Mon accouchement : j’ai préféré celui sans péridurale !

Salle accouchement
Ça c’était en rentrant dans la salle d’accouchement, quand je faisais encore ma maligne !

Je reviens aujourd’hui, pile une semaine après avoir donné la vie à Raffael (edit : ahah ça c’était quand j’ai commencé à écrire l’article #écrireEntre2coliques), pour vous raconter comment ça s’est passé. Si on m’avait dit que mon accouchement ressemblerait à ça, j’aurais bien ri… Et pourtant !

Lundi 2/10 à midi j’avais rendez-vous chez mon gynéco pour un monito et une visite. Il m’avait dit 3 jours avant que si bébé n’était pas là à cette date, je rentrerais pour un déclenchement. Je ne vous raconte même pas les kilomètres que j’ai parcourus ce weekend là ! Je n’avais pas envie qu’il provoque mon accouchement, je voulais tellement que tout cela se fasse naturellement… Mais lundi midi, toujours rien et le monito était des plus calmes. Comme prévu mon gynéco me dit de rentrer à la clinique le soir même, à 23h, pour une première injection à 2h du matin. Mais il me fait quand même un décollement (« attends je regarde si ton col a bougé » et surpriiiise j’en profite pour y aller sans rien te demander grrr). Bref, le truc hyper douloureux qui te fait marcher comme un cow boy le reste de la journée…

Vers 14h, je devais passer chez ma mère et j’avais toujours aussi mal, il me semble que ça commence quand même à ressembler à de petites contractions mais j’attends, elles sont fort espacées et j’ai encore 1000 choses à faire ! On en profite pour faire quelques petits derniers achats pour bébé car j’ai peur de ne pas avoir assez de vêtements à sa taille, monsieur risque d’être un modèle réduit comme sa soeur… Et toujours ses petites contractions.

On rentre à la maison avant d’aller souper chez ma sœur. Là, les contractions se font de plus en plus fortes mais je me dis que c’est sûrement dû au fait qu’il m’a fait ce décollement. Vers 18h je télécharge quand même une application qui me permet de les compter, de voir les minutes qui les sépare et leur durée.

Avant de partir chez ma soeur, elles sont donc espacées de 2 minutes 30 environ. Mais j’ai faim et je ne tiens pas à revivre un accouchement sans rien avoir avalé alors je prends encore un peu sur moi et je mange tranquillement, sous le regard apeuré de ma soeur qui me voit compter mes contractions !

Vers 19h30 on part pour l’hôpital. Les urgences sont complètement saturées, mais pas le choix, je dois m’inscrire et donc attendre…

20h20 on me fait directement m’installer dans la salle d’accouchement avec un monito, qui reste plutôt calme : les contractions sont là mais ne sont pas encore très fortes. On m’informe gentiment qu’il n’y a pas d’anesthésiste pendant la nuit (wtf ?), mais je m’en fous puisque je dois seulement accoucher le lendemain. On m’examine, mon col n’a pas bougé. La sage femme décide de déjà me poser le cathéter comme ça ce ne sera plus à faire ensuite, elle me dit de me reposer, qu’on viendra m’injecter le produit à 2h comme prévu. Sauf que le cathéter était défectueux et que c’est une marre de sang qui est sortie de l’aiguille ! Elle en repose un, tout va bien, maintenant il faut que je prenne mon mal en patience…

Les contractions continuent, je décide de marcher un peu pour faire passer la douleur. 1h40 : je perds les eaux au milieu de la chambre, le temps de courir aux toilettes il y en avait partout et là je n’avais qu’une peur : que la sage-femme glisse en arrivant (paye tes angoisses, merci !).

Là, l’intensité des contractions a augmenté d’une force… Mais la sage femme tenait à m’injecter le produit à 2h… On y est presque, elle m’auscultera à ce moment-là. Je me remets sur le lit, mais je n’arrivais plus à gérer mes contractions. Dans un ultime espoir de gérer la douleur, je décide de me remettre debout pour marcher, ça fonctionnait bien avant. Je pose un pied par terre, et là, je sens que bébé vient de faire un plongeon en avant, qu’il est là, je sens sa tête et je dois pousser ! Je dis gentiment à Chéri (d’après lui, je n’avais pas l’air si gentille ^^) d’aller appeler les sages femmes. Et pendant ce temps, je me remets sur le lit comme je peux.

