La peur de ne pas avoir assez d’amour pour 2

Lucy à la chasse aux oeufs

Ah, la grossesse et toutes ses questions…

J’entends souvent autour de moi dire que les mamans avaient peur de ne pas aimer leur deuxième enfant autant que le premier. Étrangement ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Et puis, plus le temps avance et plus je gamberge évidemment !

Comme je le disais ici, je n’imaginais pas du tout Lucy comme elle l’est maintenant. Chaque jour qui passe, je me dis qu’on a de la chance d’avoir une enfant débrouillarde, sage, autonome et relativement calme. Peut-être que le deuxième sera tout le contraire de sa sœur…

Ma fille je l’ai aimée avant même de l’avoir dans mes bras. C’est pareil pour mon futur enfant, je l’aime déjà.

J’aime ma fille de plus en plus de jour en jour car elle a une personnalité que j’apprécie vraiment. Elle a cette façon d’être à la fois timide et attachante qui me gonfle de joie et de fierté. Je suis fière d’elle et de la petite fille qu’elle devient.

Mon angoisse ce n’est pas de ne pas aimer mon prochain enfant, je sais que je l’aimerai aussi fort que sa grande sœur. J’ai peur qu’il soit différent et que je sois moins fière. J’ai peur d’avoir moins de temps pour l’élever comme je l’ai fait avec Lucy. D’avoir moins de patience, parce que c’est si facile pour le moment avec elle, elle m’écoute, elle n’est pas turbulente, elle comprend. Et je sais la chance que j’ai. J’ai peur de ne pas l’avoir une seconde fois.

Mais je sais que je m’adapterai, parce que je sais ce que je veux et je sais surtout ce que je ne veux pas. Je sais qu’il y aura des ratés et je me les autoriserai.

Est-ce qu’on préfère un de ses enfants quand ils sont différents ou bien est-ce qu’on les aime juste différemment ?

Vous êtes-vous posée ces questions-là quand vous attendiez votre deuxième enfant ?

Est-ce qu’on passe toutes par ce genre de questions ou est-ce que pour certaines d’entre-vous ça a toujours été évident ? L’arrivée du second enfant a-t-elle levé les doutes immédiatement ou est-ce venu plus tard ?

C’est toujours un plaisir de parler de tout ça avec vous, j’adore ce partage d’expérience !

Le top 5 des jouets préférés de Lucy

Lucy a presque 3 ans maintenant et c’est l’âge où ça devient vraiment intéressant au niveau des jouets car son imagination s’étoffe et elle sait faire de plus en plus de choses. J’adore autant la voir jouer seule (je pourrais l’observer des heures entières !) que de jouer avec elle. Je me suis dit que faire un petit top 5 ça pourrait vous donner des idées de cadeaux à offrir à un enfant de son âge. J’ai décidé de ne parler que de jeux, Lucy adore vraiment les livres mais je me pencherai dessus sur un prochain article.

Les Playmobil

C’est vraiment le jeu auquel elle joue régulièrement et où je pourrais la regarder des heures ! Elle a récemment reçu la maison Playmobil et elle l’adore. Elle aime aussi beaucoup l’aire de jeu. Cette année, on lui a pris le calendrier de l’Avent de la marque et il est vraiment sympa. Elle se raconte des histoires, elle mélange les accessoires, elle s’éclate vraiment ! Et j’imagine qu’elle jouera encore de longues années au fur et à mesure que sa collection s’agrandira. Certaines pièces sont chères mais facilement trouvables en deuxième main et largement rentabilisées pendant des années.

Maison Playmobil

Kidifluffies de Vtech

Ce jouet me fait penser au Furby. C’est le même principe mais en plus joli ! C’est donc un petit chien rose tout doux à qui il faut donner à manger et à boire, mais surtout il faut jouer avec lui : il a des petits jeux intégrés qui apparaissent sur l’écran. On peut le chatouiller, le caresser, écouter des musiques, lui faire faire des exercices, lui faire répéter tout ce qu’on dit avec une petite voix rigolote et pleins d’autres choses encore ! Il existe également en version chat et poney. Il est petit et léger, du coup facilement transportable partout. Vtech est vraiment une marque que j’affectionne tout particulièrement, leurs jouets sont éducatifs et ultra solides.

