Les 4 mois de bébé Raffael

4 mois Bébé sourire Raffael

Quatre mois, c’est l’âge que j’attendais avec impatience ! Pourquoi ? Parce que normalement bébé commence à bien tenir sa tête et à tenir des petits objets en main. Pour moi, 4 mois c’est un peu de stress en moins, c’est le début de la diversification, c’est les certitudes de parents qui s’installent… Et pour Raffael, 4 mois, c’est :

  • Tenir sa tête bien droite
  • 60,5 cm pour 6,5 kg
  • Commencer à essayer de se redresser quand il est sur le ventre
  • Des éclats de rire de plus en plus fréquents
  • Le passage du 1 mois quasi directement au 6 mois
  • Toujours une belle complicité avec sa sœur
  • Un visage qui s’arrondit vachement (mais où est son cou ?!)
  • Attraper sa tutute, essayer de la remettre en bouche… sans grand succès !
  • Commencer à s’intéresser aux jouets
  • Tenir son bibi avec maman
  • Pas encore le moment de la diversification, il recrache tout ! Si vous avez des conseils…
  • Des réveils en fin de nuit compliqués pour maman
  • Des gazouillis, des cris, des monologues et même des conversations avec nous 😉
  • Un bébé qui sourit tout le temps
  • Un bébé qui ne pleure jamais, toujours très calme
  • Enfin aimer passer du temps sur ses tapis d’éveil
  • Une routine et des longues journées de crèche
  • 4 bibis de 210 ml par jour
  • Des fous rires à chaque attaque de bisous
  • Ses premières réunions de famille à la maison pour l’anniversaire de sa sœur

Ses 4 mois c’était tout ça et bien plus encore. Ce petit bonhomme met de la bonne humeur partout où il passe grâce à ses sourires XXL et ses yeux bleus pétillants. La reprise fut douloureuse pour moi mais on en profite à 200% le week-end… J’aimerais souvent être une petite souris pour voir comment se passent ses journées de crèche. En attendant, je fais plein de photos/vidéos, ça me permet de tenir le coup jusqu’au soir quand on se retrouve 🙂

4 ans, lettre à ma fille

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Ma Poupette,

Tu attends ce jour avec énormément d’impatience… Ça y est, tu vas pouvoir le dire que tu as 4 ans ! Tu ne l’attends même pas pour les cadeaux, tu l’attends pour pouvoir voir toute la famille venir à la maison pour toi. Tu l’attends parce que je t’ai dit qu’on allait préparer un gâteau pour l’école et que tu as envie de souffler tes bougies avec les copains.

Tu as 4 ans et tu adores : les princesses, les Disney (et merci pour ça !), chanter, danser, dire des mots doux à ton petit frère et lui chanter des chansons, les pâtes, le chocolat, les puzzles, les livres, jouer aux bébés, dessiner des bonshommes contents, écrire ton prénom, avoir ton frère dans les bras, les câlins (quand tu as décidé), l’école, quand je souris, l’ordre, sauter dans les flaques, les nouvelles robes, les papillons, le bouge à lev (hihi), les faux tatouages, jouer à ta tablette, Oui-oui, les animaux, mettre du parfum, …

Tu as 4 ans et tu détestes : les légumes, l’eau, les portes ouvertes, les bonbons, les gros bruits, qu’on te dise non, la limonade, les araignées, dire bonjour, la viande, faire des bisous aux gens, te dépêcher, devoir partir, que je te brosse les cheveux …

Tu es une petite fille gentille et timide. Têtue et généreuse. Grande et fine. Espiègle et maligne. Calme et fofolle. Appliquée et maniaque. Curieuse et dormeuse. Observatrice et enthousiaste. Franche et rebelle. Câline et altruiste. Coquette et maladroite. Soigneuse et impatiente.

Tu as toujours tes jolies boucles et tu aimes qu’on en prenne soin. Tu mets des robes qui tournent et tu adores ça. Tu aimes très fort ou pas du tout. Tu travailles bien. Tu parles beaucoup. Tu es intelligente, tu réfléchis beaucoup et tu es très débrouillarde. Tu aimes faire des cascades à la maison et on doit engueuler les meubles s’ils te font mal. Tu as envie de tout savoir. Tu es la meilleure des grandes sœurs. Tu écoutes tout et tu retiens tout. Tu as des étoiles dans les yeux et ton rire est magique. Tu es encore mieux que ce que j’avais imaginé. Tes cheveux mouillés t’arrivent aux fesses et tu en es super fière. Tu m’as fait connaitre plein de gens, juste parce que tu es attachante : tout le monde t’apprécie. Tu aimes le rock et tu demandes toujours que je mette soit The Offspring ou Imagine Dragons. Ton doudou est devenu un tigre blanc qu’on avait ramené de Pairi Daiza. Tu fais de la danse et tu aimes bien ça.

Tu es une belle personne ma grande fille et je suis fière d’être ta maman.

