Et toi, pourquoi tu lis ?

Lecture

Voici un sujet que j’aborde régulièrement sur le blog : je vous parle de mes lectures, je vous donne mon avis. Vous savez, si vous me lisez depuis un petit temps, que la lecture tient une place importante dans ma vie. Et pour cause ! Elle m’apporte tellement…

Le plaisir de m’évader

Découvrir des paysages nouveaux, parfois même des autres mondes, ça me permet de m’évader un peu de mon quotidien où l’atmosphère n’est pas toujours jolie. Je ne pense plus à rien, je me laisse emporter dans l’histoire, je vis aux côtés des personnages, je déconnecte. J’imagine tout ce que je lis (d’ailleurs ça m’a joué des tours pour certaines adaptations cinématographiques…).

Le plaisir des mots

J’ai toujours été une amoureuse des mots, sous toutes leurs formes. Je suis toujours émerveillée par les auteurs qui ont ce talent de pouvoir jouer avec les mots, de les choisir correctement, de leur donner une certaine harmonie entre eux. Depuis que je sais écrire, je répertorie les jolies phrases, les citations, celles qui me parlent. J’adore ça ! Et puis, parfois les mots des autres me touchent, arrivent coller parfaitement à mon ressenti par rapport à une situation ou alors ils arrivent à décrire parfaitement une personne que je côtoie dans la vie. Parfois, ça permet même un déclic salvateur.

Le plaisir de découvrir des personnages

Souvent, je suis en admiration devant un personnage, il m’inspire, j’aimerais tellement le rencontrer, et puis je me souviens que c’est de la fiction… Même un personnage banal pourra me transporter avec lui, parce que je serai avec lui dans ses pensées et que je m’y retrouverai. Parfois même, j’ai du mal à terminer le roman que je lis parce que je sais qu’à la fin je devrai quitter ces gens qui auront été mes « amis » pendant quelques centaines de pages. Mais c’est pour en retrouver d’autres…

L’ouverture d’esprit

Quand je me trouve face à une histoire, un fait, une attitude auxquels je n’ai jamais été confrontée ou auxquels je n’aurais jamais pensé, ça me permet de me remettre en question « et moi, j’aurais réagi comment à sa place ? ». Parfois, je suis emportée par le point de vue d’un personnage et un autre vient tout d’un coup tout bousculer, ça me permet de réfléchir, j’ai appris à prendre du recul grâce aux livres. A ne pas tout prendre au mot, à éviter de ne me fier qu’à un seul son de cloche. Et il m’arrive aussi d’avoir une opinion bien fermée sur certains sujets, et puis, je lis le témoignage de quelqu’un qui a vécu cette situation et cette personne arrive à me faire changer ma vision des choses.

Le plaisir d’apprendre

Je n’ai pas l’audace de me qualifier comme quelqu’un de cultivé, mais j’adore apprendre ! Quand dans un livre on aborde un sujet que je ne connais pas, je me régale d’en apprendre un peu plus. Egalement sur l’histoire d’un pays, des coutumes, des croyances, … On n’a jamais fini d’apprendre quand on lit.

Le plaisir d’être accompagnée 

J’aime être seule, je n’ai jamais eu de soucis avec ça. C’est sûrement dû au fait qu’au fond, il y a toujours quelqu’un qui m’attend, que je sais que je vais retrouver dans ma lecture du moment ! J’ai toujours plaisir à retrouver les personnages, que je les apprécie ou non, parce que je sais qu’ils vont encore me surprendre. 

Et puis les petits plaisirs : La beauté d’une couverture ou d’un titre qui prend tout son sens après avoir tourné la dernière page x La description d’un paysage paradisiaque x Un auteur de ma région x Une jolie tranche qui ressort si bien dans ma bibliothèque x Le dernier tome d’une saga x Une pépite trouvée en occasion pour 3 fois rien x Parler avec quelqu’un qui a lu le même livre que moi x Un épilogue qui me fait changer d’avis sur tout le livre x Réussir à avoir l’explication de l’auteur sur certains choix x

Et pour vous, la lecture, c’est quoi ? Un passe-temps, une vraie passion ou quelque chose que vous n’aimez pas du tout ?

J’ai testé : Faire partie d’un jury de lecteurs

À la fin de l’année passée, les librairies Club ont organisé un joli concours afin de trouver les 20 personnes qui feraient partie de leur comité de lecture pour leur Prix des Lecteurs 2017. Nous pouvions participer par mail et par Facebook. J’avais tellement envie de tenter l’expérience que j’ai fait les 2 !

Je ne vous raconte pas ma joie quand j’ai appris que j’étais sélectionnée. En plus de faire partie de cette jolie aventure, nous recevions une liseuse Tolino et les 6 livres lauréats au format numérique.