Kidi Fluffies chien pinky rose

Kidizoom duo de Vtech

Je crois que si elle pouvait, elle dormirait avec cet appareil photo ! Il est multifonction : il permet de prendre des photos (évidemment), des selfies, de faire des effets, on peut jouer à des petits jeux pré-installés, prendre des vidéos… La qualité des photos est pas mal pour un jouet ! En rajoutant une carte mémoire on peut ajouter de la capacité pour y mettre des musiques ou pouvoir faire plus de photos. Le petit truc en + c’est qu’il est fourni avec un casque audio et qu’il peut servir de lecteur MP3. Mais comme dit plus haut, les produits Vtech sont vraiment adaptés pour les petits, Lucy y fait très attention mais c’est déjà arrivé à plusieurs reprises qu’il tombe et il fonctionne toujours parfaitement.

Kidizoom duo rose vtech

Miss Kipik de Asmodée

Miss Kipik est un jeu de société qui peut se jouer jusqu’à 4 joueurs. Le principe est simple, il faut enlever tous les insectes de la toile de l’araignée, mais certains insectes sont piégés, il faut les éviter ! Si on les enlève, l’araignée s’énerve et saute, il faut vite les remettre. C’est un chouette jeu qui amuse beaucoup les enfants. Le seul hic c’est qu’il fait pas mal de bruit, c’est dommage. Mais les parties durent environ 15 minutes et on rigole bien ! Il y a deux système de jeu, un pour les petits et un pour les plus grands.

Miss kipik asmodée

Tablette p’tit Genius Kid de Vtech

Promis, cet article n’est pas sponsorisé Vtech ! Cette tablette c’est ma maman qui l’a offerte à Lucy pour les jours où elle passe la journée chez elle. Lucy l’adore car il y a d’une part les petits jeux mais aussi un piano et un grand clavier (« comme maman »). Du coup elle s’amuse à repérer les lettres de son prénom, ça la familiarise avec l’alphabet et elle est très fière de les retrouver. Elle est très facile d’utilisation, même pour les petits de son âge, il y a un petit ourson à déplacer pour changer de mode et des touches avec de grandes icones pour choisir les jeux. On peut régler le volume (ce n’est jamais négligeable !) et elle est légère et pas trop encombrante. En plus, elle coûte moins de 30€ je trouve que c’est un bon plan.

Tablette ptit genius kid vtech

Petit bonus pour occuper les enfants pendant les trajets en voiture ou les sorties à l’extérieur :

Les boites  » les incollables »

Lucy a celle réservée aux 2-3 ans, ça se présente sous forme de feuillets de cartes (2 par paquet). Elles sont attachées solidement toutes ensemble (= pas de perte !) et sur chaque carte il est posé 6 questions selon un thème (animaux, couleurs, vie quotidienne, …) 3 au recto et 3 au verso. Il y a 550 questions dans celui que Lucy possède, il y a de quoi faire ! Et il y en a pour tous les âges. C’est super intéressant pour apprendre tout un tas de vocabulaire, et faire travailler les neurones des enfants dès le plus jeune âge. C’est amusant, éducatif et ça coûte moins de 10€.

Les incollables maternelles toute petite section

Top jouets

Qui a cassé la machine à temps ?!

temps qui passe sablier

Il y a ces périodes dans la vie où j’ai l’impression que tout va beaucoup trop vite. Le quotidien est encombré, il faut se dépêcher, tout le temps, tous les jours. Se lever se préparer, s’occuper des enfants, les amener à l’école, aller travailler, profiter de la pause déjeuner pour aller faire les courses, aller rechercher les enfants à l’école, leur donner le bain, préparer le repas du soir, coucher les enfants, préparer les affaires pour le lendemain. Être crevée, se poser dans le divan, s’endormir. Et recommencer pendant 5 jours. Avant que le week-end arrive avec son lot de choses à faire également.

En ce moment, je suis triste. Parce que je n’arrive pas à trouver le temps de passer du temps avec ma fille comme je le voudrais. Le week-end passé, elle a reçu de nombreux cadeaux pour la St Nicolas et on n’a même pas encore eu le temps de tous les déballer, et encore moins de jouer avec. Pas le temps de lire une notice, prendre le temps de monter la maison Playmobil et ne plus avoir le temps de jouer avec.

Vous me direz, le temps, quand on veut, on peut le trouver. J’ai déjà raboté pas mal de choses (le bain un jour sur 2, préparer des repas à l’avance ou choisir des recettes ultra rapides). Je ne peux pas mettre Lucy au lit plus tard, elle est tellement crevée la semaine… Elle se lève à 6h30 car on doit partir à 7h de la maison, 30 minutes pour qu’elle déjeune et que je l’habille c’est déjà assez court, c’est le minimum ! Je culpabilise de devoir la presser et de la voir presque s’endormir sur son assiette le soir, mais il n’y a pas 1000 solutions. J’essaie qu’à 20h00 elle soit au lit et même si elle s’endort rapidement et qu’elle dort bien, ça ne lui suffit pas. Il faut faire avec une petite fille ronchonne chaque soir, parce qu’elle a aussi eu une longue journée et qu’elle tombe de fatigue alors qu’elle aimerait tellement jouer un peu.