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Les 3 mois de bébé Raffael

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Mon petit bébé a déjà 3 mois, j’ai l’impression qu’il a toujours été là et en même temps, chaque jour, j’apprends à le connaitre un peu plus… Alors le troisième mois, c’était:

  • Des nuits parfaites, avec parfois un réveil seulement vers 8h30, le pied !
  • Un rythme de siestes qui s’installe
  • Parfois des petits coliques le soir
  • Son premier Noël
  • Des sourires dès qu’il me voit
  • Des longues conversations à base de areuh, gueu, gui, gué
  • Des petits cris rigolos
  • Toujours pas de décision prise entre le pouce et la tutute
  • Des yeux gris-bleus
  • Le passage petit à petit à la taille 3 mois
  • Des petites doudouces qu’il me fait quand il boit son bib’ (j’adore trop)
  • Des petites fossettes au-dessus de la bouche quand il sourit
  • Des bulles, pleins de bulles avec la bouche
  • Les premiers objets qu’il tient en main (3 secondes)
  • Le relax où il se balance tout seul et qu’il adore
  • Une aversion pour le tapis d’éveil
  • Toujours rechercher la lumière et les écrans
  • Une passion pour sa sœur (et c’est réciproque !)
  • Un sommeil qu’il a du mal à trouver le jour et le besoin qu’on lui remettre sa tutute 20x/minutes…
  • Des joues de hamster qui me font craquer
  • La rencontre avec les gens de la famille qui ne s’étaient pas déplacés à sa naissance

J’ai du mal à croire que je ferai le même exercice à la fin du mois pour les 4 (quatre !) ans de Lucy. En tout cas, entre ces deux là, la complicité ne cesse de grandir chaque jour et ça gonfle mon petit cœur de maman. J’en profite… Dans une semaine, il rentre à la crèche 😦

Bébé sourit 3 mois

Etre maman jeune : le syndrome de l’imposteur ?

Main de bébé

Je suis tombée enceinte de Lucy à 23 ans, pas par accident, même si ça a été plus vite que prévu, elle était vraiment voulue, de tout au fond de notre cœur à tous les 2. C’est arrivé un peu comme une pulsion, un besoin viscéral, avoir un enfant, un enfant de lui, c’était le bon moment.

On aurait pu rêver mieux comme situation : nous vivions dans un appartement avec une seule chambre, mon chéri travaillait en intérim… Tout le monde nous disait d’attendre, on leur disait qu’ils avaient raison, qu’on allait quand même pas faire un bébé maintenant. Et puis en y réfléchissant bien, notre situation était tout de même stable, nous étions prêts à faire des concessions s’il le fallait, nous avions la place pour accueillir un petit bout de nous, on s’est lancé sans pression et notre petite fille est arrivée 9 mois plus tard.

Le bonheur total.

Enfin presque. Elle avait des coliques, H24 7/7, j’étais la plupart du temps seule à la maison et parfois, je craquais, je pleurais, je ne me sentais pas à la hauteur. J’avais l’impression de redevenir un bébé et d’avoir moi aussi besoin de ma maman: « il est où le mode d’emploi, j’ai dû sauter une étape, je suis pas prête » ! J’essayais d’en parler autour de moi et j’avais cette impression que les mamans qui étaient déjà passées par là, me prenaient pour la débutante. Celle qui ne sait pas, qui devrait faire comme ceci ou comme ça. Parce qu’elles, elles savaient, elles avaient déjà vécu et puis elles sont plus âgées, ça change tout. Elles sont plus « matures ».

Et parce que moi, je ne voulais pas laisser pleurer ma fille, que même si c’était dur, que je savais que j’allais avoir des moments où j’aurais envie de baisser les bras, je ne voulais pas les écouter leurs conseils auxquels je ne croyais pas et essuyer leurs critiques quand je ne les suivais pas.

J’ai eu l’impression d’avoir parfois simplement besoin qu’on me prenne au sérieux, qu’on me dise que c’est normal, que ça arrive à tout le monde, quel que soit l’âge, de douter quand on entre dans ce rôle de maman. Au final, je n’avais pas envie ni besoin de conseils, j’avais simplement besoin d’être rassurée. Qu’on me dise que ça allait passer.

Avec le recul, je suis fière d’avoir conservé mon intuition, de ne pas avoir laissé pleurer ma fille, de l’avoir portée à bout de bras à en avoir des crampes, pendant des heures, d’avoir fait des kilomètres dans cet appartement, juste pour la soulager. J’ai géré. Même si j’ai parfois pleuré, j’ai tenu bon, j’ai fait les choses selon mes convictions.

Je n’avais pas raté d’étape, je n’étais plus le bébé que je vois dans les yeux des plus vieux. J’étais Maman, il me fallait juste un peu de temps pour le comprendre, pour m’en rendre compte, pour que tout cela devienne naturel, concret, que j’arrête de croire que ce n’était qu’un rêve.

Je n’avais pas besoin que les gens essayent de prendre les choses en main à ma place, j’avais besoin qu’on me considère comme une mère, qu’on m’en croie capable tout simplement et qu’on me le dise.

J’ai parfois eu l’impression que c’était plus simple pour les autres, les mamans plus âgées, celles qui ont de l’expérience. Je ne pense pas que ce soit vrai, il y a juste les mamans qui en parlent et celles qui n’en parlent pas. Chacune a ses difficultés, à son niveau.

