Les Carnets de Cerise – Tome 5

Couverture carnets de cerise tome 5

Résumé

« Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis. Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance, des premières rencontres aux premiers mensonges… Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose… »

Mon avis

Quel bonheur de retrouver Cerise ! C’est une des rares BD dont j’achète les nouveaux tomes dès leur sortie. Je les ai tous beaucoup aimés et j’attendais celui-ci avec impatience. Mon Chéri me l’a offert pour Noël et j’étais ravie.

Pas de suspens, j’ai adoré ce dernier volet. Le meilleur d’après moi ! On a dans celui-ci une révélation qu’on attendait depuis le début. Je n’ai fait que pleurer, cette BD est tellement émouvante…

J’adore voir évoluer la relation entre sa mère et elle. Ici, elles s’expriment dans un premier temps par lettres et c’est d’autant plus poignant.

Et puis les illustrations, quoi ! Elles sont ma-gni-fi-ques, il n’y a qu’à regarder la couverture pour s’en rendre compte. Quel talent, quel travail ! J’adore 🙂

Ce n’est pas une BD comique, elle n’est pas à mettre entre toutes les mains selon moi. Les sujets traités ici ne sont pas gais (même s’ils sont abordés de manière douce) et il se pourrait que ça blesse un public qui ne serait pas averti ou des jeunes enfants trop sensibles (comme moi maintenant ^^, alors je n’imagine même pas si je l’avais lu à 8-9 ans !). Ce n’est pas du Titeuf ou du Cédric… Mais ça reste tellement joli et mignon quand même, que je pense les relire cette année. Il me semble que c’est le dernier tome de la saga et j’ai ce pincement au cœur de quitter ces jolis personnages.

Je vous conseille vivement de lire cette BD, c’est un petit bijoux qui se déguste, d’autant plus si on le lit en étant adulte. Notre recul nous permet de lire entre les lignes et c’est génial.

Les carnets de Cerise, Tome 5 – Des premières neiges aux perséides de Joris Chamblain et Aurélie Neyret – Publié aux éditions soleil, collection Métamorphose – 80 pages – 15,95€

[album jeunesse] Sans titre d’Hervé Tullet

Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis un moment, Lucy adore les livres presque autant que moi et je suis toujours à la recherche de beaux albums. Celui-ci est super original, je l’ai acheté comme cadeau de Noël mais évidemment je l’ai lu et je suis certaine qu’il va beaucoup lui plaire.

Pourquoi ? Parce que ce livre s’adresse directement aux petits lecteurs. On débarque dans l’histoire mais les personnages, eux, ne sont pas du tout prêts ! Il n’y a pas d’histoire… Alors ils vont en inventer une, en fin ils vont essayer.

Sans titre Hervé Tullet couverture

Résumé

« Sans titre est un livre… inachevé. Vous arrivez trop tôt. Les personnages sont encore un peu brouillons, et l’histoire… Il n’y en a pas. Bon, mais alors l’auteur, lui, que fait-il ? Hervé Tullet se met en scène et nous fait visiter les coulisses de la création. Une fois encore, il surprend ses lecteurs, pour leur plus grande joie ! Pas facile d’expliquer aux enfants ce que sont des personnages, un auteur, une narration… Une fois refermé cet album, ils auront saisi ces notions subtiles, tout en s’étant payé une bonne tranche de rigolade. »

Mon avis

J’aime beaucoup ce genre d’histoires originales, qui sortent carrément de l’ordinaire. Les dessins sont rigolos (même s’ils sont brouillons car l’histoire le veut), tout colorés et le fait qu’ils nous parlent à nous qui lisons l’album, je trouve ça super chouette, les enfants adorent !

page sans titre hervé tullet

A priori on pourrait croire que ce livre n’apporte pas grand chose, à part un petit moment de rigolade. Mais ça permet également de donner une autre dimension à la lecture et de s’interroger ensemble sur le rôle des personnages, de l’auteur, des dessins etc.

Nous avions déjà découvert l’auteur grâce à un album qu’on avait loué à la bibliothèque et que Lucy avait adoré, qui s’appelle « On joue ? » où l’enfant doit suivre un point dans tout plein de péripéties. C’est aussi lui qui se cache derrière le très connu « Un livre ». J’ai vu qu’il avait fait de nombreux albums dans ce style, qui permettent aux enfants d’interagir, j’ai hâte d’en découvrir de nouveaux !