Et c’est la même chose pour moi, j’ai pleins d’envies le soir quand elle est enfin au lit. Mais je suis tellement fatiguée, que je m’endors hyper tôt et ce n’est pas pour autant que c’est facile pour moi de me lever le matin ! Et ça m’énerve car j’ai l’impression de perdre mon temps à dormir. Ce temps que je pourrais utiliser pour prendre soin de moi et faire des choses que j’aime et qui me font envie. J’ai donc l’impression de passer à côté de ma vie en ce moment ! Je n’ouvre même pas mes calendriers de l’avent alors que j’en étais tellement impatiente…

Il est temps de reprendre ma vie en mains. J’ai envie de « m’obliger » à faire les choses qui me manquent. Et ne pas m’effondrer sur mon divan à 20h30. Alors aujourd’hui, j’ai fait une liste des choses que je veux pouvoir faire au quotidien :

  • Jouer avec Lucy
  • Bloguer
  • Prendre soin de moi
  • Lire
  • Être +/- à jour dans mes articles et vidéos à regarder
  • Écrire
  • Ouvrir chaque jour mes calendriers de l’avent
  • Continuer à écrire dans le cahier de souvenirs de Lucy
  • Voir les films qui me font envie

Tant pis si je dois manger des tartines chaque soir pour gagner 20 minutes à consacrer à ma fille. Pour l’instant, le temps file et je ne veux pas passer à côté de ça. Tant pis si je dois être encore plus fatiguée le matin parce que je me suis couchée plus tard, j’ai envie de faire des choses que j’aime. J’en ai marre de perdre du temps.

Et encore, j’ai cette chance que Chéri travaille le matin une semaine sur 2, ce qui me permet de souffler un peu quand il est là le soir. Bravo les working mums qui sont mamans solo, respect à vous, vraiment ! 

Ces dernières années, j’ai beaucoup amélioré mon organisation. Mais j’ai l’impression que ce n’est jamais suffisant, on n’a toujours que 24 heures dans une journée. Il faut malheureusement choisir ses priorités. Choisir de passer du temps avec ses enfants plutôt que de leur mijoter de bons petits plats. Choisir de prendre soin de soi plutôt que de se reposer. Faire la concession que la maison soit toujours un peu en désordre et accepter les invitations des copains… La liste est longue.

Il y a toujours la possibilité d’arrêter de travailler ou de travailler à temps partiel. Mais ce n’est pas possible financièrement parlant pour moi. D’une part parce qu’on a une maison à payer et des voitures, des assurances, des factures etc et d’autre part car j’ai fait le choix de toujours pouvoir subvenir à mes besoins et ceux de ma fille seule en cas de pépin. Qui sait ce qui peut arriver dans la vie. Donc l’argent que j’arrive à mettre de côté est précieux pour moi.

Des choix, des choix, toujours des choix… Vivement les vacances !

C’est pareil chez vous rassurez-moi ? Vous avez des astuces ?

La ballade de l’enfant gris – Baptiste Beaulieu

La ballade de l'enfant gris Baptiste Beaulieu Couverture

« C’est l’histoire de Jo’, jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit. C’est l’histoire de No’, un petit garçon de sept ans attachant et joueur, qui est atteint d’un mal incurable et ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital. C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils. Un matin, dans la chambre de l’enfant, survient un drame qui lie à jamais le destin de ces trois êtres. Jo’ devra tout quitter pour partir sur les traces de Maria et percer ses mystères. »

Je mettais énormément d’espoir dans ce roman, toutes les critiques que j’ai lues étaient élogieuses. Malheureusement ça n’a pas pris avec moi. Pour plusieurs raisons… Déjà, je crois que j’avais mis la barre trop haut, comme à chaque fois que je lis des avis super positifs sur un livre. Ensuite, c’est un roman « à retardement » c’est à dire que les chapitres sont organisés comme ça : un chapitre avant « la déchirure » suivi d’un chapitre après la déchirure. Donc tout le long du roman, on ne sait pas quel est ce drame horrible qui s’est produit et on a bien le temps d’imaginer le pire. J’ai trop d’imagination je crois ! Je m’attendais à quelque chose de spectaculaire et j’ai l’impression de n’avoir rien appris d’autre que ce qu’on nous raconte tout au long de l’histoire.

