J’ai plein d’envies !

L’été est pour moi souvent synonyme d’envies en tout genre. Je ne sais pas si c’est l’approche de la rentrée, et donc de renouveau, ou bien les soldes, ou encore le temps qui tourne au ralenti mais je me prépare à soulever des montagnes (ou des monts, ou des tas (de vêtements par exemple !)). Bref, je m’égare, je voulais simplement vous lister mes petites ou grandes envies du moment :

  • Nettoyer, ranger, astiquer

Il parait que ça s’appelle « préparer le nid ». Oui, il doit y avoir de ça aussi (j’accoucherai en septembre), mais c’est une envie irrépressible que j’ai tous les 3 ou 4 mois. Voir tous les jours les mêmes choses à la même place chez moi, y’a un moment où j’en peux plus ! Et là je fais le nettoyage par le vide et puis je file chez ikea/maisons du monde me trouver quelques bricoles pour renouveler un peu mon intérieur. Gros tri dans les tiroirs, les armoires, les produits qui trainent, le frigo, partout. Et là enfin, je me sens mieux, je respire. Je pense bien mettre à profit les 2 semaines de vacances qui commencent à pointer le bout de leur nez pour faire le grand ménage (j’envoie du rêve avec mon programme de vacances, je sais).

  • Cuisiner

Enfin, quand je dis cuisiner, c’est plutôt tester quelques nouvelles recettes. Je déteste cuisiner au quotidien, c’est un casse-tête autant pour moi que pour mon chéri et en ce moment, grossesse oblige, je suis hyper difficile. Je n’ai envie de rien, je me lasse de tout. Du coup, j’ai bien envie de tester des nouveaux trucs histoire de « pepser » un peu mon assiette. J’ai récemment acheté 2 livres super pour ça : Deliciously Ella au quotidien et Green Life de Victoria du blog Mango & Salt. Je ne suis pas végétarienne et encore moins vegan mais les produits présentés dans ces 2 bouquins sont originaux (pour moi) mais facilement trouvables à l’heure actuelle. Les recettes sont faciles, rapides et les visuels donnent envie. Je suis d’ailleurs en train de tester leurs recettes de petits déj’ et pour le moment, je suis convaincue !

  • Me cultiver

Au sens large, bien sûr ! Regarder des films, lire plus de livres, écouter des podcasts (d’ailleurs si vous avez de chouettes liens, je suis preneuse !), découvrir de nouveaux artistes, me replonger dans mes musiques préférées… Bref, j’ai envie d’avoir plus d’interactions à ce niveau, parce que ça me fait du bien mais que parfois je n’en prends simplement pas le temps.

  • Acheter et vendre

Mon dieu, les soldes auront eu ma peau cette année. J’ai craqué sur tellement de choses pour notre futur fils, c’est indécent 😀 (et j’ai même pas honte). Beh oui, je me lâche, je dois refaire tout une garde-robe ! Je ne pense plus avoir de bébé après celui-ci, du coup, je craque un peu, mais raisonnablement. En fait, j’ai fait des super bonnes affaires, mais j’en ai fait beaucoup (vous savez, le panier où les ristournes sont plus importantes que le total et puis on fait un panier par-ci, un par-là et à la fin du mois il ne vaut mieux pas faire le total…). D’un autre côté, j’ai mis en vente quelques trucs ce qui m’a fait rentrer quelques euros pour compenser. Et dans l’optique de mon grand ménage, j’ai bien envie de faire le tri dans les affaires de Lucy et mettre en vente un max de trucs. Et pour le petit frère je dois me promettre de le faire au fur et à mesure parce que mon grenier se compose à 90% de fringues et de matériel de puériculture de 0 à 4 ans.

  • Profiter de ma fille

Il ne lui reste que quelques semaines en tant que fille unique, alors j’ai envie de profiter d’elle à fond, de faire pleins de photos, de lui créer des jolis souvenir, de passer du temps à 2 (et à 3 avec son papa). Je sais qu’en toute fin de grossesse, ça sera dur alors il faut que je m’y mettre maintenant, il y a déjà tellement de trucs que je dois lui refuser à cause de mon gros bidou… Là, c’est décidé, je ferai tout ce que je peux pour lui faire passer de jolis moments et les immortaliser.

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Voilà pour mes envies du moment. Je vous avoue que j’ai hâte de voir arriver mes 2 petites semaines de congé pour pouvoir m’atteler à tout ça, à presque 8 mois de grossesse, c’est long et j’appréhende déjà mon retour de congés pour mon dernier mois de boulot avant le début d’une nouvelle grande aventure…

T’es trop gentille !

