Et toi, pourquoi tu lis ?

Lecture

Voici un sujet que j’aborde régulièrement sur le blog : je vous parle de mes lectures, je vous donne mon avis. Vous savez, si vous me lisez depuis un petit temps, que la lecture tient une place importante dans ma vie. Et pour cause ! Elle m’apporte tellement…

Le plaisir de m’évader

Découvrir des paysages nouveaux, parfois même des autres mondes, ça me permet de m’évader un peu de mon quotidien où l’atmosphère n’est pas toujours jolie. Je ne pense plus à rien, je me laisse emporter dans l’histoire, je vis aux côtés des personnages, je déconnecte. J’imagine tout ce que je lis (d’ailleurs ça m’a joué des tours pour certaines adaptations cinématographiques…).

Le plaisir des mots

J’ai toujours été une amoureuse des mots, sous toutes leurs formes. Je suis toujours émerveillée par les auteurs qui ont ce talent de pouvoir jouer avec les mots, de les choisir correctement, de leur donner une certaine harmonie entre eux. Depuis que je sais écrire, je répertorie les jolies phrases, les citations, celles qui me parlent. J’adore ça ! Et puis, parfois les mots des autres me touchent, arrivent coller parfaitement à mon ressenti par rapport à une situation ou alors ils arrivent à décrire parfaitement une personne que je côtoie dans la vie. Parfois, ça permet même un déclic salvateur.

Le plaisir de découvrir des personnages

Souvent, je suis en admiration devant un personnage, il m’inspire, j’aimerais tellement le rencontrer, et puis je me souviens que c’est de la fiction… Même un personnage banal pourra me transporter avec lui, parce que je serai avec lui dans ses pensées et que je m’y retrouverai. Parfois même, j’ai du mal à terminer le roman que je lis parce que je sais qu’à la fin je devrai quitter ces gens qui auront été mes « amis » pendant quelques centaines de pages. Mais c’est pour en retrouver d’autres…

L’ouverture d’esprit

Quand je me trouve face à une histoire, un fait, une attitude auxquels je n’ai jamais été confrontée ou auxquels je n’aurais jamais pensé, ça me permet de me remettre en question « et moi, j’aurais réagi comment à sa place ? ». Parfois, je suis emportée par le point de vue d’un personnage et un autre vient tout d’un coup tout bousculer, ça me permet de réfléchir, j’ai appris à prendre du recul grâce aux livres. A ne pas tout prendre au mot, à éviter de ne me fier qu’à un seul son de cloche. Et il m’arrive aussi d’avoir une opinion bien fermée sur certains sujets, et puis, je lis le témoignage de quelqu’un qui a vécu cette situation et cette personne arrive à me faire changer ma vision des choses.

Le plaisir d’apprendre

Je n’ai pas l’audace de me qualifier comme quelqu’un de cultivé, mais j’adore apprendre ! Quand dans un livre on aborde un sujet que je ne connais pas, je me régale d’en apprendre un peu plus. Egalement sur l’histoire d’un pays, des coutumes, des croyances, … On n’a jamais fini d’apprendre quand on lit.

Le plaisir d’être accompagnée 

J’aime être seule, je n’ai jamais eu de soucis avec ça. C’est sûrement dû au fait qu’au fond, il y a toujours quelqu’un qui m’attend, que je sais que je vais retrouver dans ma lecture du moment ! J’ai toujours plaisir à retrouver les personnages, que je les apprécie ou non, parce que je sais qu’ils vont encore me surprendre. 

Et puis les petits plaisirs : La beauté d’une couverture ou d’un titre qui prend tout son sens après avoir tourné la dernière page x La description d’un paysage paradisiaque x Un auteur de ma région x Une jolie tranche qui ressort si bien dans ma bibliothèque x Le dernier tome d’une saga x Une pépite trouvée en occasion pour 3 fois rien x Parler avec quelqu’un qui a lu le même livre que moi x Un épilogue qui me fait changer d’avis sur tout le livre x Réussir à avoir l’explication de l’auteur sur certains choix x

Et pour vous, la lecture, c’est quoi ? Un passe-temps, une vraie passion ou quelque chose que vous n’aimez pas du tout ?

10 raisons d’aimer Noël

 

10 raisons d'aimer Noël

Je relisais mon article de l’année passée au sujet de Noël (« Noël je t’aime, Noël je te déteste« ) et j’ai été forcée de constater que je n’avais pas le même enthousiasme cette année.

Est-ce parce que depuis Septembre les magasins sont aux couleurs de Noël (si, si, ici les rayonnages étaient déjà remplis de boules et de guirlandes à ce moment-là ! Et quand je suis allée en début de semaine chercher mon papier d’emballage les rayons n’y étaient plus !! ) et qu’après 4 mois à avoir été gavée de tout ça, j’ai juste envie de passer à autre chose alors qu’on y est pas encore ? Ou alors parce qu’à J-3 je n’ai toujours pas tous mes cadeaux ? Ou bien parce qu’après les fêtes je reprends le boulot et que je n’ai tellement pas envie ? Bref, cette année, j’y vais un peu à reculons… Alors pour me secouer un peu, j’ai décidé de trouver 10 raisons d’aimer Noël cette année :

  1. Parce que j’ai peut-être pas trouvé du joli papier cadeau mais que mes cadeaux sont quand même tous assortis, que c’est joli sous le sapin et que je m’améliore d’années en années en terme d’emballage.
  2. Que je me suis moins cassée la tête cette année à trouver des cadeaux originaux mais que je sais que ceux que j’ai choisis plairont aux personnes qui les recevront (sans avoir cassé ma tirelire pour autant).
  3. Parce que c’est le meilleur moment pour les auto-cadeaux : les cadeaux qu’on ose pas demander à nos proches, mais qu’on s’offre nous-mêmes (merci la prime de fin d’année ahah). Qui arrive à faire ses achats de Noël sans craquer pour un petit quelque chose pour lui ?
  4. J’adore mon sapin ! C’est le même chaque année depuis 5 ans mais je l’adore. Même si cette année il est dans la cuisine et qu’on le voit moins, j’adore l’allumer chaque matin et l’admirer.
  5. Parce que cette année, même si j’ai fait mes achats à la dernière minute, j’ai évité la foule parce que j’étais en congé.
  6. Parce que je peux faire un peu de chantage au Père Noël avec Lucy (il faut bien qu’il soit utile ce gros bonhomme, non ?).
  7. Parce que ça annonce 2 semaines de vacances, et que ça signifie « pas de réveil », « on peut souper à 21h si on veut », « ne pas devoir sortir ». Bref prendre le temps de profiter de tout le monde.
  8. Parce que c’est l’occasion de faire plein de photos. J’espère en avoir une de nous 4, je n’en ai pas encore et ça me ferait trop plaisir !
  9. Pour créer de beaux souvenirs aux enfants. Ralentir un peu et prendre le temps de regarder les étoiles dans leurs yeux.
  10. Parce que la bouffe, c’est la vie ! Quoi de mieux que de faire le tour des dîner de famille ?! Et je compte bien en profiter parce qu’après vient le temps du régime et de ses fichus kilos de grossesse qui s’accrochent et qu’il va falloir dégommer…

Bon allez, j’avoue que ça m’a fait du bien de faire cette petite liste et que j’ai un peu plus hâte d’y être 🙂

Et vous, vous aimez Noël ? Vous êtes du genre à préparer vos cadeaux comme moi à la dernière minute ou bien à l’avance ? Qu’est-ce qui vous plait/déplaît le plus ?