En bref, c’est un album rempli d’humour qui plaira sans aucun doute aux petits comme aux plus grands.

Sans Titre d’Hervé Tullet publié chez Bayard Jeunesse – 64 pages – 3 ans et + – 11,90€

 

Forbidden – Tabitha Suzuma

Forbidden Suzuma couverture

Résumé

« Forbidden est un roman profondément troublant. L’amour qui naît entre Maya et Lochan est un amour impossible parce que la société l’interdit. Pourtant, dans cette famille dysfonctionnelle dont ils ont pris les rênes, se substituant à des parents absents, l’amour de Maya et Lochan a beau être contre-nature, c’est naturellement qu’il éclot. Privés de leurs repères dans cette famille qui vit repliée sur elle-même, ces adolescents fragiles luttent contre leur désir et leurs sentiments car ils savent que leur amour sera condamné unanimement par le monde extérieur. »

Mon avis

J’étais plutôt sceptique en commençant ce roman, j’avais l’impression de découvrir une énième histoire d’amour entre deux ados. Mais je n’ai pas lâché l’affaire car malgré tout, dès les premières pages, l’histoire devient addictive. On se retrouve plongé dans une famille écorchée : un père qui les a abandonnés, une mère absente et alcoolique pour le peu qu’elle est présente, deux ados qui doivent endosser le rôle de parents, des frères et sœurs qui ont du mal et accusent le coup…

J’ai aimé découvrir le quotidien de Maya et Lochan, j’ai adoré ces deux personnages d’ailleurs car ils sont tellement fragiles mais tellement courageux… La timidité de Lochan m’a émue et la simplicité de Maya également. Leur histoire d’amour naissante est belle et contraste avec leur vie de tous les jours. Certes ils sont soudés entre frères et sœurs mais tout est tellement compliqué pour eux.

J’ai fini ce roman en larmes tant la fin est bouleversante. C’est une histoire qui reste, pas le genre de roman que l’on oublie après quelques semaines. C’est beau, c’est fort et c’est tout autant tragique. On ne peut que s’imaginer à la place de tous les personnages, faire preuve d’empathie et essayer de comprendre ce qui peut sembler incompréhensible.

Le thème de l’inceste peut rebuter au premier abord mais il faut se laisser tenter malgré tout, croyez-moi ! Ce n’est pas passé loin du coup de cœur pour moi. Pourtant il est plutôt rare que ce soit le cas pour les ouvrages dont on entend énormément parler comme celui-ci mais je rejoins l’avis général : ce livre est à découvrir !

Forbidden de Tabitha Suzuma, publié aux éditions Milady – 380 pages – 16,90 €

Se faire peur pour Halloween avec des livres pour les petits : Cornebidouille

Comme vous le savez si vous nous suivez depuis quelques temps, on est des grands consommateurs de livres à la maison : on en achète pas mal et on va régulièrement à la bibliothèque pour faire le plein. Il y a quelques semaines, on y est allées pour trouver des histoires qui font (un peu) peur et on est tombé sur une drôle de sorcière : Cornebidouille.

Cornebidouille couverture

Cornebidouille, elle vient pendant la nuit embêter les enfants qui ne veulent pas manger leur soupe. Et Pierre fait partie de ceux-là… Mais Pierre, il n’a pas peur des sorcières et il leur joue de vilains tours !

Dernièrement, je me baladais chez Club (une chaîne de librairies belges) et j’ai trouvé la collection des albums de Cornebidouille, alors que je ne savais pas qu’il y avait une suite, c’était la bonne surprise. Les albums coûtent 5€/pce et sont petits et flexibles mais restent néanmoins solides, la base des livres pour les petits. Il en existe 4 (à ma connaissance) :

Nous avons les deux premiers à la maison et je crois que je vais craquer sous peu pour les deux autres. Lucy en raffole et m’en parle souvent, surtout pendant cette période de l’année où on voit des sorcières partout. Ça permet de dédramatiser un peu et d’avoir moins peur de ces vilaines sorcières.

