé. Je n’ai pas été déçue cette fois-ci non plus ! Je me suis attachée à Rachel malgré son caractère un peu spécial et sa demi schizophrénie. J’avais à tour de rôle envie de la gifler et de la prendre dans mes bras. Mais une fois que j’avais commencé les premières lignes de ce roman, je voulais connaitre le dénouement final à tout prix. Tout s’emmêle et nous voyons les liens se tisser petit à petit. Une fin inattendue (ou presque) et une impression d’achevé en refermant ce livre. Un bon thriller qui tient en haleine, en somme ! En plus, il vient de sortir en poche donc aucune raison de s’en priver.

Tu comprendras quand tu seras plus grande ♥♥♥♥♥

« Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme. Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ? C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire. C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur. »

Un coup de cœur total. C’est bien simple, ce roman regroupe tout ce que j’aime : une histoire de famille, d’amitiés, d’amour, un livre qui pousse à la réflexion tout doucement et qui fait se poser pas mal de questions. Une jolie lecture et une belle découverte de Virginie Grimaldi que je suis depuis longtemps sur son blog. J’avais entamé son premier roman un peu plus tôt mais je n’avais pas accroché. Je pense qu’après la lecture de celui-ci, je vais rapidement lui donner une seconde chance. Je me suis reconnue dans Julia, parce que moi aussi j’ai vécu quelques années dans une maison de retraite (longue histoire…) et j’ai bien reconnu l’ambiance qui y règne ! Peut-être un peu (beaucoup) plus édulcoré pour les besoins de l’histoire mais qu’est-ce que ça fait du bien ! Des personnages plus attachants les uns que les autres, une histoire qui tient la route, des rebondissements. J’ai ri à gorge déployée et j’ai pleuré à chaudes larmes, le moins que l’on puisse dire c’est que ce roman nous fait vivre des émotions. Un joli feel good book comme je les aime, mais pas noeud-noeud du tout, au contraire, je pense qu’il reste encore en tête longtemps après qu’on l’ait lu. Vraiment génial, à lire d’urgence si ce n’est pas encore fait !

Les Carnets de Cerise – Tome 4 : La déesse sans visage ♥♥♥

« Cerise est une jeune fille qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement les adultes. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond deux… L’heure des vacances a sonné ! La visite d’un étrange manoir annonce une nouvelle enquête : chaque pièce est une énigme, chaque objet est un indice. Mais il est des secrets plus anciens qui ne demandent qu’à être dévoilés. Qui est cette déesse sans visage qui trône dans une pièce secrète ? Où se cache la partie manquante de ce tableau ? Mais surtout, qui tire vraiment les ficelles de ce nouveau mystère ? Si Cerise ne résolvait pas l’énigme à temps, les conséquences pourraient être terribles… »

Cerise est un personnage que j’adore et qu’il me tardait de retrouver à nouveau. Même si j’ai trouvé ce tome un peu en-dessous des autres, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette jolie histoire. J’ai juste été un peu moins émue quand dans les 3 premiers. Les dessins sont toujours aussi beaux, les personnages attachants et l’amitié omniprésente. Une belle BD à recommander pour les enfants (et les grands enfants comme moi) !

Un tout petit rien ♥♥♥♥

« À tout juste 25 ans, Camille tombe enceinte. Alors que son amant claque la porte, elle décide de garder l enfant malgré tout. Loin de se douter des difficultés qui l attendent, elle entame un parcours du combattant vers la maternité. Faire accepter son choix à ses parents, assimiler les changements de son corps et affronter le regard des autres, entre doutes et peurs, le chemin de cette future mère célibataire s’annonce complexe. Et sans garantie de trouver, au bout du compte, la certitude d avoir fait ou pas, le bon choix. »

Quelle claque ! J’en avais lu des avis élogieux et pour une fois, je m’attendais à un livre bouleversant et je n’ai pas été déçue. Camille nous livre ici une histoire qui aurait pu être tragique et qui l’est sans doute un peu. Mais elle ne tombe jamais dans le « trop ». Elle appréhende les choses avec tant d’humour alors que ça doit être une épreuve extrêmement dure. Ce petit bouquin aux tout petits chapitres se lit d’une traite et je le recommande à tout le monde et encore plus aux mamans qui s’y reconnaîtront sans aucun doute.

Comme par magie ♥

« Depuis près de dix ans, des milliers de lecteurs de par le monde ont été inspirés et influencés par les livres d’Elizabeth Gilbert. Aujourd’hui, l’auteur puise dans son propre processus de création pour partager avec nous sa sagesse et son point de vue unique sur la créativité, et nous encourager à aller à la recherche de notre inspiration. Elle nous montre comment capturer ce que nous aimons le plus et comment tenir tête à ce qui nous fait peur ; évoque les attitudes, les approches et les habitudes dont nous avons besoin pour vivre notre vie de la façon la plus créative qui soit. Que nous souhaitions écrire un livre, relever de nouveaux défis professionnels, poursuivre un rêve trop longtemps mis de côté ou simplement insuffler un peu plus de passion dans notre quotidien, Comme par magie nous ouvre les portes d’un monde de merveille et de joie. »

J’ai acheté ce livre suite aux commentaires élogieux d’Odile Sacoche que j’apprécie beaucoup. Et je suis tellement déçue par ce bouquin ! J’ai même eu du mal à le terminer, mais à 22€ ça m’aurait fort ennuyée de ne pas le lire jusqu’au bout. Ce livre est bourré de clichés et de contradictions… Beaucoup trop « à l’américaine » à mon goût, trop de blabla, trop égocentré, trop d’histoires vécues par l’auteur, on s’en fout ! Et encore, quand c’est pour démontrer quelque chose d’accord mais je n’ai parfois pas compris où voulait en venir l’auteur avec toutes ces anecdotes. En gros c’est, « Tu as peur, fais-le quand même », « Tu as l’impression que ce que ton projet est nul, présente-le quand même », « Tu ne rencontres pas le succès, continue d’espérer et même s’il n’arrive jamais, tant pis », « Tu as perdu l’inspiration ? Fais un peu autre chose et puis peut-être bien qu’elle reviendra ensuite ». Bof, c’est pleins de (trop) bons sentiments et un peu facile quand même… J’ai eu parfois l’impression de venir d’une autre planète que celle d’Elizabeth Gilbert, pourtant je suis ouverte d’esprit et j’essaie toujours de comprendre le point de vue de l’auteur mais là, pas possible ! Il me semble que lorsqu’on a connu le succès, c’est un peu facile d’écrire ce genre d’ouvrages. Au début du livre, elle nous dit qu’elle a écrit le bouquin pour elle, eh bien ça se ressent ! J’ai préféré 1000 fois « réveillez votre créativité » qui (pour le tier du prix) booste et donne envie de se bouger les fesses pour faire ce qu’on veut vraiment et pour donner le meilleur de nous même. La magie n’a clairement pas pris avec moi…