J’avais raison, bébé était bien là. J’ai donc pu commencer à pousser (soulagement), impossible pour moi de ne pas hurler, je pense que s’il y avait une femme sur le point d’accoucher à proximité, elle était sans doute en train de serrer les fesses mdr.

J’ai cru que j’allais mourir hein, faut se l’avouer. J’ai aussi pensé que sa tête ne passerait jamais. Qu’il allait m’ouvrir les entrailles… Allez j’arrête là ^^ j’ai douillé, j’ai eu très mal mais dès que sa tête est passée, je me suis sentie beaucoup mieux (un peu comme quand la péridurale fait effet en fait). On m’a demandé de prendre mon bébé dans les mains, il avait le cordon enroulé 2 fois autour du coup mais elles ont pu l’enlever facilement, Chéri a pu couper le cordon, il était soulagé lui aussi…

Et puis (pendant qu’on me recousait) j’ai pu avoir mon bébé sur moi, l’admirer quelques heures avec le Chéri avant qu’on nous ramène dans notre chambre. C’était magique, j’avais déjà oublié la douleur, j’étais déjà prête à recommencer s’il le fallait !

Parce que certes, je me disais que les femmes qui hurlaient dans les films et à la télé en faisait des caisses, et je me trompais parce que c’était tout bonnement impossible de ne pas hurler tant la douleur était forte. Mais après ce court moment passé, la douleur s’estompe très rapidement, je savais marcher, j’étais bien, je n’avais pas eu d’épisiotomie (ma grande crainte) et quelques jours après j’étais prête à retourner à la maison et avoir une vie active, ce qui n’était pas le cas pour mon 1er accouchement avec péri et épisio. Et puis, j’étais fière d’y être arrivée, de ne pas avoir injecté du produit à mon bébé, que tout ce soit fait naturellement.

Raffael était dans mes bras à 2h05 et c’était le plus beaux des bébés…

Par contre, je ne pense pas que j’aurais géré les choses de la même façon si j’avais su ou voulu accoucher sans péri. Là, tout s’est fait très rapidement, je n’ai pas eu le choix, je n’étais absolument pas préparée à cet accouchement là.

Et j’ai eu des sages femmes au top du top qui sont restées calmes contrairement à mon 1er accouchement où toutes les stagiaires du service étaient dans la salle et où je me faisais hurler dessus pour pousser…

Si c’était à refaire je re-signe tout de suite, grâce à ça j’ai pu ne rester que 2 jours à l’hôpital et être rapidement avec ma grande, tous les 4 à la maison !

Et vous, vous gardez de bons souvenirs de vos accouchements ?

Elle ne veut pas d’un petit frère…

Dès que j’ai appris ma grossesse et qu’elle a été confirmée, j’ai voulu en parler à Lucy, je voulais qu’elle soit la première au courant après mon conjoint. Elle a tout de suite bien compris ce qu’il se passait et dès les premiers jours, elle a décrété que ce serait une petite sœur. Même si on lui disait que ce serait peut-être un garçon, elle n’en démordait pas !

Très tôt, mon gynéco nous a annoncé le sexe, Lucy avait vu juste, elle aurait une petite sœur. On la laissait donc en parler librement, on lui parlait de sa future petite sœur et elle était super emballée.

Sauf que, enceinte de 6 mois, on m’annonce qu’en fait il y a un petit zizi qui a poussé entre les jambes de la petite sœur.

Ça m’a fait un petit choc, moi je m’étais déjà vue maman de 2 filles, j’imaginais leur complicité et la petite dans les anciens vêtements de sa grande sœur. Passée la surprise (et quand je me suis rendue compte que j’allais pouvoir refaire tout une garde-robe hihihi), j’ai eu peur… Il allait falloir l’annoncer à Lucy. J’imaginais d’emblée que ça n’allait pas être facile à avaler pour elle. Et je n’avais pas tort, mais je n’avais pas du tout anticipé sa seconde réaction.

Quand je suis allée la chercher à l’école et qu’on était toutes les deux dans la voiture, je lui ai expliqué la situation. Elle m’a répondu qu’il n’était pas question qu’elle ait un petit frère et elle s’est mise à pleurer… Je lui ai expliqué que même si c’était un petit garçon, c’est elle qui serait la grande sœur et ça l’a un peu calmée.