En ce moment, il est plutôt rare que je lise au format papier (pourtant j’aurais plutôt intérêt quand je vois l’ampleur ma PAL > pile à lire ahah). Je trouve ça plus pratique, surtout avec les enfants, je peux lire n’importe où, n’importe quand, quelle que soit la luminosité. Je reviendrai sûrement par phases aux « vrais » livres mais pour l’instant c’est ce qui me convient le mieux.

Me voilà donc embarquée dans la lecture de ces 6 bouquins que j’ai engloutis en moins de 2. Des styles très différents, mais dans tous les cas des auteurs belges francophones et pour la plupart, des premiers romans. Je trouve ce prix vraiment sympa pour mettre en avant des auteurs bien de chez nous et qui font en sorte que ça se ressente dans leurs bouquins. Voici les 6 livres qui étaient en lice :

  1. Surtout que je ne suis pas vraiment Carrie B. – Stéphanie DE GEYNST LEVY 
  2. Tous – Grégoire POLET
  3. A la ferveur de nos nuits – Alizée SENY
  4. Hope – Sylvie GODEFROID
  5. La Sonate oubliée – Christiana MOREAU
  6. Rosa – Marcel SEL 

C’était super de me faire embarquer dans ces romans vers lesquels je ne me serais pas du tout penchée de ma propre initiative. J’ai eu de belles surprises, une ou deux petites déceptions… Et puis, j’ai dû faire mon top 6 et ce n’était pas des plus évidents !

Et puis, la rencontre ! Elle se passait le 31 janvier au siège de Club, à Anderlecht, nous étions 13 sur les 20 membres du jury à avoir su nous libérer. J’ai été ravie d’avoir pu rencontrer et discuter avec de chouettes personnes, surtout des personnes passionnées et ça, ça fait un bien fou. J’ai rencontré quelques blogueurs : Marine de A Touch of Blue… Marine ; Thibault de Le Belge qui lit et enfin Aurore de C’était pour lire. Je connaissais le blog de Marine et j’ai pu découvrir ceux de Thibault et d’Aurore que je vous recommande car ils sont tops, si vous aimez la lecture, foncez les découvrir.

Axelle, qui s’occupe de l’événement, avait sorti le top 3 suivant nos tops 6 respectifs. On a pu discuter des livres qui sont restés sur le banc de touche et c’était fou de voir comment on pouvait avoir des avis totalement divergents ! Les discussions suivantes nous ont permis d’élire le grand vainqueur de cette année. Rendez-vous le 21/02 pour la remise du prix…

C’était génial vraiment, si vous avez l’opportunité un jour de prendre part à ce genre d’événements, n’hésitez pas ! C’est assez rare pour moi de pouvoir discuter de mes lectures avec les personnes qui m’entourent et là c’était un vrai bonheur J Un seul regret ? Que ça n’ait pas été plus long, nous avions 2 heures de délibération et j’aurais aimé pouvoir faire plus ample connaissance avec les autres personnes du jury.

Les Carnets de Cerise – Tome 5

Couverture carnets de cerise tome 5

Résumé

« Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis. Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance, des premières rencontres aux premiers mensonges… Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose… »

Mon avis

Quel bonheur de retrouver Cerise ! C’est une des rares BD dont j’achète les nouveaux tomes dès leur sortie. Je les ai tous beaucoup aimés et j’attendais celui-ci avec impatience. Mon Chéri me l’a offert pour Noël et j’étais ravie.

Pas de suspens, j’ai adoré ce dernier volet. Le meilleur d’après moi ! On a dans celui-ci une révélation qu’on attendait depuis le début. Je n’ai fait que pleurer, cette BD est tellement émouvante…

J’adore voir évoluer la relation entre sa mère et elle. Ici, elles s’expriment dans un premier temps par lettres et c’est d’autant plus poignant.

Et puis les illustrations, quoi ! Elles sont ma-gni-fi-ques, il n’y a qu’à regarder la couverture pour s’en rendre compte. Quel talent, quel travail ! J’adore 🙂

Ce n’est pas une BD comique, elle n’est pas à mettre entre toutes les mains selon moi. Les sujets traités ici ne sont pas gais (même s’ils sont abordés de manière douce) et il se pourrait que ça blesse un public qui ne serait pas averti ou des jeunes enfants trop sensibles (comme moi maintenant ^^, alors je n’imagine même pas si je l’avais lu à 8-9 ans !). Ce n’est pas du Titeuf ou du Cédric… Mais ça reste tellement joli et mignon quand même, que je pense les relire cette année. Il me semble que c’est le dernier tome de la saga et j’ai ce pincement au cœur de quitter ces jolis personnages.

