Coup de cœur BD : La petite Mort(e)

Pour mon anniversaire, j’ai reçu une série de BD que j’ai littéralement dévorée : La petite Mort(e). Elle se décompose en 4 tomes : 3 tomes de la petite Mort et 1 tome de la petite Morte (la fille de la petite Mort). Bon, vu comme ça, ça n’a pas l’air super fun et plutôt morbide, mais je me suis bidonnée du début à la fin ! L’humour est décalé, un peu noir mais pas trop non plus (selon moi hein), les dessins sont sympas. Et puis, j’ai bien aimé suivre le quotidien de cette famille déjantée.

« La Petite Mort vit des jours heureux avec Papa et Maman Mort. Il va à l’école, tombe amoureux d’une fille de sa classe et essaie de se faire des amis. Bref, à quelques détails près, la Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n’est qu’il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père. Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste ! »

La petite Mort Planche

Avec un petit plus pour Hello Kittu et Morora l’exploratrice, la cerise sur le gâteau avec ces planches à mourir de rire qui viennent ponctuer les BD.

Si vous aimez les jeux de mots pourris et l’humour un peu noir, foncez, vous ne serez pas déçus !

Et vous, êtes-vous amateurs de BD ? Quelles sont celles que vous préférez et dont vous achetez les tomes dès leur sortie ?

La petite Mort(e) de Davy Mourtier, publié aux éditions Delcourt – 15,50 € par tome

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Couverture Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi

« « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. »

J’avais eu un véritable coup de cœur pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande » du même auteur. Evidemment, je me suis jetée sur celui-ci dès sa sortie. Et ce n’est pas passé loin !

L’histoire est magnifique et d’autant plus la façon dont on en apprend les éléments. Le mari de Pauline la quitte et c’est tout son monde qui s’effondre. Elle lui demande de lui laisser une chance, pour essayer de raviver la flamme qui les habitait il n’y a pas encore si longtemps. Alors, elle lui écrit des lettres, celles-ci relatent les souvenirs que Pauline gardent de leur amour. Et puis, Ben fait de même et là on sait. Et tout nous saute aux yeux et vient cogner notre cœur.

J’en ai versé des larmes en lisant ce roman… Tellement poignant, tellement dur et tellement beau en même temps.

Virginie Grimaldi a encore su manier les thèmes que je préfère de façon juste, sincère et émouvante : l’amour, la maternité, l’amitié, la famille. Et puis elle aborde un thème qui me touche plus personnellement, l’alcoolisme. Tout ça ponctué par des notes d’humour. Ça donne un roman où l’on pleure littéralement de rire. Parce que les sujets sont forts mais sont abordés judicieusement avec une touche d’humour propre à l’auteur qui rend ses livres et son style vraiment uniques.

Au fond, l’histoire est simple et arrive à des dizaines de personnes chaque jour. Mais on n’ose pas toujours en parler, chacun a sa propre façon de réagir et c’est tellement beau ici.

Un roman plein d’espoir, de tristesse et d’humour où les moments de pure joie côtoient les moments de tristesse intense sans qu’aucun des deux n’occulte les autres. Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi, j’ai déjà bien trop hâte.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi, publié chez Fayard – 464 pages – 19 €

De tes nouvelles – Agnès Ledig

Couverture "de tes nouvelles" Agnès Ledig

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

Agnès Ledig est clairement dans le top 3 de mes auteurs préférés. Je n’ai jamais vraiment été déçue par un de ses livres, par contre, quand j’en ouvre un, j’ouvre en même temps une boite de mouchoirs car je sais que je vais être bouleversée. J’avais aimé suivre le destin d’Eric, Valentine et Anna-Nina dans « On regrettera plus tard », l’histoire était touchante et pleine de bons sentiments. Nous les retrouvons ici tous les 3 quelques mois plus tard.

J’ai beaucoup aimé ce roman, mais c’est celui que j’aime le moins. On passe un bon moment de lecture, certes, mais je m’attendais à être transportée bien au-delà de ce que je l’ai été… J’ai trouvé l’histoire quelque peu banale, même s’il y a quelques rebondissements, je ne cernais pas vraiment d’intrigue. On suit le quotidien d’un groupe de personnes plus différentes et attachantes les unes que les autres mais ça s’arrête là. Je n’ai pas sorti les mouchoirs finalement, et peut-être que c’était de ça que j’avais envie en fait ! Malgré tout, difficile de quitter tous ces joyeux lurons et j’en suis ressortie avec comme une envie d’encore.

Ça reste quand même une histoire très agréable, un feel-good book comme on en a parfois besoin. La plume d’Agnès Ledig est belle et fluide, j’aime toujours autant. C’est un roman que je recommande pour se détendre mais pas pour se faire balader d’émotion en émotion comme elle nous y a habitués.