Gentillesse craie be kind

On me dit souvent que je suis trop gentille. Je pourrais le prendre comme un compliment mais il y a le « trop » qui signifie que je suis gentille au-dessus de la moyenne, ça déborde un peu et ça me fait basculer du côté « trop bonne, trop c***e ». Ils ont raison et en même temps, c’est dans ma nature, ça me fait plaisir de faire plaisir et si je refusais de donner un coup de main quand on me le demande, c’est aussi à moi que ça ferait de la peine. Loin de moi l’idée de dire oui à tout et tout le monde mais quand je peux, je le fais.

Mais on est tellement conditionné à se faire avoir, qu’on se demande parfois si donner (un coup de main, son temps, son savoir…) ce n’est pas un peu prendre le risque de se faire avoir et d’être le pigeon de l’histoire. On aime donner si on est sûr de recevoir en retour. On n’aime pas trop prendre des risques.

Et en y réfléchissant, combien de fois s’est-on pris un râteau en voulant simplement être gentil ? Ça arrive, parfois. Mais la plupart du temps, le retour est plutôt positif. Des gens bêtes il y en a partout. Mais c’est eux qu’ils privent d’une aide précieuse quand ils sont trop arrogants et égoïstes pour aider à leur tour. On ne prendra pas deux fois le risque avec eux… Ils ont perdu quelque chose.

Et à l’inverse, quand quelqu’un est gentil avec nous, on se méfie. Qu’est-ce qu’il nous veut celui-là, on ne lui a rien demandé ! On se braque, on croit que l’autre y cherche un intérêt.

J’ai parfois l’impression de venir d’une autre planète, quand ma collègue la plus âgée doit transporter des packs d’eau au 1er étage et que personne ne se lève pour l’aider. Quand j’ouvre la porte à un visiteur chargé et qu’on me regarde comme si j’étais stupide de faire une chose pareille. Quand je propose de servir le café et que mes collègues me disent de ne pas me rabaisser à ça.

Je trouve ça triste, et même si je déteste cette phrase, je trouve que pour ça, « c’était mieux avant ». Il y avait plus d’entraide, il y avait moins ce sentiment de « si je donne, je perds », on voyait moins le business partout.

Je sais qu’on ne vit pas dans un monde de Bisounours, mais quand même, si chacun faisait un petit effort de temps en temps, ça ferait du bien à tout le monde…

Grossesse et ambivalence de sentiments

Pour cette seconde grossesse, j’ai un peu de mal avec mes sentiments, mes ressentis. Des jours, je me sens heureuse, d’autres j’ai vraiment du mal, je me sens triste et bloquée dans mon quotidien.

Mer agitée

Il faut dire que ces dernières semaines n’ont pas été de tout repos : j’ai eu un accident de voiture (le 1er en 7 ans de conduite…). L’accrochage n’était rien de grave, pas de blessé, que du matériel. Sur le coup, j’étais assez fière de moi d’avoir bien géré la situation sans stresser. Sauf que j’étais en tort et que forcément, ça complique un peu les choses. J’étais assurée en omnium, tout aurait dû bien rouler (jeu de mots foireux inside) sauf que plus d’un mois plus tard, je ne suis toujours pas indemnisée et que j’ai un peu l’impression que mon assureur cherche la petite bête. Et quand je croyais que tout était réglé, je reçois encore un courrier pour une convocation… Je ne sais pas comment ça va finir mais j’espère vraiment être indemnisée, sinon les prochaines semaines et les prochains mois vont être compliqués…

Oui, parce que j’ai besoin de bosser et que pour bosser j’ai besoin d’une voiture. Que pour racheter une voiture, j’ai dû apurer le prêt de ma voiture qui a été déclassée. Qu’il me restait un an à payer et que du coup ça représente une petite somme.

Que pour pouvoir payer les mensualités de ma nouvelle voiture, j’ai dû mettre un acompte. Et que j’ai dû revoir mes aspiration de la voiture de mes rêves et saisir la bonne affaire quand elle s’est présentée. Et que tout l’argent que je m’étais forcée de mettre de côté pour les travaux est parti en fumée et que donc, ma salle de bain n’est pas prête d’être refaite (et j’en peux plus de me laver à l’évier !).