Je ne pense pas que j’y aurais échappé si j’avais eu ma fille 5 ans plus tard, ou après 30 ans. C’est pas toujours rose d’être maman, c’est pas faute d’avoir été prévenue par les autres. En général, on entend pendant 9 mois qu’on ne dormira plus après, qu’on ne vivra que de couches et de biberons, de vomi et de morve au nez. Oui, il y aura de ça. Il y aura des petits et grands challenges qui nous révéleront, il y aura plein de progrès, plein de fierté, des câlins, des bisous, du sniffage de petit cou, des yeux pleins d’étoiles et mille autres choses qui vous feront oublier tous ces petits traces. Et puis c’est pas si terrible, puisqu’on recommence, n’est-ce pas ? 🙂

Il n’y a pas d’âge pour être une bonne maman. Il y a des mamans jeunes qui sont formidables, il y a des mamans sur le tard qui le sont moins et réciproquement. C’est les enfants qui nous font grandir dans ce rôle.

C’est un article brouillon, un article en vrac pour exprimer des choses qui me reviennent, à quelques jours de devenir Maman pour la seconde fois. J’y vais sereinement cette fois, je sais que ce sera difficile parfois, je ne demanderai plus de conseils aux autres. Je suivrai mon intuition, je sais que je ferai sans doute face à des difficultés différentes, mais cette fois, je me ferai confiance.

Pour un congé de maternité plus juste

Je reviens vers vous aujourd’hui pour vous parler d’un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur et qui me révolte : le congé de maternité.

Petits pieds bébé nouveau né

J’ai pu mener ma première grossesse à terme et continuer à travailler jusqu’au dernier jour légal, à savoir en Belgique, 1 semaine avant ma DPA. Je l’ai plutôt bien vécu à ce moment là, parce que j’étais en pleine forme et que j’avais sacrément peur d’être arrêtée et de devoir rester alitée en fin de grossesse. Mais surtout, j’avais peur d’être arrêtée plus tôt parce que si ça avait été le cas, ça aurait raccourci mon congé post accouchement.

En Belgique, en principe, le congé de maternité est de 15 semaines dont une semaine prénatale obligatoire. Mais si la future mère se retrouve en incapacité de travail ininterrompue pendant les 6 dernières semaines de grossesses, celles-ci sont automatiquement converties en congé de maternité prénatal. Le congé post-natal sera donc réduit à 9 semaines.

9 semaines ! Ce n’est rien du tout… A 9 semaines, un nourrisson a encore besoin de sa mère, il me semble que c’est bien trop tôt pour le mettre en crèche ou autre (déjà 14 semaines, je trouve ça bien court…). Vous me direz que la mère peut prendre un congé parental. Et donc perdre de l’argent… Tout le monde ne peut pas se le permettre, moi la première, j’ai pris mes renseignements et pour une diminution d’1/5è temps je perdais environ 200€/mois, impossible !

Pour cette deuxième grossesse, j’entame mon 9ème mois et ça devient compliqué pour ma santé. J’ai toujours crié haut et fort qu’être enceinte n’est pas une maladie, je me retrouve cette fois confrontée à être physiquement complètement à plat. Je sens que j’ai besoin de repos, les contractions sont là, malgré le fait que j’ai un travail reposant physiquement, la fatigue est là aussi, et ce, en sortant de 2 semaines de congé. Mais je ferai profil bas chez mon gynéco, je dirai que tout va bien, parce que je veux aller jusqu’au bout et plus que tout, je veux profiter de mon bébé le plus longtemps possible après sa naissance.

Je trouve ça tellement injuste, surtout par rapport à d’autres pays proches, que toutes les mamans n’aient pas le droit au même nombre de semaines pour accompagner leur nouveau né comme il se doit dans ses premiers mois de vie. Si vous partagez mon avis, et que vous aussi, vous aimeriez que les choses changent, je vous invite à signer la pétition qui circule en ce moment : ici

Comment s’est passé votre congé de maternité ? Avez-vous eu assez de temps pour profiter de votre enfant à sa naissance ? Quelle serait selon vous la durée idéale du congé de maternité ?

 

 

Sa boite à grande sœur

Dans un peu plus d’un mois maintenant, Lucy va devenir grande sœur, ça devient de plus en plus concret pour elle, elle accepte enfin qu’elle va avoir un petit frère (contrairement à la farce que je vous racontais ici). Elle lui a choisi un doudou et une tutute à lui donner à la naissance et pour que son petit frère ait également quelque chose à lui offrir, j’ai concocté une « boite à grande sœur ».

Sa boite à grande soeur

Le concept est simple, il s’agit de quelques petits cadeaux sur le thème de bébé que le nouveau né « offre » symboliquement aux plus grands.

Quelques astuces pour trouver les bons cadeaux :

  • Penser à occuper les frères et sœurs à la maternité : oui, les enfants, ça s’ennuie vite, surtout qu’un bébé ce n’est pas ce qui a de plus dynamique 😉
  • Quelques gourmandises, peut-être des choses que l’enfant n’a pas l’habitude ou le droit de manger quotidiennement, ça lui fera plaisir
  • Des livres qui expliquent comment va se passer la vie à la maison avec une petite personne en plus

Voici la nôtre avec des choses que j’ai trouvées tout au long de ma grossesse :

Contenu boite à grande soeur

Une boite avec du nécessaire pour colorier

Le DVD Baby Boss

Des Mikado

La maman Playmobil et ses deux bébés

Une tortue (clique ici si tu veux comprendre pourquoi !)