Ils sont conseillés à partir de 5 ans mais peuvent convenir selon moi pour les petits de 4 ans et même moins : Lucy a 3 ans et demi et comprend très bien l’histoire. Il y a juste quelques vilains mots que je modifie en lisant l’histoire pour éviter d’étoffer son vocabulaire d’insultes, certes rigolotes, mais dont je me passe volontiers 😉

Les dessins sont plutôt jolis (à l’ancienne comme j’aime dire) et ce livre fait beaucoup rire Lucy, elle s’identifie bien à Pierre puisqu’elle déteste la soupe comme lui et qu’elle s’imagine bien elle aussi faire tourner en bourrique une vilaine sorcière !

Je vous conseille donc cette petite série qui ne coûte pas très cher et qui est facilement trouvable en bibliothèque car Cornebidouille est plutôt populaire, mais moi je ne la connaissais pas encore…

Vous connaissez cette série ? Vous en avez d’autres à me conseiller pour Halloween ?

Marked Men, tome 1 : Rule – Jay Crownover

Couverture Marked Men Tome 1 Rule

Résumé

« Lorsqu’elle était adolescente, les parents de Shaw Landon, richissismes, se sont peu occupés d’elle. Elle a alors trouvé refuge dans la famille Archer où elle était particulièrement proche de Remy, frère jumeau de Rule, aujourd’hui décédé dans un accident de voiture. Depuis elle est liée à cette famille, plus qu’à la sienne. Mais Shaw est depuis toujours secrètement amoureuse de Rule qui voit en elle une fille à papa, trop sérieuse et surtout la petite amie de son défunt frère. Qui plus est, tout les oppose : de nature rebelle et fêtard, il est tatoueur et tatoué, a des percings et les cheveux de toutes les couleurs. Avec son look classique, elle est sage et concentrée sur ses études de médecine. Mais parfois il suffit d’une jupe courte et de quelques cocktails pour que le regard que l’on porte sur quelqu’un change… Rule et Shaw tenteront de comprendre ce qu’ils ressentent mutuellement mais entre les traumatismes de leurs familles respectives, les habitudes de coureur de jupons de Rule et l’ex de Shaw qui la harcèle, ces deux-là auront bien du mal à se trouver. Leur amour sera-t-il plus fort que leurs différences ? »

Mon avis

Je ressors mitigée de ma lecture, je pense que j’ai tellement entendu de bien de cette série que j’en attendais trop. J’imaginais plus d’émotions, des personnages plus compliqués. Malgré tout, j’ai bien aimé l’histoire, le milieu et je me suis attachée aux personnages. Ça n’a simplement pas été le coup de cœur que j’attendais. Une histoire un peu trop classique au final et un retournement de situation trop facile à mon goût ont fait que j’ai passé un bon moment de lecture mais je ne vais pas sauter sur le second tome dès ce soir.

Pour comparer, j’ai de loin préféré la saga After dans le même genre et je pense ne garder que cette série là dans ma PAL quand j’aurai envie de lire une romance entre deux histoires un peu plus difficiles.

Les adeptes du genre apprécieront ce livre (il n’y a qu’à lire les centaines de commentaires positifs sur cette histoire) mais moi qui aime lire une romance de temps en temps, ce n’est pas celle vers laquelle je me tournerai forcément. Je pense aussi que malgré les personnages adultes, je ne me suis pas retrouvée dans leur façon d’appréhender les choses. Par contre, un des points positifs que j’adore dans ce livre, c’est la présence d’une playlist, mais (oui, encore !) elle aurait gagné en visibilité si elle était au début du roman pour pouvoir se plonger tout du long dans l’ambiance.

Marked Men Tome 1 : Rule de Jay Crownover publié aux éditions J’ai lu – 416 pages – Prix : 7,40 €

Coup de cœur BD : La petite Mort(e)

Pour mon anniversaire, j’ai reçu une série de BD que j’ai littéralement dévorée : La petite Mort(e). Elle se décompose en 4 tomes : 3 tomes de la petite Mort et 1 tome de la petite Morte (la fille de la petite Mort). Bon, vu comme ça, ça n’a pas l’air super fun et plutôt morbide, mais je me suis bidonnée du début à la fin ! L’humour est décalé, un peu noir mais pas trop non plus (selon moi hein), les dessins sont sympas. Et puis, j’ai bien aimé suivre le quotidien de cette famille déjantée.