Je vous conseille vivement de lire cette BD, c’est un petit bijoux qui se déguste, d’autant plus si on le lit en étant adulte. Notre recul nous permet de lire entre les lignes et c’est génial.

Les carnets de Cerise, Tome 5 – Des premières neiges aux perséides de Joris Chamblain et Aurélie Neyret – Publié aux éditions soleil, collection Métamorphose – 80 pages – 15,95€

Frappe-toi le cœur – Amélie Nothomb

Frappe-toi le coeur Nothomb couverture

Résumé

« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie », Alfred de Musset

Mon avis

Je n’ai jamais trop apprécié la plume d’Amélie Nothomb, je pense que j’ai essayé de lire ses romans précédents en étant trop jeune. Et puis les thématiques ne m’attiraient pas plus que ça.  Jusqu’à celui-ci car elle aborde un sujet qui me touche particulièrement : la jalousie d’une mère envers son enfant mais également la maltraitance par l’indifférence, ou encore le fait de préférer un enfant à un autre.

Je n’ai pas été déçue, j’ai même beaucoup aimé ma lecture. J’aime ce genre de livres qui racontent une histoire tout en allant droit au but.

Je me suis attachée au personnage de Diane, je me suis souvent questionnée : « qu’aurais-je fait à sa place ? ». J’ai souvent eu envie de la secouer un peu. Au final, j’ai compris ses décisions et je l’ai trouvée incroyable.

J’ai trouvé l’histoire belle car originale. C’est un sujet assez peu répandu dans le monde de la littérature mais beaucoup moins qu’on ne le pense IRL.

J’ai aimé la plume cette fois car je l’ai trouvée juste. Pas trop de fioritures, assez simple, même. Ça a rendu ma lecture fluide et rapide et ça a fait en sorte (avec l’histoire) que je ne puisse pas reposer ce roman avant de l’avoir terminé.

Une belle surprise en somme ! Je vous conseille vivement ce livre si les sujets abordés vous intéressent. Je suis loin d’être une inconditionnelle de l’autrice, je n’ai donc pas d’avis à émettre à savoir si ce livre est meilleur ou moins bons que les précédents mais je me pencherai plus souvent sur ses nouvelles publications à l’avenir.

Frappe-toi le coeur d’Amélie Nothomb, publié chez Albin Michel – 180 pages – 16,90€

Tortues à l’infini – John Green

Tortues à l'infini john green couverture

Résumé

« Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s’empare d’elle ? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et son peut-être amoureux Davis, fils d’un milliardaire mystérieusement disparu. Un trio improbable qui va mener l’enquête, et trouver en chemin d’autres mystères et d’autres vérités… »

Mon avis

Ce livre est sorti plus ou moins à la naissance de Raffael qui a pour surnom « bébé tortue » (clique ici si tu veux savoir pourquoi !). Du coup, ce livre m’attirait beaucoup. Je ne connaissais rien de l’histoire et je me suis plongée dedans sans en attendre grand chose.

Je suis mitigée concernant les romans de John Green, en général les avis sont très bons, trop bons même, selon moi. J’étais contente de pouvoir découvrir cette histoire alors que je n’avais lu aucune critique.

Au final, j’ai beaucoup aimé cette histoire. Enfin, l’histoire, pas tout à fait, c’est plutôt le sujet de fond que j’ai apprécié. Aza souffre d’anxiété et j’ai adoré comment ça avait été traité dans cette histoire. Aza est malade mais c’est quand même une tête brûlée, elle a du mal de vivre avec ça au quotidien mais ça ne l’empêche pas de vivre des aventures, même si ça ne facilite pas les choses pour elle. Et quand on sait que l’auteur s’est inspiré de sa propre expérience  pour écrire ce livre, ça rend les choses encore plus concrètes.

L’histoire en elle-même est sympa, sans plus, l’intrigue n’est pas des plus folles, pas des plus recherchées mais on s’en fiche au final, ce n’est pas ce qui compte. Ca aide tout de même à tourner les pages sans s’en rendre compte, on veut savoir si on va le retrouver ou non ce milliardaire.

Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, d’ailleurs j’ai eu ce petit pincement au cœur en fermant le livre de devoir leur dire au-revoir, je m’y étais attachée. Je rêve secrètement d’une suite d’ailleurs !

Mais pour être honnête, je trouve que les 21€ sont injustifiés si ce n’est qu’il a été écrit par un auteur à succès, ça vaudrait peut-être le coup d’attendre sa sortie en poche. Mais il vaut le coup si le sujet vous intéresse, personnellement, j’ai passé un bon moment de lecture.