Un livre « Un petit frère ça sert à quoi »

Un livre « T’choupi s’occupe bien de sa petite sœur »

Des Imagidés

Un tutut animo « Rafale le papa cheval »

un petit paquet de chips

Voilà de quoi faire plaisir à ma Poupette ! J’ai trouvé la jolie boite chez Action pour une bouchée de pain, elle pourra la réutiliser. Et je compte y ajouter une petite lettre de la part de son petit frère, qu’elle pourra garder en souvenir 🙂

Vous avez d’autres idées ? Avez-vous déjà fait ce genre de choses à l’arrivée de vos enfants ?

 

 

Elle ne veut pas d’un petit frère…

Dès que j’ai appris ma grossesse et qu’elle a été confirmée, j’ai voulu en parler à Lucy, je voulais qu’elle soit la première au courant après mon conjoint. Elle a tout de suite bien compris ce qu’il se passait et dès les premiers jours, elle a décrété que ce serait une petite sœur. Même si on lui disait que ce serait peut-être un garçon, elle n’en démordait pas !

Très tôt, mon gynéco nous a annoncé le sexe, Lucy avait vu juste, elle aurait une petite sœur. On la laissait donc en parler librement, on lui parlait de sa future petite sœur et elle était super emballée.

Sauf que, enceinte de 6 mois, on m’annonce qu’en fait il y a un petit zizi qui a poussé entre les jambes de la petite sœur.

Ça m’a fait un petit choc, moi je m’étais déjà vue maman de 2 filles, j’imaginais leur complicité et la petite dans les anciens vêtements de sa grande sœur. Passée la surprise (et quand je me suis rendue compte que j’allais pouvoir refaire tout une garde-robe hihihi), j’ai eu peur… Il allait falloir l’annoncer à Lucy. J’imaginais d’emblée que ça n’allait pas être facile à avaler pour elle. Et je n’avais pas tort, mais je n’avais pas du tout anticipé sa seconde réaction.

Quand je suis allée la chercher à l’école et qu’on était toutes les deux dans la voiture, je lui ai expliqué la situation. Elle m’a répondu qu’il n’était pas question qu’elle ait un petit frère et elle s’est mise à pleurer… Je lui ai expliqué que même si c’était un petit garçon, c’est elle qui serait la grande sœur et ça l’a un peu calmée.

Je l’ai laissée digérer l’info quelques temps et puis je lui en ai reparlé. Je lui ai demandé innocemment ce qu’il y avait dans mon ventre et là elle me répondu « un bébé tortue ».

Bébé tortue éclos

Je me suis dit que ça allait lui passer, mais non, elle n’en démord pas depuis des semaines. Elle n’a jamais prononcé les mots « petit frère », elle doit faire un déni je crois ! Bon, j’espère que ça lui passera d’ici son arrivée et si pas, elle devra bien s’y faire 😉 mais ça me travaille quand même. Et puis, pourquoi un bébé tortue ?! Un bébé chat, chien, c’est encore mignon mais un bébé tortue je ne vois pas où elle a pu aller chercher ça…

Ce qui me rassure c’est qu’elle est quand même super attentionnée par rapport à mon ventre et au bébé qu’il y a dedans, elle ne veut juste pas l’appeler « petit frère » mais elle lui fait des câlins, des bisous etc.

Et vous, comment votre enfant a-t-il réagi à l’annonce de votre grossesse ? Vous avez déjà entendu parler de cas similaires ? Vous avez des astuces à me donner pour que ça se passe bien ?

Qui a cassé la machine à temps ?!

temps qui passe sablier

Il y a ces périodes dans la vie où j’ai l’impression que tout va beaucoup trop vite. Le quotidien est encombré, il faut se dépêcher, tout le temps, tous les jours. Se lever se préparer, s’occuper des enfants, les amener à l’école, aller travailler, profiter de la pause déjeuner pour aller faire les courses, aller rechercher les enfants à l’école, leur donner le bain, préparer le repas du soir, coucher les enfants, préparer les affaires pour le lendemain. Être crevée, se poser dans le divan, s’endormir. Et recommencer pendant 5 jours. Avant que le week-end arrive avec son lot de choses à faire également.

En ce moment, je suis triste. Parce que je n’arrive pas à trouver le temps de passer du temps avec ma fille comme je le voudrais. Le week-end passé, elle a reçu de nombreux cadeaux pour la St Nicolas et on n’a même pas encore eu le temps de tous les déballer, et encore moins de jouer avec. Pas le temps de lire une notice, prendre le temps de monter la maison Playmobil et ne plus avoir le temps de jouer avec.