« La Petite Mort vit des jours heureux avec Papa et Maman Mort. Il va à l’école, tombe amoureux d’une fille de sa classe et essaie de se faire des amis. Bref, à quelques détails près, la Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n’est qu’il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père. Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste ! »

La petite Mort Planche

Avec un petit plus pour Hello Kittu et Morora l’exploratrice, la cerise sur le gâteau avec ces planches à mourir de rire qui viennent ponctuer les BD.

Si vous aimez les jeux de mots pourris et l’humour un peu noir, foncez, vous ne serez pas déçus !

Et vous, êtes-vous amateurs de BD ? Quelles sont celles que vous préférez et dont vous achetez les tomes dès leur sortie ?

La petite Mort(e) de Davy Mourtier, publié aux éditions Delcourt – 15,50 € par tome

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Couverture Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi

« « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. »

J’avais eu un véritable coup de cœur pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande » du même auteur. Evidemment, je me suis jetée sur celui-ci dès sa sortie. Et ce n’est pas passé loin !

L’histoire est magnifique et d’autant plus la façon dont on en apprend les éléments. Le mari de Pauline la quitte et c’est tout son monde qui s’effondre. Elle lui demande de lui laisser une chance, pour essayer de raviver la flamme qui les habitait il n’y a pas encore si longtemps. Alors, elle lui écrit des lettres, celles-ci relatent les souvenirs que Pauline gardent de leur amour. Et puis, Ben fait de même et là on sait. Et tout nous saute aux yeux et vient cogner notre cœur.

J’en ai versé des larmes en lisant ce roman… Tellement poignant, tellement dur et tellement beau en même temps.

Virginie Grimaldi a encore su manier les thèmes que je préfère de façon juste, sincère et émouvante : l’amour, la maternité, l’amitié, la famille. Et puis elle aborde un thème qui me touche plus personnellement, l’alcoolisme. Tout ça ponctué par des notes d’humour. Ça donne un roman où l’on pleure littéralement de rire. Parce que les sujets sont forts mais sont abordés judicieusement avec une touche d’humour propre à l’auteur qui rend ses livres et son style vraiment uniques.

Au fond, l’histoire est simple et arrive à des dizaines de personnes chaque jour. Mais on n’ose pas toujours en parler, chacun a sa propre façon de réagir et c’est tellement beau ici.

Un roman plein d’espoir, de tristesse et d’humour où les moments de pure joie côtoient les moments de tristesse intense sans qu’aucun des deux n’occulte les autres. Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi, j’ai déjà bien trop hâte.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi, publié chez Fayard – 464 pages – 19 €

De tes nouvelles – Agnès Ledig

Couverture "de tes nouvelles" Agnès Ledig

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

Agnès Ledig est clairement dans le top 3 de mes auteurs préférés. Je n’ai jamais vraiment été déçue par un de ses livres, par contre, quand j’en ouvre un, j’ouvre en même temps une boite de mouchoirs car je sais que je vais être bouleversée. J’avais aimé suivre le destin d’Eric, Valentine et Anna-Nina dans « On regrettera plus tard », l’histoire était touchante et pleine de bons sentiments. Nous les retrouvons ici tous les 3 quelques mois plus tard.

J’ai beaucoup aimé ce roman, mais c’est celui que j’aime le moins. On passe un bon moment de lecture, certes, mais je m’attendais à être transportée bien au-delà de ce que je l’ai été… J’ai trouvé l’histoire quelque peu banale, même s’il y a quelques rebondissements, je ne cernais pas vraiment d’intrigue. On suit le quotidien d’un groupe de personnes plus différentes et attachantes les unes que les autres mais ça s’arrête là. Je n’ai pas sorti les mouchoirs finalement, et peut-être que c’était de ça que j’avais envie en fait ! Malgré tout, difficile de quitter tous ces joyeux lurons et j’en suis ressortie avec comme une envie d’encore.

Ça reste quand même une histoire très agréable, un feel-good book comme on en a parfois besoin. La plume d’Agnès Ledig est belle et fluide, j’aime toujours autant. C’est un roman que je recommande pour se détendre mais pas pour se faire balader d’émotion en émotion comme elle nous y a habitués.