Tortues à l’infini de John Green, publié chez Gallimard – 352 pages – 21€

[album jeunesse] Sans titre d’Hervé Tullet

Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis un moment, Lucy adore les livres presque autant que moi et je suis toujours à la recherche de beaux albums. Celui-ci est super original, je l’ai acheté comme cadeau de Noël mais évidemment je l’ai lu et je suis certaine qu’il va beaucoup lui plaire.

Pourquoi ? Parce que ce livre s’adresse directement aux petits lecteurs. On débarque dans l’histoire mais les personnages, eux, ne sont pas du tout prêts ! Il n’y a pas d’histoire… Alors ils vont en inventer une, en fin ils vont essayer.

Sans titre Hervé Tullet couverture

Résumé

« Sans titre est un livre… inachevé. Vous arrivez trop tôt. Les personnages sont encore un peu brouillons, et l’histoire… Il n’y en a pas. Bon, mais alors l’auteur, lui, que fait-il ? Hervé Tullet se met en scène et nous fait visiter les coulisses de la création. Une fois encore, il surprend ses lecteurs, pour leur plus grande joie ! Pas facile d’expliquer aux enfants ce que sont des personnages, un auteur, une narration… Une fois refermé cet album, ils auront saisi ces notions subtiles, tout en s’étant payé une bonne tranche de rigolade. »

Mon avis

J’aime beaucoup ce genre d’histoires originales, qui sortent carrément de l’ordinaire. Les dessins sont rigolos (même s’ils sont brouillons car l’histoire le veut), tout colorés et le fait qu’ils nous parlent à nous qui lisons l’album, je trouve ça super chouette, les enfants adorent !

page sans titre hervé tullet

A priori on pourrait croire que ce livre n’apporte pas grand chose, à part un petit moment de rigolade. Mais ça permet également de donner une autre dimension à la lecture et de s’interroger ensemble sur le rôle des personnages, de l’auteur, des dessins etc.

Nous avions déjà découvert l’auteur grâce à un album qu’on avait loué à la bibliothèque et que Lucy avait adoré, qui s’appelle « On joue ? » où l’enfant doit suivre un point dans tout plein de péripéties. C’est aussi lui qui se cache derrière le très connu « Un livre ». J’ai vu qu’il avait fait de nombreux albums dans ce style, qui permettent aux enfants d’interagir, j’ai hâte d’en découvrir de nouveaux !

En bref, c’est un album rempli d’humour qui plaira sans aucun doute aux petits comme aux plus grands.

Sans Titre d’Hervé Tullet publié chez Bayard Jeunesse – 64 pages – 3 ans et + – 11,90€

 

Forbidden – Tabitha Suzuma

Forbidden Suzuma couverture

Résumé

« Forbidden est un roman profondément troublant. L’amour qui naît entre Maya et Lochan est un amour impossible parce que la société l’interdit. Pourtant, dans cette famille dysfonctionnelle dont ils ont pris les rênes, se substituant à des parents absents, l’amour de Maya et Lochan a beau être contre-nature, c’est naturellement qu’il éclot. Privés de leurs repères dans cette famille qui vit repliée sur elle-même, ces adolescents fragiles luttent contre leur désir et leurs sentiments car ils savent que leur amour sera condamné unanimement par le monde extérieur. »

Mon avis

J’étais plutôt sceptique en commençant ce roman, j’avais l’impression de découvrir une énième histoire d’amour entre deux ados. Mais je n’ai pas lâché l’affaire car malgré tout, dès les premières pages, l’histoire devient addictive. On se retrouve plongé dans une famille écorchée : un père qui les a abandonnés, une mère absente et alcoolique pour le peu qu’elle est présente, deux ados qui doivent endosser le rôle de parents, des frères et sœurs qui ont du mal et accusent le coup…

J’ai aimé découvrir le quotidien de Maya et Lochan, j’ai adoré ces deux personnages d’ailleurs car ils sont tellement fragiles mais tellement courageux… La timidité de Lochan m’a émue et la simplicité de Maya également. Leur histoire d’amour naissante est belle et contraste avec leur vie de tous les jours. Certes ils sont soudés entre frères et sœurs mais tout est tellement compliqué pour eux.

J’ai fini ce roman en larmes tant la fin est bouleversante. C’est une histoire qui reste, pas le genre de roman que l’on oublie après quelques semaines. C’est beau, c’est fort et c’est tout autant tragique. On ne peut que s’imaginer à la place de tous les personnages, faire preuve d’empathie et essayer de comprendre ce qui peut sembler incompréhensible.