J’ai dû prendre mon mal en patience ces derniers temps et faire face à un nombre incalculable de paperasse administrative. Que j’ai dû passer un nombre indécent de coups de fil (et que j’ai un peu la phobie du téléphone). J’ai dû faire face à tout ça en étant enceinte et fatiguée. Ça a engendré beaucoup de stress, même si j’ai voulu me persuader du contraire.

D’un autre côté, je suis fière de moi, d’avoir tout réglé seule et sans procrastiner. Il y a quelques années de cela j’aurais vraiment eu beaucoup de mal et j’aurais sans doute demandé de l’aide. Là, j’ai pris mes responsabilités.

Je me suis un peu découragée quand on m’a annoncé la somme mensuelle que je paierais en assurance, pour un petit accident de rien du tout. Je comprends que tant de personnes roulent sans être assurées en Belgique !

Je partais aussi du principe que les assureurs ont l’habitude de devoir gérer des accrochages et qu’il ne me faudrait pas sans cesse réexpliquer les choses (et me croire parfois dans une caméra cachée tant leurs réponses étaient WTF) ni courir après des réponses et des délais.

J’espère être au bout du tunnel car je reçois ma nouvelle voiture demain et que ce sera une bonne chose de réglée. J’espère que la convocation de l’assureur ne sera qu’une formalité…

Je commence aussi à stresser de l’arrivée du bébé, j’en suis à plus de la moitié de la grossesse et ça devient de plus en plus concret. J’ai un peu peur des finances quand il ira à la crèche.

Je suis un peu révoltée à vrai dire. Je n’ai pas pu signer le prêt de l’achat de ma voiture seule, mon conjoint a dû signer avec moi. Je n’ai pas pu modifier le contrat que j’ai dû garder chez mon ancien assureur sans faire intervenir ma mère. Bref, j’ai un CDI et une bonne situation financière depuis 6 ans mais le système m’empêche de ne pouvoir compter que sur moi et c’est bête mais ça m’énerve !

On a 2 CDI dans notre ménage, les fins de mois sont parfois chaotiques et ça me révolte, ce n’est pas normal. On n’est pas parti en vacances en 6 ans, on est propriétaires d’une maison plus que modeste où tout nous lâche pièce après pièce, appareil après appareil. Je ne comprends pas comment font les gens de notre âge pour avoir de belles voitures, des grandes maisons, partir au soleil plusieurs fois par an. Je ne les jalouse pas (dans le sens où ce n’est pas ce dont je rêve) mais je me demande s’ils ont un secret (héritage, maman et papa, ??).

En fait, j’avais commencé à écrire cet article parce qu’hier j’ai craqué et j’ai fondu en larmes quand mon homme m’a demandé si ça allait, et je n’ai pas su lui dire pourquoi.

Mais je viens de comprendre en écrivant, que je suis encore aujourd’hui dans l’incertitude de récupérer le moindre euros à cause d’une inattention d’une demi seconde et que ça risque de compliquer le quotidien de ma famille ; que je suis en colère contre le système d’assurance et les primes exorbitantes qu’on est obligé de payer si on veut être serein ; que j’ai envie de préparer la venue de bébé mais que sans argent ça va être un peu compliqué ; que la charge mentale est plus que jamais présente sur mes épaules et que je ne peux (et « ne veux », dans le fond) rien y changer.

Bref, je me plains peut-être pour des broutilles et je suis bien consciente qu’il y a des choses 1000 fois plus importantes dans la vie (même s’il reste d’autres choses qui me tracassent dans ma vie et qui sont elles aussi bien plus importantes…) mais j’avais besoin de ça je pense pour y voir clair. Parfois ça fait du bien de juste poser des mots sur un quotidien difficile…

Tu préfères quel sexe ?

Encore une question qu’on me pose sans arrêt, mais celle-ci me dérange un peu moins étrangement !

Évidemment au début de la grossesse, on se demande sans cesse si ce sera un prince ou bien alors une princesse. Certains ont leur préférence et, pour un second enfant, on entend parler de « choix du roi ». Une fille, un garçon et l’équité dans le cocon…

Pour Lucy, j’étais persuadée d’attendre un garçon, même que malgré moi, je m’étais projetée cette image, moi et mon futur fils. Alors quand le docteur nous a annoncé que c’était une fille, j’ai eu 1/2 seconde de battement où je n’y croyais pas trop. Ça m’est vite passé et ça a laissé place au bonheur d’attendre une fille et à mes nouvelles projections !