Remise en questions

Lucy et Saint Nicolas en 2014
Lucy et Saint Nicolas en 2014

Je suis en train de faire un triste constat… En Belgique, a lieu la St Nicolas le 6 décembre. L’occasion pour les enfants de déjà se faire gâter un peu avant Noël. C’est le cas de mes 2 loulous, nous n’avons pas une très grande famille mais tout le monde souhaite faire un petit ou grand cadeau aux enfants.

Je prends toujours énormément de plaisir à chercher les cadeaux parfaits, qui plairont aux enfants, des cadeaux différents pour ne pas se lasser trop vite, des jouets qui évolueront avec eux… Bref j’y passe du temps, j’y mets beaucoup d’énergie et d’argent également.

Et ça me fait plaisir.

Sauf que cette année, j’ai remarqué avec Lucy un retournement de situation assez étrange. Elle a bien aimé ouvrir ses cadeaux mais elle en était complètement blasée. Du moins, c’est l’impression qu’elle m’a donnée. D’ailleurs, elle aimait autant (voire plus) déballer les cadeaux de son frère que les siens !

Et puis, il y avait cette pile de nouveaux jouets fraîchement déballés et son désintérêt total.

Je sais qu’elle est encore petite, elle n’aura que 4 ans le mois prochain. Elle ne se rend pas compte de tout ce qu’on met en oeuvre pour que la fête soit belle et qu’elle soit comblée. Evidemment, elle n’a pas la notion de la valeur qu’ont certains jouets. Elle va parfois préférer un jeu à quelques euros et bouder celui pour lequel on aura déboursé une fortune… Et c’est normal.

Mais j’ai du mal face à sa réaction. Surtout qu’elle est difficile en ce moment (et les microbes n’aident pas). On a dû la recadrer à de nombreuses reprises ces dernières semaines. Elle joue à l’enfant roi et je déteste ça ! Les caprices, les cris, les réponses aux remontrances… Elle nous fait la misère.

On lui explique que tous les enfants n’ont pas la chance d’avoir tout ce qu’elle a mais ça semble être quelque chose qu’elle ne comprend pas. Elle est peut-être encore un peu jeune effectivement…

Mais quelle frustration pour nous parents de se dire qu’on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle soit comblée sans y arriver. Je suis d’ailleurs un peu perdue parce qu’au final j’ai l’impression d’en faire trop !

La St Nicolas, plusieurs calendriers de l’avent, et Noël et son anniversaire qui approchent… Je ne sais pas quoi faire pour trouver ce qui lui conviendra le mieux. J’ai l’impression de brasser du vide, de ne jamais réussir à véritablement lui faire plaisir.

Des expériences, des sorties, pour lui créer des souvenirs ? On le fait déjà dès qu’on le peut. On lui consacre tout le temps qu’on peut, ne serait-ce que pour jouer avec elle, bricoler, lui lire des histoires, nous promener ensemble, faire des choses qu’elle n’a jamais faites….

Les jouets de ses rêves ? Je pense sincèrement qu’elle a de quoi largement combler des années entières de jeu… Même si c’est inévitable qu’elle en recevra encore pour les fêtes et son anniversaire.

Des vêtements, des choses « utiles » ? Là c’est moi qui n’aime pas demander ça aux gens, la plupart préfèrent offrir un jouet.

Comme vous l’aurez compris, je suis perdue, quel est le cadeau idéal pour vous ? Comment faites-vous pendant les fêtes pour gérer tous ces cadeaux ? Et au quotidien, êtes-vous du genre à en faire à vos enfants sans qu’il y ait une raison particulière ?

Déprime pré-accouchement et dépassement de terme

Ventre fin grossesse

Comme je vous l’expliquais dans l’article d’hier, je me sens déprimée. Ça doit être un savant mélange d’hormones, d’excitation, de déception, d’attente trop longue et j’en passe…

Bébé aurait dû être là depuis samedi, 2 jours ce n’est peut-être rien mais vu qu’on m’a répété à longueur de grossesse que je n’irais pas à terme, c’est un peu dur de se faire à l’idée qu’on l’a dépassé. Oui, je suis impatiente, oui, c’est ridicule, non, ce n’est pas grave mais je ne gère pas mes sentiments. J’ai l’impression de vivre un baby blues à l’avance ! Je pleure pour rien (enfin si, sûrement de fatigue et de stress qui monte, en fait), je suis désagréable, j’ai une boule au ventre…

J’ai l’impression que ça fait 9 mois qu’on me dit « on y sera vite » mais que ça n’arrivera jamais. Même si je sais qu’il va finir par sortir hein ! Et je suis tiraillée :

  • Je n’ai pas envie qu’on le provoque
  • Je n’en peux plus d’attendre
  • Je commence à avoir la frousse
  • Je me fais bien trop de mauvais scénarios dans ma tête
  • J’ai envie de récupérer mon corps
  • Je n’en peux plus de ne pas savoir quand
  • Et surtout d’espérer H24 et de devenir barge au moindre signe

J’ai peur que ça se passe mal si on le provoque. Surtout quand les gens viennent te raconter leurs mauvaises expériences ou celles de leurs amies qui viennent d’accoucher. Mon Dieu ce que j’aurais voulu éviter toutes ces personnes pendant ma grossesse… J’ai tellement espéré qu’il vienne naturellement et par surprise et surtout avant la date prévue… Mais chaque jour je voyais les chances se barrer. On s’en est fait des films avec le Chéri !

Physiquement, je dois bien avouer que tout va bien. Mais moralement j’ai l’impression d’être au bout du bout. Je n’ose pas en parler, sauf à Chéri, mais il ne comprend pas vraiment, évidemment. Même moi je n’y comprends rien !