Le thème de l’inceste peut rebuter au premier abord mais il faut se laisser tenter malgré tout, croyez-moi ! Ce n’est pas passé loin du coup de cœur pour moi. Pourtant il est plutôt rare que ce soit le cas pour les ouvrages dont on entend énormément parler comme celui-ci mais je rejoins l’avis général : ce livre est à découvrir !

Forbidden de Tabitha Suzuma, publié aux éditions Milady – 380 pages – 16,90 €

[Hallowctober] Bird Box – Josh Malerman

Je ne suis pas spécialement fan des lectures qui font peur mais souvent, quand arrive le mois d’octobre, halloween et tout ça, j’aime bien me plonger dans ce genre d’histoires. Ca faisait un petit moment que Bird Box trainait dans ma PAL et j’ai eu une soudaine envie de l’en sortir…

Bird Box couverture

Résumé

La plupart des gens n’ont pas voulu y croire. Les incidents se passaient loin, sans témoins. Mais bientôt, la menace s’est rapprochée, a touché les voisins. Ensuite, Internet a cessé de fonctionner. La télévision et la radio se sont tues. Les téléphones ne sonnaient plus. Certains, barricadés derrière leurs portes et leurs fenêtres, espéraient pouvoir y échapper.

Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui s’est abattu sur le monde. Elle a perdu des proches, a assisté à leur fin cruelle. On dit qu’un simple coup d’œil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger son petit garçon et sa petite fille. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés.

Arriveront-ils à bon port, guidés par leur seule ouïe et leur instinct ?

Mon avis

Une fois ce livre ouvert, il est juste impossible de le refermer. On suit cette femme qui fuit avec ses enfants qui n’ont jamais vu ne serait-ce qu’un brin d’herbe. Ils ne peuvent se fier qu’à leurs ouïe, leur odorat, leur toucher pour essayer de survivre sur une terre dont ils ne savent plus rien. Le monde est devenu fou, comment ne pas céder à cette folie ?

J’ai beaucoup aimé ma lecture, à la fois stressante et angoissante ! L’auteur a vraiment su retranscrire dans son récit toute l’atmosphère de cette apocalypse, on vit les choses avec les personnages, on se met à leur place, on s’énerve de leurs réactions, on compatit. On s’attache à eux aussi, on est tendu pendant les 380 pages !

Au fur et à mesure de ma lecture, je me disais que si ce genre de drame venait à arriver pour de vrai, c’est exactement comme ça que ça se passerait et je pense que c’est ça qui donne toute sa dimension à cette histoire. On s’y croit et on se dit « et si ça arrivait, comment je réagirais ? ».

Véritable « page turner », ce bouquin se lit d’une traite et à partir de la lecture de la première page, ma seule envie a été de connaitre la fin. La fin, parlons-en, c’est la cerise sur le gâteau de se genre de livres… Mon soufflet est retombé bien vite malheureusement. J’aurais aimé que l’auteur nous en livre plus, beaucoup plus ! On reste sur sa faim et sur une note un peu trop facile à mon goût. C’est dommage, et j’espère secrètement qu’il y aura une suite parce qu’il y a bien trop de questions qui restent en suspens !

En conclusion, c’est une lecture que je vous conseille si vous voulez vous faire un peu peur (mais pas trop) sans pour autant que ce soit un récit trop sanglant (quoi que des fois un peu gore il faut l’admettre) mais qui reste dans le supportable. Pile poil dans le ton de la saison qui arrive. Il se lit vite et nous embarque directement dans l’histoire. Ce livre, qui devrait être adapté au cinéma en 2019, vaut le coup d’œil, surtout si vous lisez ce genre de romans ponctuellement et que vous ne voulez pas y aller trop fort.

Bird Box de Josh Malerman, publié aux éditions Calmann-Lévy dans la collection Orbit – Nombre de pages : 387 – Prix : 20,90 € (également disponible au Livre de Poche à 7,30 €)

La quête d’Ewilan, tome 1 : d’un monde à l’autre – Pierre Bottero

Couverture quête ewilan tome 1

Résumé

« La vie de Camille, adolescente surdouée, bascule quand elle pénètre accidentellement dans l’univers de Gwendalavir avec son ami Salim. Là des créatures, les Ts’liches, la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Originaire de ce monde, elle est l’unique héritière d’un don prodigieux, le Dessin, qui peut s’avérer une arme fatale dans la lutte de son peuple pour reconquérir pouvoir, liberté et dignité. Épaulée par le maître d’armes de l’empereur et un vieil érudit, Camille apprend à maîtriser son pouvoir… »

Mon avis

J’ai tellement entendu parler de cette saga et j’ai mis tellement de temps à m’y mettre. Mais pourquoi ?! J’ai adoré ma lecture et je pense que malgré qu’elle soit cataloguée « jeunesse » c’est une sage qui, à l’image d’Harry Potter, peut se lire à tout âge et qu’on prend toujours autant de plaisir à lire quand on aime la fantasy.