Vous me direz, le temps, quand on veut, on peut le trouver. J’ai déjà raboté pas mal de choses (le bain un jour sur 2, préparer des repas à l’avance ou choisir des recettes ultra rapides). Je ne peux pas mettre Lucy au lit plus tard, elle est tellement crevée la semaine… Elle se lève à 6h30 car on doit partir à 7h de la maison, 30 minutes pour qu’elle déjeune et que je l’habille c’est déjà assez court, c’est le minimum ! Je culpabilise de devoir la presser et de la voir presque s’endormir sur son assiette le soir, mais il n’y a pas 1000 solutions. J’essaie qu’à 20h00 elle soit au lit et même si elle s’endort rapidement et qu’elle dort bien, ça ne lui suffit pas. Il faut faire avec une petite fille ronchonne chaque soir, parce qu’elle a aussi eu une longue journée et qu’elle tombe de fatigue alors qu’elle aimerait tellement jouer un peu.

Et c’est la même chose pour moi, j’ai pleins d’envies le soir quand elle est enfin au lit. Mais je suis tellement fatiguée, que je m’endors hyper tôt et ce n’est pas pour autant que c’est facile pour moi de me lever le matin ! Et ça m’énerve car j’ai l’impression de perdre mon temps à dormir. Ce temps que je pourrais utiliser pour prendre soin de moi et faire des choses que j’aime et qui me font envie. J’ai donc l’impression de passer à côté de ma vie en ce moment ! Je n’ouvre même pas mes calendriers de l’avent alors que j’en étais tellement impatiente…

Il est temps de reprendre ma vie en mains. J’ai envie de « m’obliger » à faire les choses qui me manquent. Et ne pas m’effondrer sur mon divan à 20h30. Alors aujourd’hui, j’ai fait une liste des choses que je veux pouvoir faire au quotidien :

  • Jouer avec Lucy
  • Bloguer
  • Prendre soin de moi
  • Lire
  • Être +/- à jour dans mes articles et vidéos à regarder
  • Écrire
  • Ouvrir chaque jour mes calendriers de l’avent
  • Continuer à écrire dans le cahier de souvenirs de Lucy
  • Voir les films qui me font envie

Tant pis si je dois manger des tartines chaque soir pour gagner 20 minutes à consacrer à ma fille. Pour l’instant, le temps file et je ne veux pas passer à côté de ça. Tant pis si je dois être encore plus fatiguée le matin parce que je me suis couchée plus tard, j’ai envie de faire des choses que j’aime. J’en ai marre de perdre du temps.

Et encore, j’ai cette chance que Chéri travaille le matin une semaine sur 2, ce qui me permet de souffler un peu quand il est là le soir. Bravo les working mums qui sont mamans solo, respect à vous, vraiment ! 

Ces dernières années, j’ai beaucoup amélioré mon organisation. Mais j’ai l’impression que ce n’est jamais suffisant, on n’a toujours que 24 heures dans une journée. Il faut malheureusement choisir ses priorités. Choisir de passer du temps avec ses enfants plutôt que de leur mijoter de bons petits plats. Choisir de prendre soin de soi plutôt que de se reposer. Faire la concession que la maison soit toujours un peu en désordre et accepter les invitations des copains… La liste est longue.

Il y a toujours la possibilité d’arrêter de travailler ou de travailler à temps partiel. Mais ce n’est pas possible financièrement parlant pour moi. D’une part parce qu’on a une maison à payer et des voitures, des assurances, des factures etc et d’autre part car j’ai fait le choix de toujours pouvoir subvenir à mes besoins et ceux de ma fille seule en cas de pépin. Qui sait ce qui peut arriver dans la vie. Donc l’argent que j’arrive à mettre de côté est précieux pour moi.

Des choix, des choix, toujours des choix… Vivement les vacances !

C’est pareil chez vous rassurez-moi ? Vous avez des astuces ?

Saint Nicolas, Noël et achats compulsifs

Cadeaux

Noël approche et avec lui son lot de personnes moralisatrices scandant cette fête complètement commerciale.

C’est vrai.

MAIS ça me fait tellement plaisir d’imaginer ma fille découvrir pleins de paquets le matin, ça me met en transe, j’ai envie qu’elle en ait pleins. Parce que je me rappelle mon excitation la veille du passage de St Nicolas et Père Noël et ma joie de déballer mes cadeaux un par un.

Évidemment, elle pourrait se passer de tous ces jouets. C’est inutile, c’est superflu.

Mais je n’arrive pas à me résonner, et à me dire qu’elle n’a pas besoin de tout ça. C’est comme dans les dessins animés, j’ai d’un côté un petit ange qui me dit de reposer ce jeu tout de suite, et de l’autre le petit diablotin qui me dit que ça ferait tellement plaisir à Lucy.

C’est le diablotin qui gagne. Toujours.

Ici, en Belgique, nous avons St Nicolas qui passe la nuit du 5 au 6 décembre pour gâter les enfants sages. Ce Saint est le patron des écoliers. Cette fête est donc exclusivement réservée aux enfants. Et nous, on gâte notre fille à la St Nicolas, un peu moins à Noël (parce qu’il faut des cadeaux pour tout le monde et qu’on n’a pas un budget illimité non plus).

J’ai tellement adoré trouver des chouettes cadeaux que je crois que je suis plus excitée qu’elle à l’idée que cette fête approche à grands pas !