J’ai des peurs irrationnelles, je deviens un peu parano sur les bords aussi. Je sais que Chéri ne restera pas à la maternité avec moi cette fois, j’angoisse un peu de me retrouver seule avec ce nouveau né et d’être complètement perdue avec un corps qui sera forcément meurtri par l’accouchement et peut-être un bébé qui pleurera autant que sa sœur. C’est bête de penser ainsi, ça tombe tout se passera au mieux, mais plus l’attente est longue et plus mes angoisses s’approfondissent. J’en viens à avoir peur qu’il m’arrive quelque chose pendant l’accouchement. Et j’ai surtout peur que bébé ait un quelconque soucis à la naissance. J’imagine que toutes les futures mères se posent ces questions mais je n’ai pas le souvenir d’avoir autant flippé pour la naissance de Lucy.

Mon corps m’encombre, même si je suis tellement contente d’avoir eu une grossesse aussi facile, je me rends bien compte de la chance que j’ai eue. Mais j’ai tout de même besoin de redevenir seule à bord. Arrêter de faire attention à tout, à ce que je mange, aux gestes de Lucy, de ne pas pouvoir tout faire avec elle, de dépendre des gens parfois…

Je me rends compte également de toutes les différences qu’il y a eues entre mes 2 grossesses et j’ai l’impression que la famille n’accueille pas ce nouveau né avec le même enthousiasme que pour Lucy. Ça me fend le cœur…

Et aussi je redoute le séjour à la maternité. Je ne pense pas que j’aurai envie de voir du monde, j’ai franchement envie d’être dans mon cocon et d’y rester au moins jusqu’au retour à la maison. J’espère que le message sera passé auprès des gens moins proches et qu’ils ne débarqueront pas là bas le 1er ou 2è jour. J’ai peur aussi de devoir y rester 6 jours comme pour Lucy, je crois que je ne pourrai pas sans craquer !

Je me rends compte aussi que j’ai beaucoup imaginé le moment de la rencontre de Lucy et son frère, que je nous imaginais à 4. Sauf que ce ne sera pas possible d’être juste tous les 4 et que c’est con, mais ça m’ennuie. Il y a des moments que je n’ai pas envie de partager mais pour le coup, on n’aura pas le choix je crois.

Et puis, j’ai peur que ma maman ne vienne pas… J’espère de tout mon cœur qu’elle fera un gros effort.

Bref, je suis complètement paumée. Et j’ai peur que la date que mon gynéco m’a annoncé pour le déclenchement soit reportée, vu qu’il n’aura fait que changer d’avis pendant ces neufs mois (fille/garçon, petit bébé/gros bébé, à terme/pas à terme, …). On verra…

Je sais que quand je relirai ça dans quelques semaines, je me trouverai ridicule, mais j’ai besoin de poser des mots sur tout ce qu’il se passe dans ma tête. Pour moi, pour faire sortir tout ça et puis aussi pour être honnête et avouer que tout n’est pas toujours tout rose même quand on est prête à donner la vie d’un moment à l’autre.

Les petits bonheurs de la semaine #4

Petits bonheurs de la semaine

Une semaine basée sur un seul mot : l’attente. Et croyez-moi je n’en peux plus ! Je suis tellement impatiente… On m’a tellement fait espérer que je n’arriverais pas à terme que je suis ultra déçue que bébé ne soit pas encore dans mes bras !

Lundi j’avais rendez-vous chez mon gynéco, celui-là même qui était quasi sûr que j’accoucherais rapidement, que l’homéopathie accélérerait les choses… Je ne m’attendais tellement pas à ce qu’il me dise que rien n’avait bougé depuis la dernière fois et qu’on se reverrait sûrement le lundi suivant (soit J+2). Du coup, j’étais un peu blasée, et je dois bien avouer que je lui en voulais un peu (même si je sais qu’il n’en peut rien). Je ressors quand même de là avec une date butoir, c’est déjà ça.

Mardi j’avais une réunion de parents à l’endroit où Lucy va à la garderie le mercredi, c’était sympa et ludique même si je pense que c’était plus destiné aux parents d’enfants plus grands qui vont à l’école des devoirs. On en profite pour manger une glace dans l’auto toutes les 2 car la réunion se déroule à côté de l’école mais 1h30 après la fin des cours. Tout se passe bien mais je me sens patraque et Lucy est complètement HS, elle va mettre mes nerfs à rude épreuve pendant la réunion. On rentre, juste le temps de se mettre en pyjama que je la mets au lit. Je redescends me poser directement dans le divan et là c’est la valse des contractions, j’en ai toutes les 7 minutes. Je préviens le chéri qui rentre de sa dernière aprèm de boulot, je lui demande de me ramener à manger (au cas où) et après avoir mangé, plus de contractions. J’y ai tellement cru…

Mercredi c’était congé à l’école, on en a profité pour aller se balader au parc tous les 3, Lucy a enfin pu essayer son vélo dans de vraies conditions (= pas dans le salon), elle était super contente ! Il fait bon, on prend des photos, mais je suis vite épuisée, et ma sœur doit passer à la maison donc on écourte la balade pour rentrer. Je reçois 4 caisses de jolis vêtements pour bébé, je suis ravie, pour une fois que je reçois des trucs jolis et pas des trucs dont les gens veulent juste absolument se débarrasser ! On met les derniers détails au point avec ma sœur (qui va gérer Lucy le jour J) et on termine la soirée avec un bon repas qui plait à tout le monde (pour une fois !).

Jeudi je reste en pyjama toute la journée, je me sens fatiguée, depuis mardi et la fausse alerte de bébé, il est fort calme et ça commence à m’inquiéter au point de très mal dormir. Mais je fais un monito le lendemain ça me rassure. Je culpabilise un peu d’avoir perdu une journée à ne rien faire, mais il faut croire que j’en avais besoin !

Vendredi on va conduire Lucy à l’école où j’entends 10 fois « vous êtes encore là ?! » et je me concentre pour rester le plus courtoise possible mais cette phrase m’agace à un point pas possible ! Arrive enfin le moment du monito, où j’ai cru devenir folle. Normalement c’est la femme de mon gynéco qui s’occupe de les faire, et là il y avait également sa fille qui se trouve être ma sage femme. Elles venaient tour à tour voir comment ça se passait et me disaient des choses différentes à chaque fois : « Il est super calme ce monito dites, donc ! », « Ah vous en avez quand même des contractions », « Ça ne bouge pas beaucoup tout ça », « Vous les sentez bien ? » bref, je n’en pouvais plus j’avais envie de leur crier de se mettre d’accord. Les hormones de fin de grossesse ne me vont vraiment pas je crois ahah ! J’avais de petites contractions et j’en ai eu de plus grosses sur la fin du monito, rien de fou, mais le principal étant que bébé les supporte bien, j’ai fini par relativiser.