Je l’ai laissée digérer l’info quelques temps et puis je lui en ai reparlé. Je lui ai demandé innocemment ce qu’il y avait dans mon ventre et là elle me répondu « un bébé tortue ».

Bébé tortue éclos

Je me suis dit que ça allait lui passer, mais non, elle n’en démord pas depuis des semaines. Elle n’a jamais prononcé les mots « petit frère », elle doit faire un déni je crois ! Bon, j’espère que ça lui passera d’ici son arrivée et si pas, elle devra bien s’y faire 😉 mais ça me travaille quand même. Et puis, pourquoi un bébé tortue ?! Un bébé chat, chien, c’est encore mignon mais un bébé tortue je ne vois pas où elle a pu aller chercher ça…

Ce qui me rassure c’est qu’elle est quand même super attentionnée par rapport à mon ventre et au bébé qu’il y a dedans, elle ne veut juste pas l’appeler « petit frère » mais elle lui fait des câlins, des bisous etc.

Et vous, comment votre enfant a-t-il réagi à l’annonce de votre grossesse ? Vous avez déjà entendu parler de cas similaires ? Vous avez des astuces à me donner pour que ça se passe bien ?

La peur de ne pas avoir assez d’amour pour 2

Lucy à la chasse aux oeufs

Ah, la grossesse et toutes ses questions…

J’entends souvent autour de moi dire que les mamans avaient peur de ne pas aimer leur deuxième enfant autant que le premier. Étrangement ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Et puis, plus le temps avance et plus je gamberge évidemment !

Comme je le disais ici, je n’imaginais pas du tout Lucy comme elle l’est maintenant. Chaque jour qui passe, je me dis qu’on a de la chance d’avoir une enfant débrouillarde, sage, autonome et relativement calme. Peut-être que le deuxième sera tout le contraire de sa sœur…

Ma fille je l’ai aimée avant même de l’avoir dans mes bras. C’est pareil pour mon futur enfant, je l’aime déjà.

J’aime ma fille de plus en plus de jour en jour car elle a une personnalité que j’apprécie vraiment. Elle a cette façon d’être à la fois timide et attachante qui me gonfle de joie et de fierté. Je suis fière d’elle et de la petite fille qu’elle devient.

Mon angoisse ce n’est pas de ne pas aimer mon prochain enfant, je sais que je l’aimerai aussi fort que sa grande sœur. J’ai peur qu’il soit différent et que je sois moins fière. J’ai peur d’avoir moins de temps pour l’élever comme je l’ai fait avec Lucy. D’avoir moins de patience, parce que c’est si facile pour le moment avec elle, elle m’écoute, elle n’est pas turbulente, elle comprend. Et je sais la chance que j’ai. J’ai peur de ne pas l’avoir une seconde fois.

Mais je sais que je m’adapterai, parce que je sais ce que je veux et je sais surtout ce que je ne veux pas. Je sais qu’il y aura des ratés et je me les autoriserai.

Est-ce qu’on préfère un de ses enfants quand ils sont différents ou bien est-ce qu’on les aime juste différemment ?

Vous êtes-vous posée ces questions-là quand vous attendiez votre deuxième enfant ?

Est-ce qu’on passe toutes par ce genre de questions ou est-ce que pour certaines d’entre-vous ça a toujours été évident ? L’arrivée du second enfant a-t-elle levé les doutes immédiatement ou est-ce venu plus tard ?

C’est toujours un plaisir de parler de tout ça avec vous, j’adore ce partage d’expérience !

Premier mois de grossesse : premier rendez-vous, symptômes, ressenti, démarches, conseils…

Grossesse

Mon premier mois de grossesse est bel et bien terminé. Et je suis passée par tout un tas de sentiments partagés pendant ces 4 semaines :

L’excitation : quand j’ai su que j’étais enceinte, j’ai d’abord été heureuse évidemment puisque c’était voulu. J’ai imaginé ma petite famille passer de 3 à 4 et Lucy dans son futur rôle de grande sœur. Et puis…

La peur : ben oui, c’est normal, c’est un grand changement qui s’annonce ! Est-ce que je vais être à la hauteur, est-ce que tout sera prêt à temps, est-ce que tout se passe bien, est-ce un bébé en bonne santé… Toutes les angoisses par lesquelles les futures mamans passent !