Cette année, on est dans notre maison, on a commencé à économiser un budget pour les fêtes il y a longtemps, on a qu’une envie c’est d’en faire profiter Lucy.

Alors, j’entendrai sûrement que ce n’est pas lui inculquer la valeur des choses, que j’en ferai peut-être un enfant pourri-gâté, tout ça, tout ça. Peut-être. Ou peut-être pas ! On se prive tout le long de l’année (elle n’a pas spécialement de gros cadeaux pendant l’année), on lui explique les choses, mais St Nicolas c’est sacré, c’est aussi notre façon à nous de la « remercier » d’être une enfant aussi sage et compréhensive. Ça peut paraître farfelu comme explication, mais j’ai une certaine gratitude envers elle, parce qu’elle est facile au quotidien, elle s’adapte, elle est gentille et débrouillarde et ça me fait plaisir de la « remercier » de cette façon.

Saint Nicolas, c’est Noël sans tout ce côté familial qui peut parfois être pesant. Bien sûr, la famille proche gâte aussi Lucy, mais ne gâte qu’elle, au contraire de Noël où on sent parfois que les gens se sentent contraints d’offrir un petit quelque chose à chacun.

Bref, tout ça pour dire que même si ces fêtes sont commerciales, ça me fait tellement plaisir de faire plaisir que j’ai décidé d’arrêter de culpabiliser !

Mes principes de Maman #3 – La fessée

Enfant pense

Quand je suis née, mes parents avaient presque 40 ans. Je suis tombée comme un cheveux sur la soupe alors qu’on ne m’attendait pas. Pour ma mère, c’était comme une bouée de sauvetage. Pour mon père, je ne sais pas trop. Ce n’est pas une génération qui nous sépare mais bien deux. Et au moins autant de façons de penser différentes. Par contre, jamais aucun des deux n’a un jour levé la main sur moi. Pour autant, j’ai toujours été très sage et je n’aurais pas osé me comporter autrement qu’à carreaux. Mais parmi d’autres reproches, j’ai plusieurs fois entendu de la part de mon père que c’était de ma faute s’ils s’étaient séparés, et ça, ça fait bien plus mal que toutes les fessées de la Terre !

J’estime quand même avoir été élevée « à la dure ». A coups de « fais pas ci, fais pas ça, tiens-toi bien, ne fais pas trop de bruit, fais-toi un peu oublier, là c’est bien ». Même si les deux punitions que j’ai reçues dans ma jeunesse se résument aux deux situations ci-dessous, je savais que je n’avais pas trop intérêt à faire un pas de travers, sinon j’allais le regretter d’une façon ou d’une autre. Mais il y a des choses qui nous marquent…

Un jour, on m’a mise au coin parce que j’avais dit un mot qui me semblait anodin (et qui l’était après réflexion). A regarder le mur et à ne pas bouger, sans m’expliquer en quoi ce mot était à bannir. Puis cette personne est partie faire une course. Quand elle est rentrée, j’étais toujours dans la même position, je n’avais pas osé broncher. Je ne sais pas combien de temps s’était écoulé mais il me semble avoir attendu longtemps ! Je n’ai toujours pas compris l’intérêt.

Une autre fois, j’avais poussé un membre de ma famille à bout et je me suis ramassée une claque sur les fesses. J’ai bien remarqué qu’il avait tapé fort, aussi fort que toute la colère que j’avais fait monter. Et je n’ai ressenti qu’une envie d’y aller encore plus fort, moi aussi. Pas calmée pour un sou, j’ai surtout été bien déçue de lui, au moins autant qu’il avait été déçu de moi. Je l’aimais un peu moins, j’ai installé une distance. Le genre d’instants qu’on n’oublie pas et dont on garde un arrière goût amer.

Dans les deux situations, au final, ils n’ont pas eu l’effet escompté, puisque je n’ai pas compris tout de suite (et même pas du tout pour la première) les conséquences de ce que j’avais dit ou fait.

Pour Lucy, la question ne s’est jamais posée entre son père et moi. On ne lève pas la main sur elle. C’est tout.

Mais au-delà de la violence physique, ce qui me blesse le plus, c’est la violence et la manipulation psychologique qui peut découler de la façon dont on décide de punir son enfant. Évidemment, on ne s’en rend pas compte quand on a 5 ou 8 ans… Et parfois (souvent?), les parents ne s’en rendent jamais compte non plus. Mais quand on grandit et qu’on devient à son tour parent, on se revoit plus jeune et on se rappelle de toutes les erreurs de nos parents, toutes les choses que l’on ne veut jamais reproduire.

Évidemment, je ne fais pas l’apologie de ce genre de pratiques, la preuve en est que je ne serais jamais capable de lever la main sur ma fille. Mais parfois, on veut punir son enfant pour une bêtise qu’il a faite, on pense bien faire pour lui enseigner ce qui est mal. Mais en dehors de la punition, le plus important ça reste la discussion. Qu’on ne vienne pas me dire qu’un enfant a intégré qu’il a fait une bêtise et quelles en sont les conséquences si notre réaction n’a été que de le mettre au coin ou de lui mettre une claque sur les fesses. Un enfant a besoin qu’on lui prouve par A+B que ce qu’il a fait n’était pas bien et le mettre en situation. Et pour ça, il faut lui parler ! Et lui en parler 20 fois si c’est nécessaire, parce que je pense que la punition ne suffit pas, surtout pour les jeunes enfants.