Samedi, autrement dit, le jour sensé être le jour J, nous avions invité des amis à la maison. J’ai eu mal au bidou toute la journée, avec quelques contractions un peu douloureuses, bébé m’a encore fait espérer un peu, pour rien. La soirée s’est super bien passée avec nos amis. Pour la petite histoire, nous étions allés chez eux le jour où leur petite fille avait décidé de pointer le bout de son nez en avance. On s’est dit que peut-être ça ferait le même pour nous. Raté. Je passe une nuit horrible à base d’insomnie et de cauchemars…

Et aujourd’hui, du coup, je suis à plat parce que je n’ai pas dormi. Je me sens ultra déprimée, je ne sais même pas pourquoi. Du coup, je passe le plus de temps possible avec Lucy, on fait des jeux, des exercices, elle est patiente, elle m’impressionne. Mais je commence à stresser un peu je crois. J’espère qu’elle n’aura pas trop de mal pendant la période de transition qui arrive. Je suis au bord des angoisses que j’ai eues tout au long de ma grossesse, à savoir, quelle sera sa réaction, est-ce que ça va bien se passer entre eux deux, etc… Bref, il est temps qu’il arrive et que je sois fixée sinon je vais finir par devenir complètement folle 😉

Moodboard d’automne

Je fais donc partie de ces gens qui ont hâte que l’été et la chaleur se dissipent pour laisser place à la douceur de l’automne. J’adore cette saison, mon mode de vie change du tout au tout pour laisser place à la slow life et au cocooning. J’adore être chez moi, c’est là où je me sens le mieux, alors je prends soin de mon intérieur et je me mets bien : bougies, boissons chaudes, livres, plaids, un vrai cliché ambulant ! Je passe mes soirées sur Pinterest, Google, We heart it pour dénicher des images qui me mettent dans l’ambiance et je m’imprègne. Voici ma petite sélection Pinterest que j’alimente au fur et à mesure et que vous pouvez retrouver ici.

Moodboard d'automne

Et vous, vous êtes adeptes de ce genre de tableaux d’humeur ?

Etre maman jeune : le syndrome de l’imposteur ?

Main de bébé

Je suis tombée enceinte de Lucy à 23 ans, pas par accident, même si ça a été plus vite que prévu, elle était vraiment voulue, de tout au fond de notre cœur à tous les 2. C’est arrivé un peu comme une pulsion, un besoin viscéral, avoir un enfant, un enfant de lui, c’était le bon moment.

On aurait pu rêver mieux comme situation : nous vivions dans un appartement avec une seule chambre, mon chéri travaillait en intérim… Tout le monde nous disait d’attendre, on leur disait qu’ils avaient raison, qu’on allait quand même pas faire un bébé maintenant. Et puis en y réfléchissant bien, notre situation était tout de même stable, nous étions prêts à faire des concessions s’il le fallait, nous avions la place pour accueillir un petit bout de nous, on s’est lancé sans pression et notre petite fille est arrivée 9 mois plus tard.

Le bonheur total.

Enfin presque. Elle avait des coliques, H24 7/7, j’étais la plupart du temps seule à la maison et parfois, je craquais, je pleurais, je ne me sentais pas à la hauteur. J’avais l’impression de redevenir un bébé et d’avoir moi aussi besoin de ma maman: « il est où le mode d’emploi, j’ai dû sauter une étape, je suis pas prête » ! J’essayais d’en parler autour de moi et j’avais cette impression que les mamans qui étaient déjà passées par là, me prenaient pour la débutante. Celle qui ne sait pas, qui devrait faire comme ceci ou comme ça. Parce qu’elles, elles savaient, elles avaient déjà vécu et puis elles sont plus âgées, ça change tout. Elles sont plus « matures ».

Et parce que moi, je ne voulais pas laisser pleurer ma fille, que même si c’était dur, que je savais que j’allais avoir des moments où j’aurais envie de baisser les bras, je ne voulais pas les écouter leurs conseils auxquels je ne croyais pas et essuyer leurs critiques quand je ne les suivais pas.

J’ai eu l’impression d’avoir parfois simplement besoin qu’on me prenne au sérieux, qu’on me dise que c’est normal, que ça arrive à tout le monde, quel que soit l’âge, de douter quand on entre dans ce rôle de maman. Au final, je n’avais pas envie ni besoin de conseils, j’avais simplement besoin d’être rassurée. Qu’on me dise que ça allait passer.

Avec le recul, je suis fière d’avoir conservé mon intuition, de ne pas avoir laissé pleurer ma fille, de l’avoir portée à bout de bras à en avoir des crampes, pendant des heures, d’avoir fait des kilomètres dans cet appartement, juste pour la soulager. J’ai géré. Même si j’ai parfois pleuré, j’ai tenu bon, j’ai fait les choses selon mes convictions.

Je n’avais pas raté d’étape, je n’étais plus le bébé que je vois dans les yeux des plus vieux. J’étais Maman, il me fallait juste un peu de temps pour le comprendre, pour m’en rendre compte, pour que tout cela devienne naturel, concret, que j’arrête de croire que ce n’était qu’un rêve.

Je n’avais pas besoin que les gens essayent de prendre les choses en main à ma place, j’avais besoin qu’on me considère comme une mère, qu’on m’en croie capable tout simplement et qu’on me le dise.

J’ai parfois eu l’impression que c’était plus simple pour les autres, les mamans plus âgées, celles qui ont de l’expérience. Je ne pense pas que ce soit vrai, il y a juste les mamans qui en parlent et celles qui n’en parlent pas. Chacune a ses difficultés, à son niveau.

Je ne pense pas que j’y aurais échappé si j’avais eu ma fille 5 ans plus tard, ou après 30 ans. C’est pas toujours rose d’être maman, c’est pas faute d’avoir été prévenue par les autres. En général, on entend pendant 9 mois qu’on ne dormira plus après, qu’on ne vivra que de couches et de biberons, de vomi et de morve au nez. Oui, il y aura de ça. Il y aura des petits et grands challenges qui nous révéleront, il y aura plein de progrès, plein de fierté, des câlins, des bisous, du sniffage de petit cou, des yeux pleins d’étoiles et mille autres choses qui vous feront oublier tous ces petits traces. Et puis c’est pas si terrible, puisqu’on recommence, n’est-ce pas ? 🙂

Il n’y a pas d’âge pour être une bonne maman. Il y a des mamans jeunes qui sont formidables, il y a des mamans sur le tard qui le sont moins et réciproquement. C’est les enfants qui nous font grandir dans ce rôle.

C’est un article brouillon, un article en vrac pour exprimer des choses qui me reviennent, à quelques jours de devenir Maman pour la seconde fois. J’y vais sereinement cette fois, je sais que ce sera difficile parfois, je ne demanderai plus de conseils aux autres. Je suivrai mon intuition, je sais que je ferai sans doute face à des difficultés différentes, mais cette fois, je me ferai confiance.