Et puis, une petite fille c’était la découverte, les principes qui tombent un à un (je ne l’habillerai pas en rose des pieds à la tête ; un bandeau ?! Jamais de la vie ça ne sert à rien ; On ne regardera pas que des Disney de princesses ; et j’en passe… ).

Lucy enfant fille balançoire
Hé oui, habillée tout en rose, avec un bandeau… Rose 😉

Pour cette grossesse, contrairement à ce que pensent les gens, je n’ai aucune préférence. Si j’ai un garçon, je serai contente car je pourrai dire « mon fils » (oui, parfois on a des petits rêves ridicules). Si c’est une fille, elle partagera certainement plus avec Lucy et ce serait pratique financièrement puisqu’on a tout gardé de Lucy.

Chéri rêve d’avoir un garçon, si c’était le cas il serait ravi. Si c’est une fille, il me demandera sûrement un 3è enfant pour être sûr ahahah ! Non, mais quoi qu’il en soit, on sera heureux.

Et on l’imaginera et il/elle sera totalement différent/e. J’imaginais mon premier enfant avec des cheveux lisses et qui me ressemble, à faire tout un tas de bêtises et à ne pas me laisser dormir la nuit. Raté ! C’est tout le contraire…

Mais dans tous les cas, je suis pressée de savoir pour pouvoir imaginer. Théoriquement, le gynéco nous a déjà dit son petit secret, mais je ne suis pas d’accord avec lui, alors on fait comme si on ne savait pas et on attend le prochain rendez-vous pour être fixé et que ce soit sûr ! 🙂

Et vous, aviez-vous une forte préférence ? Avez-vous été fou de joie ou bien déçu d’apprendre le sexe de votre enfant ?

[grossesse] 10 questions que je déteste qu’on me pose !

Bouddha zen

Je suis maintenant dans mon quatrième mois de grossesse, et je n’en peux déjà plus de toutes ces questions impolies, intrusives ou avec un soupçon de reproche. Évidemment, cet article est à prendre au second degré et évidemment je ne répondrai jamais ces réponses aux gens qui me posent ces questions… Mais quand même, parfois, ça démange !

1 – Tu vas l’allaiter ?

LA question #1 que je déteste, mais vraiment ! Je trouve que ça ne regarde personne d’autre que les parents. Au mieux, la réponse est oui et la personne en reste là. Au pire tu ne souhaites pas allaiter et c’est parti pour un débat… C’est un choix tellement personnel, quelle que soit la décision il faut la respecter et puis au final, qu’est-ce que ça peut faire à ces personnes si curieuses ?!

2 – T’es sûre, y’en a qu’un ?

Bah non, j’ai fait une blague à tout le monde, y’en a 4 !

3 – Tu vas le mettre où ?

Pas dans ton c*l, ça c’est sûr (parfois je rêve de lâcher ce genre de phrase, juste une fois, juste pour voir la tête des gens). Qu’il ait sa propre chambre ou non, encore une fois c’est un choix, si on voulait encore le garder dans notre lit jusqu’à ses 12 ans c’est encore bien notre problème.

4 – T’es prête à retourner dans les couches ?

Et comment ! Et aussi dans les gazouillis, dans les sourires aux anges, dans les câlins, dans les bisous, dans les petites jambes potelées et tout et tout…

5 – Ça va aller les réveils la nuit avec la petite qui dormira à côté ?

Qu’est-ce que j’en sais ?! Et puis, si ça va tant mieux, si pas on trouvera une solution à ce moment là, ne vous en faites pas pour ça !

6 – Et après en route pour le petit 3ème ?

Et un 4ème, et un 5ème… Peut-être, peut-être pas, l’avenir nous le dira. On va déjà faire sortir celui qui est entamé et puis on verra, d’accord ?

7 – T’as pris combien jusqu’ici ?

Je te demande ton âge à toi ?

8 – La grande sœur ne va pas être trop jalouse ?

cf. Question 4… Et puis, ça m’angoisse déjà assez pour entendre leur récit de mauvaises expériences, de grands frères qui recommencent à faire pipi au lit ou que sais-je…

9 – Tu veux un conseil ?

Non, merci, vraiment, ce coup-ci je n’en veux aucun !

10 – Tu as des nausée ? Non ?!

Désolée, je sais, j’ai de la chance. Je devrais peut-être dire pardon ?

Et vous, vous en avez aussi des questions que vous ne supportez pas ?