Pierre Bottero a signé là une histoire hallucinante, pleine de rebondissements et vraiment addictive. Quelle imagination ! Autant je suis admirative des auteurs contemporains à la plume agréable, autant je le suis encore plus pour ceux qui parviennent à créer un univers de toutes pièces.

On s’attache à Camille et Salim, on apprend à connaitre ce monde qui nous transporte et on frissonne en même temps que les personnages dans chacune de leurs péripéties. J’ai hâte de me lancer dans la suite, je pense que ça ne tardera pas, tellement j’ai été conquise par ce premier tome.

Un seul conseil : ne vous fiez pas à son rayonnage « jeunesse », à 28 ans je me suis laissée emporter comme je l’aurais fait à 14 et j’en suis ravie, étant parfois un peu sceptique à l’idée de me lancer dans des ouvrages destinés aux ados. Celui-ci est une valeur sûre !

La quête d’Ewilan, tome 1 : d’un monde à l’autre de Pierre Bottero, publié aux éditions Rageot – 320 pages – Prix : 7,60 €

Audrey Retrouvée de Sophie Kinsella

Résumé

« Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres. Ça, c’était avant. Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d’un œil nouveau : celui de la caméra. Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d’une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde… »

Couverture livre audrey retrouvée

Mon avis

Ce livre me fait de l’œil depuis pas mal de temps, mais j’étais réticente à chaque fois car j’avais peur que ce soit trop jeunesse. Le quotidien d’une jeune fille de 14 ans étant assez loin du mien… J’ai profité d’une offre chez Belgique Loisirs pour craquer et au final, j’ai quand même été emportée.

Alors certes, c’est bel et bien le quotidien d’une ado, avec ses doutes d’ado et tous les autres problèmes qui gravitent autour d’elle, mais on s’attache bien vite à cette famille. A ces parents et leurs doutes, à son grand frère persécuté par ses parents aussi, au petit frère trop adorable, et puis à Linus… A Audrey aussi, évidemment, on a envie de savoir ce qui lui est arrivé, si elle va finir par s’en sortir. Si elle va réussir à mettre ses peurs et ses angoisses de côté. Et au final, on arrive bien trop rapidement au bout de ces 300 pages et on a un petit pincement au cœur de quitter tous ces chouettes personnages.

Comme quoi, parfois ça peut avoir du bon d’aller au-delà d’une couverture (affreuse d’ailleurs, vous ne trouvez pas ?!) et de préjugés et de se lancer dans un roman qui ne nous attirait pas au début.

En bref, « Audrey retrouvée » c’est le roman idéal pour la plage, pour l’été, pour se replonger un peu dans son adolescence et découvrir une famille déjantée mais complètement géniale.

Audrey Retrouvée de Sophie Kinsella, publié chez Pocket Jeunesse – 304 pages – Prix : 17,50€ (ou 9,99€ chez Belgique Loisirs)

La loi du cœur – Amy Harmon

Couverture la loi du coeur

« Il a été retrouvé dans un panier de linge sale au Lavomatic, emmailloté dans une serviette. Au journal de vingt heures, ce nourrisson âgé de quelques heures à peine et déjà à l’article de la mort, abandonné par une mère accro au crack, a été baptisé Bébé Moïse. Les gens adorent les bébés, même les  » bébés crack « . Mais les bébés grandissent, ils deviennent des enfants, puis des adolescents. Et personne ne veut d’un ado amoché par la vie. Moïse était amoché. Mais il était aussi étrange, et tellement beau. Il allait changer ma vie, plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer. J’aurais peut-être dû écouter les conseils de ma mère et rester à l’écart. Moïse lui-même m’avait prévenue… »

La grosse boulette quand j’ai voulu lire ce roman, c’est que sans m’en rendre compte, j’ai commencé par le tome 2. Ils peuvent très bien se lire séparément mais du coup, je connaissais certains éléments de l’histoire et surtout certains personnages (Tag <3).

Néanmoins ce 1er tome lu après le second a été pour moi un véritable coup de cœur. Je crois qu’Amy Harmon a carrément dépassé Colleen Hoover dans mon top des auteurs de ce genre ! Quelle plume…

La force de ce roman réside sans aucun doute dans le caractère des personnages principaux, Moïse et Georgie. Tous deux sont loin d’être parfaits et c’est ça qui fait leur force. Après avoir joué toute leur adolescence au chat et à la souris, un événement va les séparer de nombreuses années et quand on retrouve les personnages 7 ans après qu’ils se soient vus pour la dernière fois, c’est là que l’histoire va devenir prenante et addictive. Les sujets traités ne sont pas (pour moi) du déjà vu et ils sont abordés autant du point de vue du personnage qui les vit que de ceux qui l’entourent. Et ça j’adore !