De tes nouvelles d’Agnès Ledig, publié chez Albin Michel – 352 pages – 19,80 €

 

Un doux pardon – Lori Nelson Spielman

Couverture un doux pardon Spielman

« Il suffit parfois d’une simple pierre pour faire basculer le destin. Une simple pierre ou plutôt deux, arrivées par la poste. Hannah Farr, animatrice télé en plein flottement tant professionnel qu’amoureux, se trouve ainsi face à un choix. Renvoyer l’une de ces pierres à celle qui la martyrisa enfant, c’est lui accorder son pardon. Mais à qui adresser la seconde, censée perpétuer la chaîne ? S’il est facile de pardonner, demander des excuses peut à jamais changer le cours d’une vie… »

J’ai tellement entendu de bien sur ce livre que je voulais absolument le découvrir. Je me le suis procuré pour ensuite le laisser dans ma PAL tout ce temps. Quand j’ai vu le coup de cœur qu’avait eu un de mes contacts pour ce roman, je me suis enfin décidée à le sortir. Je m’attendais à un chef d’œuvre tant j’avais entendu d’éloges. Et puis, comme c’est souvent le cas quand j’en attends trop, j’ai été déçue.

C’est une jolie histoire, mais je la trouve somme toute un peu banale. L’idée des pierres du pardon est originale bien sûr, mais à part ça, c’est un peu plat. Il faut dire aussi que j’ai eu beaucoup de mal avec l’écriture que j’ai trouvée monotone… Et avec le personnage principal également. Je ne me suis pas du tout attachée à Hannah, j’ai eu à plusieurs reprises envie de lui mettre des claques pour la réveiller, elle ne se rend compte de rien, je l’ai trouvée molle, naïve et complètement lunatique.

Le dernier point qui m’a déçue, c’est de ne pas avoir eu de réponses à toutes les questions qu’on rencontre au fur et à mesure de la lecture. J’ai trouvé dommage qu’on nous laisse dans le flou alors que ça me semblait important pour le dénouement de l’histoire et les conclusions de connaitre certains détails.

Un roman un peu trop dégoulinant de bonnes intentions à mon goût, j’aurais aimé un peu plus d’inattendu, de rebondissements. Il m’aurait bien plu comme lecture de plage mais je m’attendais à quelque chose de plus profond. J’ai quand même passé un bon moment de lecture mais les 450 pages (et les longueurs qui allaient avec) seront bien vite oubliées.

Un doux pardon de Lori Nelson SPIELMAN, publié aux éditions Pocket – 448 pages – 8€

Danser au bord de l’abîme – Grégoire Delacourt

Danser au bord de l'abîme couverture

« Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie. Aussitôt, elle sait. »

Et oui, encore un livre de Grégoire Delacourt ! Malgré que ses livres ne soient pas des coups de cœur, j’adore sa plume et quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau roman, j’ai été curieuse et puis le résumé a fini de me convaincre. Aussitôt acheté, aussitôt dévoré…

Ses mots sont décidément magnifiques. J’aurais aimé prendre le temps de noter toutes ces phrases si poétiques qui résonnaient en moi mais j’avais trop envie de connaitre le fin mot de l’histoire. Et puis, je crois que j’aurais au moins recopié la moitié du roman tant les mots choisis sont justes et beaux.

Le livre se découpe en plusieurs parties. J’ai adoré la première, un chouilla moins les autres et j’ai été déçue par la fin que j’aurais préféré un peu plus dramatique (jamais contente !). L’auteur a parfaitement su se mettre dans la peau d’une femme pour exprimer ses sentiments et sensations, c’est obsédant.

Je n’ai pas trop envie de vous parler de l’histoire car j’ai aimé me laisser surprendre. C’est « simplement » l’histoire d’une femme qui tombe amoureuse d’un inconnu et à partir de ce moment, sa vie va littéralement basculer. Emmanuelle a tout pour être heureuse et se demande si elle prendrait le risque immense de l’être encore plus. Elle veut se sentir vivante.

L’histoire est régulièrement mise en parallèle avec celle de la chèvre de Monsieur Seguin que j’ai aimé découvrir. Selon moi, c’est une très belle idée qui permet de rythmer le livre.

Encore une fois ce n’est pas un coup de cœur mais j’ai retrouvé la mélancolie et la finesse de l’écriture de Delacourt et rien que pour ça j’ai adoré ce roman. J’ai retrouvé quelques soupçons de mes auteurs préférés : un peu d’Agnès Ledig, un peu d’Agnès Martin Lugand peut-être même aussi un peu de Gavalda.