J’ai peiné pour lire ce livre que je croyais dévorer en une soirée. Une semaine et demi, c’est très long pour moi. Pourtant, j’adore vraiment la plume de l’auteur. J’ai beaucoup aimé « Alors vous ne serez plus jamais triste« . J’ai vraiment eu un problème ici avec la structure de l’histoire. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Même à No… Pourtant un enfant malade, c’est dur de ne pas s’y attacher…

Je n’ai pas tout détesté dans ce roman évidemment. Comme je l’ai dit plus haut, la plume de l’auteur est magnifique. J’ai pleuré aussi (comme d’habitude ^^), parce que les mots me touchent, les thèmes abordés aussi. Une fois ouvert, impossible de le refermer sans connaitre le fin mot de l’histoire. Et puis, la/les morale(s) de l’histoire est/sont belle(s) aussi.

Je crois être passée totalement à côté de ce roman. J’aime que les étapes d’une histoire soient claires et c’est peut-être parce que j’ai mis du temps à le lire que je me suis sentie un peu embrouillée. Peut-être que l’alternance des chapitres dans le passé et le futur ont joué aussi. Le manque de vraisemblance dans les actes des personnages a été difficile pour moi également.

J’ai été déçue mais en même temps, j’ai quand même envie de vous recommander ce livre car j’ai envie que vous me donniez votre avis, tout le monde a l’air de tellement l’apprécier, je n’ai pas lu une seule critique négative à son sujet. Je me demande même si je ne devrais pas le relire pour être sûre d’avoir bien tout compris !

La ballade de l’enfant gris de Baptiste Beaulieu publié aux éditions Mazarine – Nombre de pages : 416. Prix : 18 €

Mes principes de Maman #3 – La fessée

Enfant pense

Quand je suis née, mes parents avaient presque 40 ans. Je suis tombée comme un cheveux sur la soupe alors qu’on ne m’attendait pas. Pour ma mère, c’était comme une bouée de sauvetage. Pour mon père, je ne sais pas trop. Ce n’est pas une génération qui nous sépare mais bien deux. Et au moins autant de façons de penser différentes. Par contre, jamais aucun des deux n’a un jour levé la main sur moi. Pour autant, j’ai toujours été très sage et je n’aurais pas osé me comporter autrement qu’à carreaux. Mais parmi d’autres reproches, j’ai plusieurs fois entendu de la part de mon père que c’était de ma faute s’ils s’étaient séparés, et ça, ça fait bien plus mal que toutes les fessées de la Terre !

J’estime quand même avoir été élevée « à la dure ». A coups de « fais pas ci, fais pas ça, tiens-toi bien, ne fais pas trop de bruit, fais-toi un peu oublier, là c’est bien ». Même si les deux punitions que j’ai reçues dans ma jeunesse se résument aux deux situations ci-dessous, je savais que je n’avais pas trop intérêt à faire un pas de travers, sinon j’allais le regretter d’une façon ou d’une autre. Mais il y a des choses qui nous marquent…

Un jour, ma mère m’a mise au coin parce que j’avais dit un mot qui me semblait anodin (et qui l’était après réflexion). A regarder le mur et à ne pas bouger, sans m’expliquer en quoi ce mot était à bannir. Puis ma mère est partie faire une course. Quand elle est rentrée, j’étais toujours dans la même position, je n’avais pas osé broncher. Je ne sais pas combien de temps s’était écoulé mais il me semble avoir attendu longtemps ! Je n’ai toujours pas compris l’intérêt.

Une autre fois, j’avais poussé mon oncle à bout et je me suis ramassée une claque sur les fesses. J’ai bien remarqué qu’il avait tapé fort, aussi fort que toute la colère que j’avais fait monter. Et je n’ai ressenti qu’une envie d’y aller encore plus fort, moi aussi. Pas calmée pour un sou, j’ai surtout été bien déçue de lui, au moins autant qu’il avait été déçu de moi. Je l’aimais un peu moins, j’ai installé une distance. Le genre d’instants qu’on n’oublie pas et dont on garde un arrière goût amer.

Dans les deux situations, au final, ils n’ont pas eu l’effet escompté, puisque je n’ai pas compris tout de suite (et même pas du tout pour la première) les conséquences de ce que j’avais dit ou fait.

Pour Lucy, la question ne s’est jamais posée entre son père et moi. On ne lève pas la main sur elle. C’est tout.

Mais au-delà de la violence physique, ce qui me blesse le plus, c’est la violence et la manipulation psychologique qui peut découler de la façon dont on décide de punir son enfant. Évidemment, on ne s’en rend pas compte quand on a 5 ou 8 ans… Et parfois (souvent?), les parents ne s’en rendent jamais compte non plus. Mais quand on grandit et qu’on devient à son tour parent, on se revoit plus jeune et on se rappelle de toutes les erreurs de nos parents, toutes les choses que l’on ne veut jamais reproduire.