Les sujets sont difficiles, j’en ai versé des larmes en 3 jours de lecture… Mais tellement beaux à la fois. J’ai beaucoup aimé l’alternance de point de vue, ça porte le roman, vraiment (pourtant je n’en suis pas fan habituellement). Et la particularité de Moïse est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et j’ai adoré la façon dont il a été abordé.

Le suspense est présent également, surtout à la fin, où on tourne les pages sans même s’en apercevoir. Et le fait que j’ai lu le spin-off d’abord n’a pas diminué mon impatience à connaitre la fin.

Le seul point négatif que je trouve à ce roman, ce sont les dialogues du début où l’auteur a essayé de retranscrire les accents du Texas, mais ça en devenait irritant au bout d’un moment… Heureusement, ce phénomène est moins récurrent dans la seconde partie (ou alors je m’y suis habituée !).

Je vous recommande ce livre si vous aimez les histoires qui vous feront traverser un panel d’émotions assez incroyable, les romans poignants et les belles histoires d’amour.

La loi du cœur d’Amy Harmon, publié dans la collection R – 432 Pages – 17,90€

De tes nouvelles – Agnès Ledig

Couverture "de tes nouvelles" Agnès Ledig

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

Agnès Ledig est clairement dans le top 3 de mes auteurs préférés. Je n’ai jamais vraiment été déçue par un de ses livres, par contre, quand j’en ouvre un, j’ouvre en même temps une boite de mouchoirs car je sais que je vais être bouleversée. J’avais aimé suivre le destin d’Eric, Valentine et Anna-Nina dans « On regrettera plus tard », l’histoire était touchante et pleine de bons sentiments. Nous les retrouvons ici tous les 3 quelques mois plus tard.

J’ai beaucoup aimé ce roman, mais c’est celui que j’aime le moins. On passe un bon moment de lecture, certes, mais je m’attendais à être transportée bien au-delà de ce que je l’ai été… J’ai trouvé l’histoire quelque peu banale, même s’il y a quelques rebondissements, je ne cernais pas vraiment d’intrigue. On suit le quotidien d’un groupe de personnes plus différentes et attachantes les unes que les autres mais ça s’arrête là. Je n’ai pas sorti les mouchoirs finalement, et peut-être que c’était de ça que j’avais envie en fait ! Malgré tout, difficile de quitter tous ces joyeux lurons et j’en suis ressortie avec comme une envie d’encore.

Ça reste quand même une histoire très agréable, un feel-good book comme on en a parfois besoin. La plume d’Agnès Ledig est belle et fluide, j’aime toujours autant. C’est un roman que je recommande pour se détendre mais pas pour se faire balader d’émotion en émotion comme elle nous y a habitués.

De tes nouvelles d’Agnès Ledig, publié chez Albin Michel – 352 pages – 19,80 €

 

En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles couverture

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui mène le bal, c’est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. »

Comment vous dire que ce livre, je le voyais partout, j’ai entendu 100 fois des personnes le louer. Le rapport nombre de pages/prix me retenait clairement et puis j’ai lu une énième chronique positive et j’ai craqué. J’ai bien fait.

C’est un roman plutôt original où se mêlent à merveilles amour et folie sous une plume magnifique. Des personnages exubérants, amoureux fous qui n’en font qu’à leur tête. Quand soudain tout s’effondre et on assiste impuissants à l’effondrement de ce trio si attachant…

Je m’attendais à une histoire légère, drôle, je me suis retrouvée face à un roman drôlement tragique. J’en suis ressortie émue et nostalgique de cette époque pas si lointaine où on se laisse emporter dans la valse folle de la désormais célèbre chanson de Nina Simone que j’ai pu découvrir grâce à ce livre.

J’ai adoré les passages où on découvre des extraits du journal du père, quelle plume, quelle poésie… Ces passages-là se dégustent lentement. Nous faire découvrir ces personnages sous l’œil attendrissant de leur fils, c’était une très bonne idée de la part d’Olivier Bourdeaut, c’est ce qui donne une tout autre dimension à cet ouvrage.

Un roman décalé, rocambolesque et tendre à découvrir de tout urgence.