Les petits bonheurs de la semaine #2

Coeur pastel

Cette nouvelle semaine se termine et avec elle, arrive le moment où je me dis que bébé peut vraiment arriver n’importe quand : J-13 ! D’ailleurs j’ai de nombreuses contractions (non douloureuses) mais qui me rappellent chaque jour que c’est pour très bientôt.

La semaine a commencé avec une réunion parents-élèves. Comme je vous en parlais dans cet article, je ne suis pas très fan de l’instit de ma fille. Je le suis encore moins après cette réunion mais bon, rien de bien grave, c’est juste sa personnalité que j’ai du mal à gérer, j’espère que ça ira mieux au fur et à mesure de l’année. J’ai pu parler avec la puéricultrice qui m’a rassurée et fait des éloges sur Lucy. Malheureusement j’ai appris que son contrat se terminait en avril et j’angoisse déjà à l’idée qu’elle ne sera plus là… Elle connait très bien Lucy et sait comment elle fonctionne et lui porte l’attention nécessaire.

Mardi, des collègues avaient organisé un petit lunch. Le manque de place a fait que je n’y suis pas restée longtemps, mais c’est toujours sympa de passer un peu de temps ensemble sans pression. Le soir, j’avais rendez-vous chez la sage femme pour un rappel concernant l’accouchement, des astuces pour atténuer la douleur et répondre aux dernières questions que je pouvais me poser. Ça m’a bien rassurée et j’y vais sereinement.

Petit tour aux urgences la nuit de mercredi car Lucy nous a fait une frayeur : elle n’arrivait plus à respirer, j’ai cru à une crise d’asthme (même si elle n’en souffre pas), au final c’était une laryngite. Quelques séances d’aérosol et elle est de nouveau en pleine forme. Mais on a flippé…

Pas d’école pour elle jeudi, elle a passé la journée à se faire chouchouter par ma maman. J’en ai profité pour aller faire ma dernière prise de sang au matin, je suis tombée sur une infirmière super sympa, ça fait plaisir de commencer la journée avec des gens comme ça ! Au soir, on a soupé toutes les 3 un de mes plats préférés, vous savez, les plats bien réconfortants de nos mamans, ceux qui n’ont jamais le même goût quand on essaie de les refaire, ça n’a pas de prix !

Vendredi, j’ai (enfin) rencontré la personne qui va me remplacer pendant mon congé de maternité (qui commence donc mardi). J’ai eu une des journées les plus stressantes de ma carrière à devoir expliquer mon boulot en 4è vitesse, tout en faisant un remplacement, le téléphone n’a jamais autant sonné, bref, j’étais contente que cette journée se termine ! J’ai décompressé en papotant longuement à l’école en allant rechercher Lucy et on s’est fait une crêpes party tranquillement au soir.

Samedi c’était le 2è cours de danse de Lucy, elle n’a plus du tout pleurniché et y est allée avec le sourire. J’ai appris qu’ils feraient un spectacle en fin d’année, je trouve ça chouette vu que ce n’est qu’un cours d’initiation. Après ça on est allé chercher les toutes dernières choses dont on avait besoin pour l’arrivée de bébé (j’ai l’impression qu’à chaque fois qu’on pense tout avoir, on se rend compte qu’on a oublié des choses…).

Et aujourd’hui, on est allé dîner chez ma belle mère qui m’avait préparé mon plat préféré. Malgré la quasi nuit blanche que j’avais passée, je n’étais pas trop fatiguée, c’est seulement en rentrant que je me suis carrément endormie dans le canapé pendant 45 bonnes minutes.

Une semaine bien chargée ! Mais j’ai aussi aimé prendre le temps de jouer longuement le soir avec Lucy quitte à faire des repas ultra rapide. J’essaie de profiter d’elle au max pour ses derniers jours en tant qu’enfant unique. Et j’ai hâte d’être en congé pour pouvoir encore plus le faire. Je pourrai l’amener à l’école plus tard et aller la chercher plus tôt, je pense que ça lui fera du bien aussi 🙂

Pour un congé de maternité plus juste

Je reviens vers vous aujourd’hui pour vous parler d’un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur et qui me révolte : le congé de maternité.

Petits pieds bébé nouveau né

J’ai pu mener ma première grossesse à terme et continuer à travailler jusqu’au dernier jour légal, à savoir en Belgique, 1 semaine avant ma DPA. Je l’ai plutôt bien vécu à ce moment là, parce que j’étais en pleine forme et que j’avais sacrément peur d’être arrêtée et de devoir rester alitée en fin de grossesse. Mais surtout, j’avais peur d’être arrêtée plus tôt parce que si ça avait été le cas, ça aurait raccourci mon congé post accouchement.

En Belgique, en principe, le congé de maternité est de 15 semaines dont une semaine prénatale obligatoire. Mais si la future mère se retrouve en incapacité de travail ininterrompue pendant les 6 dernières semaines de grossesses, celles-ci sont automatiquement converties en congé de maternité prénatal. Le congé post-natal sera donc réduit à 9 semaines.

9 semaines ! Ce n’est rien du tout… A 9 semaines, un nourrisson a encore besoin de sa mère, il me semble que c’est bien trop tôt pour le mettre en crèche ou autre (déjà 14 semaines, je trouve ça bien court…). Vous me direz que la mère peut prendre un congé parental. Et donc perdre de l’argent… Tout le monde ne peut pas se le permettre, moi la première, j’ai pris mes renseignements et pour une diminution d’1/5è temps je perdais environ 200€/mois, impossible !

Pour cette deuxième grossesse, j’entame mon 9ème mois et ça devient compliqué pour ma santé. J’ai toujours crié haut et fort qu’être enceinte n’est pas une maladie, je me retrouve cette fois confrontée à être physiquement complètement à plat. Je sens que j’ai besoin de repos, les contractions sont là, malgré le fait que j’ai un travail reposant physiquement, la fatigue est là aussi, et ce, en sortant de 2 semaines de congé. Mais je ferai profil bas chez mon gynéco, je dirai que tout va bien, parce que je veux aller jusqu’au bout et plus que tout, je veux profiter de mon bébé le plus longtemps possible après sa naissance.

Je trouve ça tellement injuste, surtout par rapport à d’autres pays proches, que toutes les mamans n’aient pas le droit au même nombre de semaines pour accompagner leur nouveau né comme il se doit dans ses premiers mois de vie. Si vous partagez mon avis, et que vous aussi, vous aimeriez que les choses changent, je vous invite à signer la pétition qui circule en ce moment : ici

Comment s’est passé votre congé de maternité ? Avez-vous eu assez de temps pour profiter de votre enfant à sa naissance ? Quelle serait selon vous la durée idéale du congé de maternité ?

 

 

Les partenariats, bonne ou mauvaise idée ?

Partenariat poignée de main

Ça faisait un petit temps que j’avais envie d’aborder le sujet et c’est le thread de Julinfinity concernant la mésaventure qu’elle a eue avec Fittea qui a fait déborder le vase.