Une histoire d’amour, des histoires d’amours, d’amitié, de famille, la vie, la mort, après la mort, avant la mort, pendant la vie… Ce livre nous pousse à nous remettre en questions et à profiter de la vie tant qu’elle est là. Et pour ça et pour la plume subjuguante de Grégoire Delacourt, je vous le recommande.

Danser au bord de l’abîme de Grégoire Delacourt, publié aux éditions JC Lattès – 360 pages – 19€

Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom – Barbara Constantine

Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom Barbara Constantine couverture

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l’a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins… Mais comme il a peur de se faire prendre et d’être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu’elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu elle n arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n’était pas passé par là…

Je n’avais jamais entendu parler de ce petit livre avant. En fait, il est apparu dans mes recommandations sur Amazon et il m’a tout de suite attirée. A cause de son titre et de sa couverture qui m’a fait penser à Tobie Lolness peut-être… Quoi qu’il en soit je suis ravie d’avoir fait cette découverte pile en cette période de fêtes.

J’ai beaucoup aimé ce livre car il est plein de bons sentiments. Je ne sais pas si je l’aurais tant aimé si je l’avais lu à une autre période de l’année par contre, car il faut avouer qu’il y a beaucoup de coïncidences et que j’aurais certainement tiqué ! Mais là, c’est ce dont j’avais besoin, comme d’un bon film de Noël.

Tom est un petit garçon vraiment attachant et gentil. Il n’a pas eu la vie facile mais il garde la tête haute malgré tout et fait tout pour que Joss, sa maman, soit fière de lui. Leur relation est magnifique, même si Joss est assez particulière, qu’elle a ses défauts et qu’elle ne prend pas toujours les bonnes décisions, elle veut s’en sortir pour elle et pour son fils.

Et puis il y a Madeleine, Samy et les voisins de Tom, des personnages tous plus attachants les uns que les autres. Des bouts de vie banals mais pas tellement non plus.

C’est un petit livre qui se lit vite mais qui se savoure comme un bonbon. On le referme le sourire aux lèvres malgré les larmes qui me sont montées aux yeux plusieurs fois. C’était joli, c’était tendre, c’était juste ce qu’il me fallait pour finir l’année en douceur.

Il ne me laissera certainement pas un souvenir impérissable mais il a le mérite de m’avoir fait passer un très bon moment.

Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom de Barbara Constantine, publié chez le Livre de poche. 224 pages – 6,10 €

 

Quand la nuit devient jour – Sophie Jomain

Sophie Jomain quand la nuit devient jour couverture avis

« On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée. »

Ce livre m’attirait depuis sa sortie. J’étais d’abord réticente car les sujets abordés sont durs, mais j’avais quand même envie de découvrir ce qu’allait en faire Sophie Jomain. Surtout qu’on la connait plutôt dans un univers un peu plus léger, notamment avec sa saga « Les étoiles de Noss Head » ou Felicity Atcock. C’est d’autant plus remarquable, car elle signe ici un roman poignant et selon moi, très réussi.

Sa plume reste simple mais c’est ce qui fait le charme du roman, on s’attache tout de suite à Camille, on se met à sa place, on essaie de la comprendre. J’avoue avoir pleuré à plusieurs reprises, surtout lors des passages ou elle est confrontée à ses parents qui ne comprennent évidemment pas son choix. Je me suis imaginée à leur place et j’ai compris leur souffrance. Comment réagir quand votre enfant vous dit qu’il va mourir, parce qu’il l’a choisi et qu’il ne vous reste que quelques mois ensemble ? On ne peut pas se résigner à l’accepter.

Mais ce n’est pas un roman noir du début à la fin. Au contraire, on s’accroche aux bons moments, on essaie de positiver avec Camille. Toutes les personnes qu’elle va rencontrer vont être formidables. C’est quand ses jours sont comptés qu’elle se rend compte de l’importance de ces moments, de ces souvenirs. Ce roman nous en apprend un peu plus sur nous-mêmes, on n’en ressort pas indemne.

Et puis cette fin qu’on attend depuis la première ligne et qui, quand elle est arrivée m’a plongée dans tout un tas de sentiments contradictoires…

C’est un livre que je conseille, il m’a beaucoup plu et j’espère un jour retrouver l’auteure dans ce genre-là car ça lui va très bien aussi !