Il y a deux situations que j’ai vécues récemment avec Lucy qui me viennent à l’esprit  :

La première était un après-midi où on était chez ma sœur. Lucy a fait un geste violent qui a fait mal à sa tante. Je lui ai demandé de dire pardon et elle n’a pas voulu. Pour la première fois, elle est allée au coin. Évidemment elle a pleuré. Je l’ai laissée pleurer une minute avant de revenir vers elle en lui expliquant qu’elle avait fait mal et que j’avais l’impression que c’était ce qu’elle avait voulu faire, que ce n’était pas bien. Je la mettais aussi dans la situation inverse en lui faisant comprendre que si c’était à elle qu’on avait fait mal, elle serait triste aussi et elle voudrait qu’on lui demande pardon. Rien n’y faisait, elle ne se calmait pas. Je ne comprenais pas pourquoi, ça ne lui ressemblait pas. Et puis, j’ai compris. Je suis retournée la voir (elle était toujours au coin) et je lui ai dit que ma sœur l’aimait encore même si elle lui avait fait mal. Elle s’est calmée instantanément et elle est allée s’excuser ! Elle a cru que sa tante n’allait plus l’aimer après ce qu’elle avait fait et elle avait peur, tout simplement. Ce n’était pas la punition physique du coin qui l’avait blessée, mais le fait qu’elle ait cru que ma sœur l’avait rejetée. Même sans le vouloir, on peut blesser un enfant…

La deuxième situation s’est déroulée le week-end passé. Lucy dessinait tranquillement, c’est une de ses activités favorites. Moi, j’étais en train de préparer le souper. Je l’appelle pour manger, elle vient, la journée se termine tranquillement jusqu’au coucher. En redescendant, mon regard est instantanément attiré vers le mur proche de son bureau : elle l’avait repeint aux marqueurs ! Mon premier réflexe aurait été de l’engueuler, coup de chance pour elle, elle était au lit. Du coup, j’ai réfléchi, et dans le fond, qu’est-ce qu’elle en sait que ce n’est pas bien de dessiner sur le mur ?! J’ai essayé de frotter tout de suite, et heureusement tout est parti. Mais je voulais quand même qu’elle comprenne, du coup à son réveil le lendemain, je lui demande si la veille elle n’avait pas fait une bêtise… Son regard s’est posé sur le mur (propre du coup) mais elle n’a jamais voulu cracher le morceau. Donc elle se doutait quand même que c’était une bêtise. Mais bon, pour cette fois, je ne l’ai pas engueulée, je lui ai expliqué qu’on ne pouvait pas faire ça. Maintenant, à chaque fois qu’elle prend un marqueur elle me dit « sur le papier, pas sur le mur hein maman ? ». Je pense qu’elle a compris. Si elle le refaisait, là par contre, elle serait punie, après avoir tout nettoyé elle-même !

En fait, c’est bien difficile pour un parent de trouver un juste milieu, il faut faire preuve d’imagination, d’empathie et se remettre en question (pour ceux qui en prennent le temps…). Enfin, c’est mon avis encore une fois. Il n’y a pas de punition idéale j’imagine, et le coin n’est peut-être pas mieux que la fessée, chaque enfant réagit différemment après tout. Mais le dialogue est le plus important pour que l’enfant comprenne ce qu’il a fait, le mettre en situation, lui expliquer les choses, lui faire se poser des questions, c’est ça qui fera la différence selon moi.

Et vous, comment réagissez-vous face aux bêtises de vos enfants ?

Mes principes de maman #1 : Vivre l’instant

Aujourd’hui, j’inaugure une petite série d’articles que j’alimenterai de temps en temps. Il s’agit des principes que j’ai en tant que maman. On entend souvent cette phrase :

 Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants !

C’est vrai qu’avant d’être parent, on se dit qu’on sera comme ci ou comme ça et que souvent parfois, la réalité nous rattrape et on fait des concessions ou alors on se rend compte qu’au fond ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour nos enfants. Et tant mieux ! Je pense que c’est mieux d’être souple et flexible plutôt que de camper sur ses positions.

Un des principes importants pour moi et qui est resté, c’est d’être une maman disponible.

Mère et fille

Je dois le reconnaitre, je suis complètement accroc aux nouvelles technologies. Mon smartphone, mon ordinateur, ma tablette… J’adore tout ça et j’y passe beaucoup de temps. Mais je mets un point d’honneur à ne pas les utiliser en présence de ma fille.

Évidemment, si j’ai un appel ou un SMS j’y réponds mais ça s’arrête là. Bien sûr, il m’arrive de flâner un peu sur Instagram quand ma fille est elle-même occupée à autre chose. Mais si elle me demande quelque chose ou si elle a envie que je fasse quelque chose avec elle, je pose mon iPhone et je vis l’instant à 100 % avec elle.