Je suis un tout petit blog sans prétention et pourtant quelques marques sont déjà venues vers moi pour des partenariats. J’en ai accepté un, avec Stickerkid (vous pouvez retrouver mon article ici), pas de rémunération mais des produits gratuits. J’en garde un très bon souvenir, c’était une chouette expérience. Et ça motive.

Parmi les autres marques qui m’ont approchée, j’ai toujours refusé. Soit rien ne me plaisait chez eux, soit ça n’avait rien à voir avec les thèmes que j’aborde sur mon blog (pourtant, c’est plutôt vaste ^^).

J’ai l’impression que d’une manière générale, les partenariats prennent de plus en plus d’ampleur, certaines blogueuses que je prenais plaisir à suivre ne font quasi plus que ça et franchement, ça ne donne pas envie de continuer à les suivre. Et pourtant, je suis contente si elles peuvent gagner leur vie grâce à ça, ces articles trouvent certainement leur public. De temps en temps, je regarde si le produit m’intéresse vraiment.

Et parfois, j’ai l’impression de me faire avoir…

Oui, quand ce n’est clairement pas mentionné dès le début (et même parfois pas du tout), et qu’au fur et à mesure de ma lecture, je me dis que quand même le ton employé n’est pas le même que d’habitude et qu’elle insiste pas mal sur tel ou tel détail… Là j’arrête ma lecture et je vais voir touuuut en bas et bingo c’est écrit en touuuut petit que c’est un article sponso.

Quand c’est assez subtil pour que je ne m’en rende pas compte, ça ne me dérange pas (je crois que j’ai moins l’impression d’être prise pour une idiote). Mais quand c’est gros comme une maison, là, si la blogueuse ne l’a pas signalé d’entrée de jeu, pour moi, elle perd un sacré paquet de crédibilité…

Je sais que c’est le jeu, que la blogosphère a évolué et fait rentrer de plus en plus de business, mais je trouve ça dommage. Autant ça me fait plaisir de voir que telle ou telle blogueuse arrive à vivre de sa passion, autant maintenant, j’ai l’impression que plein de femmes se lancent là dedans et parfois pour être tout à fait honnête, je me demande comment elles réussissent parce qu’elles ne sortent pas du lot selon moi. Je trouve que ça se banalise de se lancer dans l’auto-entreprenariat, alors qu’avant il fallait se démarquer pour y arriver. Je ne doute pas que ça reste un vrai challenge, mais moi qui suis tout à fait en dehors de tout ça, c’est l’impression que tout ça me donne.

Surtout qu’à force de scandales et polémiques à ce propos, ici, sur Instagram ou sur Youtube, et c’est redondant, l’honnêteté de toutes les personnes qui font des partenariats finit par être remise en cause… C’est un peu comme les pubs pour les régimes, vous voyez ce que je veux dire ? On ne sait jamais si les photos sont réelles, si les expériences des gens interviewés ne sont pas un peu (beaucoup) édulcorées…

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous cette impression aussi ou alors vous n’êtes pas du tout du même avis ?

Se laisser submerger par les émotions, c’est bien aussi parfois

En temps « normal » (comprendre quand je ne suis pas enceinte 😉 ) je suis quelqu’un d’assez sensible. Ou plutôt d’empathique, je vais vite être blessée si les gens que j’apprécie ne vont pas bien. Là, en fin de grossesse, je me rends compte que je suis hyper sensible. Un bête truc qui ne m’atteindrait pas habituellement peut me submerger de tristesse ou de colère. Et là où c’est encore pire, c’est quand l’entourage ne comprend pas : « Pourquoi tu te mets dans cet état pour un truc pareil ? »

Enfant colère

Et pourquoi pas en fait ?!

On a parfois juste besoin de se décharger de toutes ces émotions qu’on garde en nous pour tous ces trucs qui n’en valent pas la peine mais qui, malgré nous, nous touchent quand même.

Pour la petite histoire, hier, j’ai craqué. Pour quelque chose qui peut sembler terriblement bête (mais qui, avec le recul, ne l’est pas tellement selon moi), je me suis énervée, j’ai tergiversé dans mon lit pendant bien trop longtemps et puis, je me suis isolée et j’ai pleuré. Jusqu’à ce que je n’en ai plus envie. Hé bien, ça m’a fait du bien de pleurer pour cette petite bêtise. Bon, je me rends compte que ce n’était que la goutte d’eau, que je pleurais aussi parce que, même si j’essaie de faire semblant que non, je stresse pour ce deuxième bébé qui arrive (et pour qui, j’ai l’impression que rien n’est prêt). Je stresse qu’on ne lui trouve pas de prénom qui nous plaise vraiment à tous les 2, je m’énerve parce que c’est moi qui dois penser à tout préparer, je me braque parce qu’en face de moi c’est l’incompréhension, que malgré moi j’ai peur de l’accouchement… Pour toutes ces petites choses qui me suivent au quotidien. Alors quand je demande de l’aide pour un truc qui prend 10 secondes et qu’on oublie, ça rajoute une couche à tout ça et ça déborde.

Donc il nous arrive de craquer oui, mais plus à cause de l’accumulation que pour la chose qui va, à première vue, provoquer l’explosion…

L’important pour moi, c’est de se rendre compte que ça va arriver, c’est d’en parler, c’est de s’isoler et de se décharger comme on en ressent le besoin (pleurer, crier dans un coussin, aller courir, écrire…). Après, on pourra de nouveau faire face, plus serein (jusqu’à la prochaine fois).

Je pense qu’on a le droit d’être triste ou en colère parfois. On est bienveillant envers nos enfants, on veut leur donner une éducation positive… Et si on était tout aussi bienveillant avec nous-mêmes ? Si, comme les enfants, on avait besoin de taper une grosse colère de temps en temps pour retrouver notre équilibre ? Je pense que c’est nécessaire pour nous aussi et qu’il ne faut pas culpabiliser.

Les états d’esprit du vendredi

Ca faisait longtemps que je n’y avais plus participé mais j’ai eu une envie soudaine suite au post de Zenopia de partiticper aux états d’esprit du vendredi by The Postman et Zenopia. C’est parti !