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain publié aux éditions Pygmalion. Nombre de pages : 224. Prix : 16€

Tobie Lolness tome 1 : La vie suspendue – Timothée de Fombelle

Tobie Lolness tome 1 couverture

« Tobie Lolness mesurait un millimètre et demi, ce qui n’était pas grand pour son âge. Ainsi commence le récit des aventures du jeune Tobie, qui appartient au peuple du grand chêne. Ce peuple ne connaît pas d’autre univers que celui de l’arbre, creusant ses maisons dans les branches, traçant ses chemins dans les sillons de l’écorce, faisant travailler les charançons, élevant leurs larves pour se nourrir. Le père de Tobie, savant génial et sage, a refusé de livrer le secret d’une invention révolutionnaire qui permet de transformer la sève de l’arbre en énergie motrice. Il sait que certains s’en serviraient au détriment de l’arbre. Furieux, le Grand Conseil a condamné la famille Lolness à l’exil dans les Basses-Branches, territoire sauvage et sombre, près de la frontière des Pelés. Là pourtant, Tobie vit heureux et rencontre Elisha qui devient son amie. Mais les Lolness sont rejugés et, cette fois, condamnés à mort. Seul Tobie parvient à s’échapper. Se cachant au creux des écorces, courant parmi les branches, Tobie fuit, traqué par les siens… »

Quel bonheur de se plonger dans un tel univers ! Timothée de Fombelle sait très bien faire cela, j’ai pu m’en rendre compte avec « Le livre de Perle » que j’avais aimé aussi. Nous sommes ici dans un roman qui s’adresse aux plus jeunes (dès 11 ans) mais je pense qu’il peut séduire tout le monde tant l’univers est joli et l’histoire palpitante. Au début on découvre donc Tobie qui fuit, qui est poursuivi par son peuple, tout le monde veut le capturer mais on ne sait pas encore pourquoi. On apprend alors à connaitre l’Arbre, l’univers de Tobie et des siens. Il nous raconte sa famille, ses souvenirs et au fil de l’histoire les pièces du puzzle se mettent en place et on comprend pourquoi il cherche à tout prix à partir loin. On s’attache à lui comme à un frère, on veut qu’il s’en sorte pour qu’il nous livre encore et encore les secrets de son histoire. On s’attache à sa famille, son père et sa mère qui sont retenus prisonniers. C’est ça qui donne à Tobie sa rage de vivre, son but, c’est de libérer ses parents. Il va apprendre l’amitié, la trahison, l’amour et la dureté de la vie. Il va vivre mille choses et notre cœur battra au même rythme que le sien pendant toute l’histoire. Lorsqu’on referme le livre sur la dernière page, il est difficile de ne pas se ruer sur le tome 2 pour avoir le fin mot de l’histoire. Il y a pleins de rebondissement dans ce roman mais ils ne sont jamais prévisibles et c’est une surprise à chaque coup dur ou à chaque main qui se tend pour aider Tobie.

Timothée de Fombelle est un auteur comme je les aime, il manie ses univers comme personne et arrive toujours à nous faire passer des jolis messages et surtout à nous faire passer un bon moment de lecture. N’ayez pas d’à priori sur le public ciblé car Tobie saura charmer tout le monde et vous ne regarderez plus jamais un arbre de la même façon… Pour moi, ce n’est pas passé loin du coup de cœur !

Tobie Lolness, Tome 1: La vie suspendue de Timothée de Fombelle, illustré par François Place, publié chez Gallimard Jeunesse ; 320 pages ; 17,50 € ;

Et si… – Rebecca Donovan

Et si Rebecca Donovan couverture

« Quand Cal retrouve Nicole à des milliers de kilomètres de leur ville natale, il n’en croit pas ses yeux. Son amie d’enfance dont il a toujours été amoureux prétend s’appeler Nyelle, et son caractère semble à l’opposé de ce qu’elle était. Qui est vraiment Nyelle ? Nicole, frappée d’amnésie ? Un simple sosie ? La seule chose dont Cal est sûr, c’est qu’il ne peut plus vivre sans elle… »

J’ai acheté ce livre sur un coup de tête. La couverture me plaisait et j’avais entendu énormément de bien de Rebecca Donovan.

 J’ai apprécié ma lecture, une jolie romance addictive un peu différente de toutes celles que l’on voit d’habitude. Différente car on ne sait pas si Nyelle/Nicole joue un jeu ou si elle est vraiment sincère. Addictive car on veut connaitre la vérité et si nos théories sont les bonnes.