A choisir, j’aurais préféré que les miens choisissent la fessée.

Évidemment, je ne fais pas l’apologie de ce genre de pratiques, la preuve en est que je ne serais jamais capable de lever la main sur ma fille. Mais parfois, on veut punir son enfant pour une bêtise qu’il a faite, on pense bien faire pour lui enseigner ce qui est mal. Mais en dehors de la punition, le plus important ça reste la discussion. Qu’on ne vienne pas me dire qu’un enfant a intégré qu’il a fait une bêtise et quelles en sont les conséquences si notre réaction n’a été que de le mettre au coin ou de lui mettre une claque sur les fesses. Un enfant a besoin qu’on lui prouve par A+B que ce qu’il a fait n’était pas bien et le mettre en situation. Et pour ça, il faut lui parler ! Et lui en parler 20 fois si c’est nécessaire, parce que je pense que la punition ne suffit pas, surtout pour les jeunes enfants.

Il y a deux situations que j’ai vécues récemment avec Lucy qui me viennent à l’esprit  :

La première était un après-midi où on était chez ma sœur. Lucy a fait un geste violent qui a fait mal à sa tante. Je lui ai demandé de dire pardon et elle n’a pas voulu. Pour la première fois, elle est allée au coin. Évidemment elle a pleuré. Je l’ai laissée pleurer une minute avant de revenir vers elle en lui expliquant qu’elle avait fait mal et que j’avais l’impression que c’était ce qu’elle avait voulu faire, que ce n’était pas bien. Je la mettais aussi dans la situation inverse en lui faisant comprendre que si c’était à elle qu’on avait fait mal, elle serait triste aussi et elle voudrait qu’on lui demande pardon. Rien n’y faisait, elle ne se calmait pas. Je ne comprenais pas pourquoi, ça ne lui ressemblait pas. Et puis, j’ai compris. Je suis retournée la voir (elle était toujours au coin) et je lui ai dit que ma sœur l’aimait encore même si elle lui avait fait mal. Elle s’est calmée instantanément et elle est allée s’excuser ! Elle a cru que sa tante n’allait plus l’aimer après ce qu’elle avait fait et elle avait peur, tout simplement. Ce n’était pas la punition physique du coin qui l’avait blessée, mais le fait qu’elle ait cru que ma sœur l’avait rejetée. Même sans le vouloir, on peut blesser un enfant…

La deuxième situation s’est déroulée le week-end passé. Lucy dessinait tranquillement, c’est une de ses activités favorites. Moi, j’étais en train de préparer le souper. Je l’appelle pour manger, elle vient, la journée se termine tranquillement jusqu’au coucher. En redescendant, mon regard est instantanément attiré vers le mur proche de son bureau : elle l’avait repeint aux marqueurs ! Mon premier réflexe aurait été de l’engueuler, coup de chance pour elle, elle était au lit. Du coup, j’ai réfléchi, et dans le fond, qu’est-ce qu’elle en sait que ce n’est pas bien de dessiner sur le mur ?! J’ai essayé de frotter tout de suite, et heureusement tout est parti. Mais je voulais quand même qu’elle comprenne, du coup à son réveil le lendemain, je lui demande si la veille elle n’avait pas fait une bêtise… Son regard s’est posé sur le mur (propre du coup) mais elle n’a jamais voulu cracher le morceau. Donc elle se doutait quand même que c’était une bêtise. Mais bon, pour cette fois, je ne l’ai pas engueulée, je lui ai expliqué qu’on ne pouvait pas faire ça. Maintenant, à chaque fois qu’elle prend un marqueur elle me dit « sur le papier, pas sur le mur hein maman ? ». Je pense qu’elle a compris. Si elle le refaisait, là par contre, elle serait punie, après avoir tout nettoyé elle-même !

En fait, c’est bien difficile pour un parent de trouver un juste milieu, il faut faire preuve d’imagination, d’empathie et se remettre en question (pour ceux qui en prennent le temps…). Enfin, c’est mon avis encore une fois. Il n’y a pas de punition idéale j’imagine, et le coin n’est peut-être pas mieux que la fessée, chaque enfant réagit différemment après tout. Mais le dialogue est le plus important pour que l’enfant comprenne ce qu’il a fait, le mettre en situation, lui expliquer les choses, lui faire se poser des questions, c’est ça qui fera la différence selon moi.

Et vous, comment réagissez-vous face aux bêtises de vos enfants ?