Parapluies

[jour Vendredi 28 juillet 2017] – [heure 12:40]

Fatigue : je m’endors tous les soirs en même temps que Lucy et pourtant je ne me sens pas reposée… Vivement les congés !
Humeur : Contente d’être bientôt en week-end ; Énervée contre mon courtier ; Pressée d’accoucher… Bref un peu de tout
Estomac :  Le meilleur sandwich crabe de toute ma vie (il en faut peu pour être heureuse)
Cond. phys. : Telle une baleine échouée sur la plage
Esprit : Ma to-do list se vide au fur et à mesure, ça va 🙂
Boulot : Plus qu’une semaine avant 15 jours de congés, j’ai trop hâte
Culture : J’ai craqué sur pleins de livres, j’ai hâte de m’y mettre, sauf que je suis trop crevée alors ça attendra les congés
Penser à : Faire une liste de ce que j’ai envie de faire pendant mes congés
Avis perso : Je me demande ce que ça donnerait si les hommes pouvaient être enceints
Loulou : Fait faire les 400 coups à sa Mamy, est surexcitée, a l’imagination débordante, est prête à être grande sœur mais ne veut pas partager sa chambre
Msg pers : La blogo s’éteint-elle en été ?
Amitiés : Promis, pendant mes vacances, je me bouge
Love :  Se fait opérer du pied tout à l’heure et stresse à mort
Sorties : En famille très bientôt si le pied de chéri le veut bien
Divers : Autoriser tout le monde à la maternité ou juste les proches ? Je me tâte…
Courses : On prépare l’arrivée de bébé, doucement mais sûrement
Envie de : Investir dans des crayons de couleurs pro, ça me manque
Zic : Imagine Dragons – Believer + Thunder

[Fin : 12:50]

 

J’ai plein d’envies !

L’été est pour moi souvent synonyme d’envies en tout genre. Je ne sais pas si c’est l’approche de la rentrée, et donc de renouveau, ou bien les soldes, ou encore le temps qui tourne au ralenti mais je me prépare à soulever des montagnes (ou des monts, ou des tas (de vêtements par exemple !)). Bref, je m’égare, je voulais simplement vous lister mes petites ou grandes envies du moment :

  • Nettoyer, ranger, astiquer

Il parait que ça s’appelle « préparer le nid ». Oui, il doit y avoir de ça aussi (j’accoucherai en septembre), mais c’est une envie irrépressible que j’ai tous les 3 ou 4 mois. Voir tous les jours les mêmes choses à la même place chez moi, y’a un moment où j’en peux plus ! Et là je fais le nettoyage par le vide et puis je file chez ikea/maisons du monde me trouver quelques bricoles pour renouveler un peu mon intérieur. Gros tri dans les tiroirs, les armoires, les produits qui trainent, le frigo, partout. Et là enfin, je me sens mieux, je respire. Je pense bien mettre à profit les 2 semaines de vacances qui commencent à pointer le bout de leur nez pour faire le grand ménage (j’envoie du rêve avec mon programme de vacances, je sais).

  • Cuisiner

Enfin, quand je dis cuisiner, c’est plutôt tester quelques nouvelles recettes. Je déteste cuisiner au quotidien, c’est un casse-tête autant pour moi que pour mon chéri et en ce moment, grossesse oblige, je suis hyper difficile. Je n’ai envie de rien, je me lasse de tout. Du coup, j’ai bien envie de tester des nouveaux trucs histoire de « pepser » un peu mon assiette. J’ai récemment acheté 2 livres super pour ça : Deliciously Ella au quotidien et Green Life de Victoria du blog Mango & Salt. Je ne suis pas végétarienne et encore moins vegan mais les produits présentés dans ces 2 bouquins sont originaux (pour moi) mais facilement trouvables à l’heure actuelle. Les recettes sont faciles, rapides et les visuels donnent envie. Je suis d’ailleurs en train de tester leurs recettes de petits déj’ et pour le moment, je suis convaincue !

  • Me cultiver

Au sens large, bien sûr ! Regarder des films, lire plus de livres, écouter des podcasts (d’ailleurs si vous avez de chouettes liens, je suis preneuse !), découvrir de nouveaux artistes, me replonger dans mes musiques préférées… Bref, j’ai envie d’avoir plus d’interactions à ce niveau, parce que ça me fait du bien mais que parfois je n’en prends simplement pas le temps.

  • Acheter et vendre

Mon dieu, les soldes auront eu ma peau cette année. J’ai craqué sur tellement de choses pour notre futur fils, c’est indécent 😀 (et j’ai même pas honte). Beh oui, je me lâche, je dois refaire tout une garde-robe ! Je ne pense plus avoir de bébé après celui-ci, du coup, je craque un peu, mais raisonnablement. En fait, j’ai fait des super bonnes affaires, mais j’en ai fait beaucoup (vous savez, le panier où les ristournes sont plus importantes que le total et puis on fait un panier par-ci, un par-là et à la fin du mois il ne vaut mieux pas faire le total…). D’un autre côté, j’ai mis en vente quelques trucs ce qui m’a fait rentrer quelques euros pour compenser. Et dans l’optique de mon grand ménage, j’ai bien envie de faire le tri dans les affaires de Lucy et mettre en vente un max de trucs. Et pour le petit frère je dois me promettre de le faire au fur et à mesure parce que mon grenier se compose à 90% de fringues et de matériel de puériculture de 0 à 4 ans.

  • Profiter de ma fille

Il ne lui reste que quelques semaines en tant que fille unique, alors j’ai envie de profiter d’elle à fond, de faire pleins de photos, de lui créer des jolis souvenir, de passer du temps à 2 (et à 3 avec son papa). Je sais qu’en toute fin de grossesse, ça sera dur alors il faut que je m’y mettre maintenant, il y a déjà tellement de trucs que je dois lui refuser à cause de mon gros bidou… Là, c’est décidé, je ferai tout ce que je peux pour lui faire passer de jolis moments et les immortaliser.

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Voilà pour mes envies du moment. Je vous avoue que j’ai hâte de voir arriver mes 2 petites semaines de congé pour pouvoir m’atteler à tout ça, à presque 8 mois de grossesse, c’est long et j’appréhende déjà mon retour de congés pour mon dernier mois de boulot avant le début d’une nouvelle grande aventure…

T’es trop gentille !

Gentillesse craie be kind

On me dit souvent que je suis trop gentille. Je pourrais le prendre comme un compliment mais il y a le « trop » qui signifie que je suis gentille au-dessus de la moyenne, ça déborde un peu et ça me fait basculer du côté « trop bonne, trop c***e ». Ils ont raison et en même temps, c’est dans ma nature, ça me fait plaisir de faire plaisir et si je refusais de donner un coup de main quand on me le demande, c’est aussi à moi que ça ferait de la peine. Loin de moi l’idée de dire oui à tout et tout le monde mais quand je peux, je le fais.

Mais on est tellement conditionné à se faire avoir, qu’on se demande parfois si donner (un coup de main, son temps, son savoir…) ce n’est pas un peu prendre le risque de se faire avoir et d’être le pigeon de l’histoire. On aime donner si on est sûr de recevoir en retour. On n’aime pas trop prendre des risques.