J’ai aimé tous les personnages : Cal, Nyelle mais aussi Rae, tous très différents mais très attachants. De belles amitiés sont ici dépeintes, c’est très touchant. On nous parle aussi des parents qui veulent que leurs enfants soient parfaits, du danger, des conséquences que cela peut avoir. C’était également intéressant de découvrir une romance du point de vue du personnage masculin.

Je n’avais jamais lu Rebecca Donovan, même si j’ai le 1er tome de sa trilogie (Ma raison de vivre) dans ma PAL depuis une éternité (mais j’ai un peu de mal avec les livres qui font le buzz j’ai toujours peur d’être déçue). Elle m’a beaucoup fait penser à Colleen Hoover que j’aime beaucoup. J’ai aimé sa plume et son histoire, même si j’avais deviné la chute un peu avant qu’on la découvre. Le seul point noir selon moi est la fin un peu trop édulcorée à mon goût, qui ne va pas forcément avec le ton de l’histoire.

Malgré tout, je conseille ce roman pour passer un bon moment, il se lit rapidement et l’histoire est originale.

Et si… de Rebecca Donovan, publié aux éditions PKJ – Nombre de pages : 480. Prix : 18,50 €

La ballade de l’enfant gris – Baptiste Beaulieu

La ballade de l'enfant gris Baptiste Beaulieu Couverture

« C’est l’histoire de Jo’, jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit. C’est l’histoire de No’, un petit garçon de sept ans attachant et joueur, qui est atteint d’un mal incurable et ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital. C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils. Un matin, dans la chambre de l’enfant, survient un drame qui lie à jamais le destin de ces trois êtres. Jo’ devra tout quitter pour partir sur les traces de Maria et percer ses mystères. »

Je mettais énormément d’espoir dans ce roman, toutes les critiques que j’ai lues étaient élogieuses. Malheureusement ça n’a pas pris avec moi. Pour plusieurs raisons… Déjà, je crois que j’avais mis la barre trop haut, comme à chaque fois que je lis des avis super positifs sur un livre. Ensuite, c’est un roman « à retardement » c’est à dire que les chapitres sont organisés comme ça : un chapitre avant « la déchirure » suivi d’un chapitre après la déchirure. Donc tout le long du roman, on ne sait pas quel est ce drame horrible qui s’est produit et on a bien le temps d’imaginer le pire. J’ai trop d’imagination je crois ! Je m’attendais à quelque chose de spectaculaire et j’ai l’impression de n’avoir rien appris d’autre que ce qu’on nous raconte tout au long de l’histoire.

J’ai peiné pour lire ce livre que je croyais dévorer en une soirée. Une semaine et demi, c’est très long pour moi. Pourtant, j’adore vraiment la plume de l’auteur. J’ai beaucoup aimé « Alors vous ne serez plus jamais triste« . J’ai vraiment eu un problème ici avec la structure de l’histoire. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Même à No… Pourtant un enfant malade, c’est dur de ne pas s’y attacher…

Je n’ai pas tout détesté dans ce roman évidemment. Comme je l’ai dit plus haut, la plume de l’auteur est magnifique. J’ai pleuré aussi (comme d’habitude ^^), parce que les mots me touchent, les thèmes abordés aussi. Une fois ouvert, impossible de le refermer sans connaitre le fin mot de l’histoire. Et puis, la/les morale(s) de l’histoire est/sont belle(s) aussi.

Je crois être passée totalement à côté de ce roman. J’aime que les étapes d’une histoire soient claires et c’est peut-être parce que j’ai mis du temps à le lire que je me suis sentie un peu embrouillée. Peut-être que l’alternance des chapitres dans le passé et le futur ont joué aussi. Le manque de vraisemblance dans les actes des personnages a été difficile pour moi également.

J’ai été déçue mais en même temps, j’ai quand même envie de vous recommander ce livre car j’ai envie que vous me donniez votre avis, tout le monde a l’air de tellement l’apprécier, je n’ai pas lu une seule critique négative à son sujet. Je me demande même si je ne devrais pas le relire pour être sûre d’avoir bien tout compris !

La ballade de l’enfant gris de Baptiste Beaulieu publié aux éditions Mazarine – Nombre de pages : 416. Prix : 18 €