La hâte : hâte de passer ma première écho et hâte que la grossesse soit confirmée, que je puisse vraiment me projeter. Et le dire à mes proches !

Le jour où j’ai vu mon test positif, j’ai directement appelé mon gynéco pour prendre rendez-vous. J’ai eu ce rendez-vous une semaine après. Je sais qu’ici en Belgique ça ne se passe pas exactement comme en France, j’ai la chance de voir mon bébé à chaque rendez-vous, donc chaque mois, puisqu’il fait une écho à chaque fois, même si tout va bien.

Une semaine plus tard, me voilà dans le cabinet, mais pendant l’écho : grosse déception ! La poche était bien fixée mais pas de bébé dedans. J’ai eu une demi-seconde de doute en voyant l’image mais mon gynéco s’est voulu rassurant en me disant que c’était normal, que je n’avais pas encore assez de retard pour qu’on puisse y voir quelque chose. C’est un début de grossesse normal, mais il faut attendre une dizaine de jours et revenir faire une écho pour confirmer que tout va bien et donner une idée du terme.

Il faut dire que pour mes deux grossesses, je n’ai rien calculé et je n’avais qu’une vague idée du moment de mes dernières règles mais rien de sûr. Difficile dans ce cas de dater la grossesse… C’est qu’à chaque fois je me fais avoir par la rapidité à laquelle je tombe enceinte. Je pense qu’il faut du temps à mon corps mais il est toujours prêt 😉 bien sûr c’est une grande chance je ne suis pas du tout en train de me plaindre…

Au niveau des symptômes, chaque femme et chaque grossesse sont différentes, et contrairement à ma première grossesse où je n’ai eu aucun symptôme, cette fois-ci a été un peu plus compliquée puisque j’ai connu des nausées. Rien de violent mais c’est assez pénible au quotidien, surtout quand on bosse ! Au niveau de la poitrine aussi ça ne trompe pas : sensibilité et lourdeur. Et enfin quelques ballonnements qui m’ont fait rapidement croire que j’attendais des jumeaux (heureusement, ce n’est pas le cas ^^).

Après la première visite, place aux doutes et à la frustration ! J’imaginais qu’à la fin du rendez-vous je serais rassurée mais ça ne s’est pas passé comme je l’imaginais. Mon docteur s’est quand même montré rassurant, même s’il a insisté lourdement sur le fait que je ne devais pas encore en parler. Mais ça ne m’inquiète pas plus que ça car il avait dit la même chose pour ma première grossesse. Et on avait quand même fait à notre tête 😉

Le prochain rendez-vous est fixé au lundi 13/02 et j’ai tellement hâte d’y être, vous ne vous imaginez même pas ! J’espère enfin pouvoir voir ce mini bébé et puis l’entendre aussi.

A l’issue de ce 1er rendez-vous, le gynécologue vous demandera de faire une prise de sang afin de confirmer la grossesse, de voir si tout va bien et de déterminer si vous êtes immunisée ou non contre la toxoplasmose. Il vous aura également fait un prélèvement (frotti) qui n’est pas douloureux. Votre tension sera mesurée à chaque passage et vos urines seront également contrôlées.

Rien à faire au niveau administratif pour le moment, si ce n’est de renvoyer à votre mutuelle l’attestation de soin afin d’être remboursée pour la consultation.

J’ai choisi de faire mes consultations au cabinet privé de mon gynécologue. Ceci a ses avantages et ses inconvénients… L’avantage c’est de passer à l’heure, que le médecin a tout son matériel et ses dossiers à portée de main, il fait calme, mais l’inconvénient c’est que l’on paie plus cher, il faut compter environ 50€/visite pour laquelle je suis remboursée à hauteur d’une dizaine d’euros seulement…

Mon conseil : il est super important de choisir un docteur en qui vous avez confiance ! C’est la personne qui va s’occuper de vous et qui fera naître votre enfant, c’est primordial que vous puissiez lui poser toutes les questions que vous souhaitez et qu’il soit disponible pour y répondre et à l’écoute. N’hésitez pas à en changer si au début de grossesse vous n’êtes pas convaincue de ses prestations…