J’ai pris l’exemple des appareils connectés, mais j’aurais très bien pu parler de livres ou de magazines, dont je suis une grande consommatrice également.

Je me rappelle de mon enfance en étant assez seule. Je suis arrivée par surprise et sur le tard, mes parents avaient 38 et 39 ans et plus la patience. Ma sœur a 11 ans de plus que moi, vous imaginez que jouer avec moi ne faisait pas partie de ses priorités. Pas de cousin de mon âge proche de chez moi, pas de petit voisin avec qui m’amuser, j’étais assez seule. Mes parents travaillaient tous les deux à temps plein et lorsqu’on était réunis en famille, ils préféraient régler leurs comptes que de s’asseoir à table pour jouer à un jeu de société ou jouer avec moi. C’est pourquoi je ne pense pas que ce soit un problème générationnel comme on l’entend parfois (les phrases qui commencent par « pffff, les jeunes… blablabla »).

C’est sûrement à cause de ce manque d’attention que je veux faire pencher la balance. Je ne veux pas qu’elle se sente délaissée. Elle n’a pas encore de frère et sœur avec qui jouer, elle n’a que nous et son imagination. Des jouets elle en a des tonnes mais jouer seule l’intéresse peu. Et je peux la comprendre. Alors, je lui donne mon temps, même si le dîner sera servi en retard ou qu’il est l’heure qu’elle aille au lit. On est pas à 5 minutes près 😉

Bien sûr, parfois je n’ai pas envie, j’ai juste envie de restée affalée sur mon canapé parce que j’ai eu une mauvaise journée. Souvent, je me force un peu, mais quand je vois son regard, quand j’entends ses éclats de rire, je sais que j’ai pris la bonne décision.

Parfois aussi je lui dis « non », j’ai le dîner à préparer ou je suis en train de faire un truc important qui ne peut pas attendre. Alors, je lui explique et elle rouspète ! Mais bon, il faut aussi lui faire comprendre qu’on n’est pas tout le temps à sa disposition, quand je peux, je le fais, quand ce n’est pas possible, je lui fais savoir.

J’espère juste que plus tard, elle pourra dire que ses parents ont été disponibles pour elle. Parce que pour moi, c’est important.

Etre maman : le challenge

Lucy et moi

Ma fille Lucy a eu 2 ans en janvier. Et depuis quelques jours, je reçois de plus en plus de commentaires sur sa façon d’être, ou plutôt sur la façon dont son caractère évolue.

Quand je retourne quelques mois en arrière, ce que je vois c’est une petite fille timide, qui ne parle pas trop et certainement pas à des inconnus ! C’est une petite fille effacée qui joue souvent seule, qui ne se laisse pas approcher. Le contact avec les autres enfants de son âge passe assez mal, même si elle s’intègre au groupe normalement. En revanche, pas de problème avec les enfants plus âgés de quelques années, elle préfère d’ailleurs jouer avec eux.

Aujourd’hui quand je la vois, je ne peux pas nier le changement. Elle a toujours été à la crèche avec beaucoup d’enthousiasme, mais en ce moment, ce qui la motive à y aller c’est de retrouver ses copains !

Je lui demande souvent comment ça a été à la crèche, si elle a bien joué, qui sont ses copains, ce qu’ils font. Elle me répond avec ses mots bien à elle et me présente ses copains en arrivant : Charlie, Nathan, Manon, … un vrai bonheur pour moi !

J’ai été ébahie quand un de ses copains de crèche s’est approché d’elle pour lui faire un bisou. J’avais envie de dire à ce petit garçon de partir en courant, que ce n’était pas une bonne idée, qu’elle n’aime pas ça… Mais non, elle s’est laissée faire et avait même l’air plutôt fière ! Idem quand un autre petit garçon s’est mis à la chatouiller.

Ma fille a passé une étape importante je crois.

Il y a aussi la parole qui évolue à toute vitesse. Elle a soif d’apprendre de nouveaux mots et de les mettre en pratique (surtout). Elle connait des mots que je n’aurais pas imaginé avoir prononcés devant elle, mais elle écoute tout ! Elle veut tout savoir, elle veut apprendre à faire seule, elle veut être autonome, mais pas trop non plus. Elle a aussi besoin d’être beaucoup rassurée. Alors je prends le temps, de la rassurer, de lui montrer que je suis là, de lui apprendre de nouvelles choses et de nouveaux mots, qu’elle sache que si elle a besoin de moi, je suis disponible, je ne la laisserai pas triste. Elle est très câline du coup. Même si elle a du mal à gérer la frustration en ce moment, je vois qu’elle apprend à se canaliser et à connaitre nos limites.

C’est tellement beau de la voir grandir, évoluer…

Je veux lui donner toutes les cartes pour pouvoir se forger son propre caractère. Je veux qu’elle soit épanouie, je ne veux rien façonner, je veux qu’elle choisisse elle-même la petite fille qu’elle veut être, je veux qu’elle fasse ses propres erreurs si elle en a besoin. Je serai là derrière elle pour l’aider à apprendre de tout ça.

Mon rôle de mère prend tout son sens, mais il ne doit pas prendre trop de place pour qu’elle puisse s’épanouir pleinement. C’est là tout le challenge.