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut, publié aux éditions Finitude – 160 pages – 15,50 €

Un doux pardon – Lori Nelson Spielman

Couverture un doux pardon Spielman

« Il suffit parfois d’une simple pierre pour faire basculer le destin. Une simple pierre ou plutôt deux, arrivées par la poste. Hannah Farr, animatrice télé en plein flottement tant professionnel qu’amoureux, se trouve ainsi face à un choix. Renvoyer l’une de ces pierres à celle qui la martyrisa enfant, c’est lui accorder son pardon. Mais à qui adresser la seconde, censée perpétuer la chaîne ? S’il est facile de pardonner, demander des excuses peut à jamais changer le cours d’une vie… »

J’ai tellement entendu de bien sur ce livre que je voulais absolument le découvrir. Je me le suis procuré pour ensuite le laisser dans ma PAL tout ce temps. Quand j’ai vu le coup de cœur qu’avait eu un de mes contacts pour ce roman, je me suis enfin décidée à le sortir. Je m’attendais à un chef d’œuvre tant j’avais entendu d’éloges. Et puis, comme c’est souvent le cas quand j’en attends trop, j’ai été déçue.

C’est une jolie histoire, mais je la trouve somme toute un peu banale. L’idée des pierres du pardon est originale bien sûr, mais à part ça, c’est un peu plat. Il faut dire aussi que j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture que j’ai trouvée monotone… Et avec le personnage principal également. Je ne me suis pas du tout attachée à Hannah, j’ai eu à plusieurs reprises envie de lui mettre des claques pour la réveiller, elle ne se rend compte de rien, je l’ai trouvée molle, naïve et complètement lunatique.

Le dernier point qui m’a déçue, c’est de ne pas avoir eu de réponses à toutes les questions qu’on rencontre au fur et à mesure de la lecture. J’ai trouvé dommage qu’on nous laisse dans le flou alors que ça me semblait important pour le dénouement de l’histoire et les conclusions de connaitre certains détails.

Un roman un peu trop dégoulinant de bonnes intentions à mon goût, j’aurais aimé un peu plus d’inattendu, de rebondissements. Il m’aurait bien plu comme lecture de plage mais je m’attendais à quelque chose de plus profond. J’ai quand même passé un bon moment de lecture mais les 450 pages (et les longueurs qui allaient avec) seront bien vite oubliées.

Un doux pardon de Lori Nelson SPIELMAN, publié aux éditions Pocket – 448 pages – 8€

Danser au bord de l’abîme – Grégoire Delacourt

Danser au bord de l'abîme couverture

« Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie. Aussitôt, elle sait. »

Et oui, encore un livre de Grégoire Delacourt ! Malgré que ses livres ne soient pas des coups de cœur, j’adore sa plume et quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau roman, j’ai été curieuse et puis le résumé a fini de me convaincre. Aussitôt acheté, aussitôt dévoré…

Ses mots sont décidément magnifiques. J’aurais aimé prendre le temps de noter toutes ces phrases si poétiques qui résonnaient en moi mais j’avais trop envie de connaitre le fin mot de l’histoire. Et puis, je crois que j’aurais au moins recopié la moitié du roman tant les mots choisis sont justes et beaux.

Le livre se découpe en plusieurs parties. J’ai adoré la première, un chouilla moins les autres et j’ai été déçue par la fin que j’aurais préféré un peu plus dramatique (jamais contente !). L’auteur a parfaitement su se mettre dans la peau d’une femme pour exprimer ses sentiments et sensations, c’est obsédant.

Je n’ai pas trop envie de vous parler de l’histoire car j’ai aimé me laisser surprendre. C’est « simplement » l’histoire d’une femme qui tombe amoureuse d’un inconnu et à partir de ce moment, sa vie va littéralement basculer. Emmanuelle a tout pour être heureuse et se demande si elle prendrait le risque immense de l’être encore plus. Elle veut se sentir vivante.

L’histoire est régulièrement mise en parallèle avec celle de la chèvre de Monsieur Seguin que j’ai aimé découvrir. Selon moi, c’est une très belle idée qui permet de rythmer le livre.

Encore une fois ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai retrouvé la mélancolie et la finesse de l’écriture de Delacourt et rien que pour ça j’ai adoré ce roman. J’ai retrouvé quelques soupçons de mes auteurs préférés : un peu d’Agnès Ledig, un peu d’Agnès Martin Lugand peut-être même aussi un peu de Gavalda.

Une histoire d’amour, des histoires d’amours, d’amitié, de famille, la vie, la mort, après la mort, avant la mort, pendant la vie… Ce livre nous pousse à nous remettre en questions et à profiter de la vie tant qu’elle est là. Et pour ça et pour la plume subjuguante de Grégoire Delacourt, je vous le recommande.

Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt, publié aux éditions JC Lattès – 360 pages – 19€