Et en y réfléchissant, combien de fois s’est-on pris un râteau en voulant simplement être gentil ? Ça arrive, parfois. Mais la plupart du temps, le retour est plutôt positif. Des gens bêtes il y en a partout. Mais c’est eux qu’ils privent d’une aide précieuse quand ils sont trop arrogants et égoïstes pour aider à leur tour. On ne prendra pas deux fois le risque avec eux… Ils ont perdu quelque chose.

Et à l’inverse, quand quelqu’un est gentil avec nous, on se méfie. Qu’est-ce qu’il nous veut celui-là, on ne lui a rien demandé ! On se braque, on croit que l’autre y cherche un intérêt.

J’ai parfois l’impression de venir d’une autre planète, quand ma collègue la plus âgée doit transporter des packs d’eau au 1er étage et que personne ne se lève pour l’aider. Quand j’ouvre la porte à un visiteur chargé et qu’on me regarde comme si j’étais stupide de faire une chose pareille. Quand je propose de servir le café et que mes collègues me disent de ne pas me rabaisser à ça.

Je trouve ça triste, et même si je déteste cette phrase, je trouve que pour ça, « c’était mieux avant ». Il y avait plus d’entraide, il y avait moins ce sentiment de « si je donne, je perds », on voyait moins le business partout.

Je sais qu’on ne vit pas dans un monde de Bisounours, mais quand même, si chacun faisait un petit effort de temps en temps, ça ferait du bien à tout le monde…

Grossesse et ambivalence de sentiments

Pour cette seconde grossesse, j’ai un peu de mal avec mes sentiments, mes ressentis. Des jours, je me sens heureuse, d’autres j’ai vraiment du mal, je me sens triste et bloquée dans mon quotidien.

Mer agitée

Il faut dire que ces dernières semaines n’ont pas été de tout repos : j’ai eu un accident de voiture (le 1er en 7 ans de conduite…). L’accrochage n’était rien de grave, pas de blessé, que du matériel. Sur le coup, j’étais assez fière de moi d’avoir bien géré la situation sans stresser. Sauf que j’étais en tort et que forcément, ça complique un peu les choses. J’étais assurée en omnium, tout aurait dû bien rouler (jeu de mots foireux inside) sauf que plus d’un mois plus tard, je ne suis toujours pas indemnisée et que j’ai un peu l’impression que mon assureur cherche la petite bête. Et quand je croyais que tout était réglé, je reçois encore un courrier pour une convocation… Je ne sais pas comment ça va finir mais j’espère vraiment être indemnisée, sinon les prochaines semaines et les prochains mois vont être compliqués…

Oui, parce que j’ai besoin de bosser et que pour bosser j’ai besoin d’une voiture. Que pour racheter une voiture, j’ai dû apurer le prêt de ma voiture qui a été déclassée. Qu’il me restait un an à payer et que du coup ça représente une petite somme.

Que pour pouvoir payer les mensualités de ma nouvelle voiture, j’ai dû mettre un acompte. Et que j’ai dû revoir mes aspiration de la voiture de mes rêves et saisir la bonne affaire quand elle s’est présentée. Et que tout l’argent que je m’étais forcée de mettre de côté pour les travaux est parti en fumée et que donc, ma salle de bain n’est pas prête d’être refaite (et j’en peux plus de me laver à l’évier !).

J’ai dû prendre mon mal en patience ces derniers temps et faire face à un nombre incalculable de paperasse administrative. Que j’ai dû passer un nombre indécent de coups de fil (et que j’ai un peu la phobie du téléphone). J’ai dû faire face à tout ça en étant enceinte et fatiguée. Ça a engendré beaucoup de stress, même si j’ai voulu me persuader du contraire.

D’un autre côté, je suis fière de moi, d’avoir tout réglé seule et sans procrastiner. Il y a quelques années de cela j’aurais vraiment eu beaucoup de mal et j’aurais sans doute demandé de l’aide. Là, j’ai pris mes responsabilités.

Je me suis un peu découragée quand on m’a annoncé la somme mensuelle que je paierais en assurance, pour un petit accident de rien du tout. Je comprends que tant de personnes roulent sans être assurées en Belgique !

Je partais aussi du principe que les assureurs ont l’habitude de devoir gérer des accrochages et qu’il ne me faudrait pas sans cesse réexpliquer les choses (et me croire parfois dans une caméra cachée tant leurs réponses étaient WTF) ni courir après des réponses et des délais.

J’espère être au bout du tunnel car je reçois ma nouvelle voiture demain et que ce sera une bonne chose de réglée. J’espère que la convocation de l’assureur ne sera qu’une formalité…

Je commence aussi à stresser de l’arrivée du bébé, j’en suis à plus de la moitié de la grossesse et ça devient de plus en plus concret. J’ai un peu peur des finances quand il ira à la crèche.

Je suis un peu révoltée à vrai dire. Je n’ai pas pu signer le prêt de l’achat de ma voiture seule, mon conjoint a dû signer avec moi. Je n’ai pas pu modifier le contrat que j’ai dû garder chez mon ancien assureur sans faire intervenir ma mère. Bref, j’ai un CDI et une bonne situation financière depuis 6 ans mais le système m’empêche de ne pouvoir compter que sur moi et c’est bête mais ça m’énerve !

On a 2 CDI dans notre ménage, les fins de mois sont parfois chaotiques et ça me révolte, ce n’est pas normal. On n’est pas parti en vacances en 6 ans, on est propriétaires d’une maison plus que modeste où tout nous lâche pièce après pièce, appareil après appareil. Je ne comprends pas comment font les gens de notre âge pour avoir de belles voitures, des grandes maisons, partir au soleil plusieurs fois par an. Je ne les jalouse pas (dans le sens où ce n’est pas ce dont je rêve) mais je me demande s’ils ont un secret (héritage, maman et papa, ??).

En fait, j’avais commencé à écrire cet article parce qu’hier j’ai craqué et j’ai fondu en larmes quand mon homme m’a demandé si ça allait, et je n’ai pas su lui dire pourquoi.

Mais je viens de comprendre en écrivant, que je suis encore aujourd’hui dans l’incertitude de récupérer le moindre euros à cause d’une inattention d’une demi seconde et que ça risque de compliquer le quotidien de ma famille ; que je suis en colère contre le système d’assurance et les primes exorbitantes qu’on est obligé de payer si on veut être serein ; que j’ai envie de préparer la venue de bébé mais que sans argent ça va être un peu compliqué ; que la charge mentale est plus que jamais présente sur mes épaules et que je ne peux (et « ne veux », dans le fond) rien y changer.

Bref, je me plains peut-être pour des broutilles et je suis bien consciente qu’il y a des choses 1000 fois plus importantes dans la vie (même s’il reste d’autres choses qui me tracassent dans ma vie et qui sont elles aussi bien plus importantes…) mais j’avais besoin de ça je pense pour y voir clair. Parfois ça fait du bien de juste poser des mots sur un quotidien difficile…