De tes nouvelles d’Agnès Ledig, publié chez Albin Michel – 352 pages – 19,80 €

 

Un doux pardon – Lori Nelson Spielman

Couverture un doux pardon Spielman

« Il suffit parfois d’une simple pierre pour faire basculer le destin. Une simple pierre ou plutôt deux, arrivées par la poste. Hannah Farr, animatrice télé en plein flottement tant professionnel qu’amoureux, se trouve ainsi face à un choix. Renvoyer l’une de ces pierres à celle qui la martyrisa enfant, c’est lui accorder son pardon. Mais à qui adresser la seconde, censée perpétuer la chaîne ? S’il est facile de pardonner, demander des excuses peut à jamais changer le cours d’une vie… »

J’ai tellement entendu de bien sur ce livre que je voulais absolument le découvrir. Je me le suis procuré pour ensuite le laisser dans ma PAL tout ce temps. Quand j’ai vu le coup de cœur qu’avait eu un de mes contacts pour ce roman, je me suis enfin décidée à le sortir. Je m’attendais à un chef d’œuvre tant j’avais entendu d’éloges. Et puis, comme c’est souvent le cas quand j’en attends trop, j’ai été déçue.

C’est une jolie histoire, mais je la trouve somme toute un peu banale. L’idée des pierres du pardon est originale bien sûr, mais à part ça, c’est un peu plat. Il faut dire aussi que j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture que j’ai trouvée monotone… Et avec le personnage principal également. Je ne me suis pas du tout attachée à Hannah, j’ai eu à plusieurs reprises envie de lui mettre des claques pour la réveiller, elle ne se rend compte de rien, je l’ai trouvée molle, naïve et complètement lunatique.

Le dernier point qui m’a déçue, c’est de ne pas avoir eu de réponses à toutes les questions qu’on rencontre au fur et à mesure de la lecture. J’ai trouvé dommage qu’on nous laisse dans le flou alors que ça me semblait important pour le dénouement de l’histoire et les conclusions de connaitre certains détails.

Un roman un peu trop dégoulinant de bonnes intentions à mon goût, j’aurais aimé un peu plus d’inattendu, de rebondissements. Il m’aurait bien plu comme lecture de plage mais je m’attendais à quelque chose de plus profond. J’ai quand même passé un bon moment de lecture mais les 450 pages (et les longueurs qui allaient avec) seront bien vite oubliées.

Un doux pardon de Lori Nelson SPIELMAN, publié aux éditions Pocket – 448 pages – 8€

Danser au bord de l’abîme – Grégoire Delacourt

Danser au bord de l'abîme couverture

« Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie. Aussitôt, elle sait. »

Et oui, encore un livre de Grégoire Delacourt ! Malgré que ses livres ne soient pas des coups de cœur, j’adore sa plume et quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau roman, j’ai été curieuse et puis le résumé a fini de me convaincre. Aussitôt acheté, aussitôt dévoré…

Ses mots sont décidément magnifiques. J’aurais aimé prendre le temps de noter toutes ces phrases si poétiques qui résonnaient en moi mais j’avais trop envie de connaitre le fin mot de l’histoire. Et puis, je crois que j’aurais au moins recopié la moitié du roman tant les mots choisis sont justes et beaux.

Le livre se découpe en plusieurs parties. J’ai adoré la première, un chouilla moins les autres et j’ai été déçue par la fin que j’aurais préféré un peu plus dramatique (jamais contente !). L’auteur a parfaitement su se mettre dans la peau d’une femme pour exprimer ses sentiments et sensations, c’est obsédant.

Je n’ai pas trop envie de vous parler de l’histoire car j’ai aimé me laisser surprendre. C’est « simplement » l’histoire d’une femme qui tombe amoureuse d’un inconnu et à partir de ce moment, sa vie va littéralement basculer. Emmanuelle a tout pour être heureuse et se demande si elle prendrait le risque immense de l’être encore plus. Elle veut se sentir vivante.

L’histoire est régulièrement mise en parallèle avec celle de la chèvre de Monsieur Seguin que j’ai aimé découvrir. Selon moi, c’est une très belle idée qui permet de rythmer le livre.

Encore une fois ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai retrouvé la mélancolie et la finesse de l’écriture de Delacourt et rien que pour ça j’ai adoré ce roman. J’ai retrouvé quelques soupçons de mes auteurs préférés : un peu d’Agnès Ledig, un peu d’Agnès Martin Lugand peut-être même aussi un peu de Gavalda.

Une histoire d’amour, des histoires d’amours, d’amitié, de famille, la vie, la mort, après la mort, avant la mort, pendant la vie… Ce livre nous pousse à nous remettre en questions et à profiter de la vie tant qu’elle est là. Et pour ça et pour la plume subjuguante de Grégoire Delacourt, je vous le recommande.

Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt, publié aux éditions JC Lattès – 360 pages – 19€