En voiture, Simone ! d’Aurélie Valognes (Nos adorables belles-filles)

Couverture en voiture simone valognes

Résumé

« Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu. Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez ! »

Mon avis

Je ne vais pas tourner autour du pot, c’est le deuxième livre d’Aurélie Valognes que je lis et une deuxième déception. J’avais déjà lu « Mémé dans les orties » et je m’étais clairement ennuyée (mon avis ici) ! Et ici, je me suis plus qu’ennuyée, ce sont les personnages que je n’ai pas supportés. Les pires caricatures de tous les types de personnes que je déteste et que je fuis. Suivre les petites disputes de cette famille tout le long du roman m’a horripilée… L’humour n’a clairement pas marché avec moi. Heureusement que ce bouquin était tout petit sinon je n’aurais sûrement pas été jusqu’à la fin. Fin que je n’ai pas non plus aimée, un peu trop facile à mon goût.

Ce livre peut vous plaire si vous cherchez un livre de plage qui se lit vite, les histoires de famille caricaturée et que vous n’attendez pas grand chose d’un roman.

Dommage car ce roman récolte de bons avis, mais je passerai mon tour pour le prochain bouquin de l’autrice, je n’aime définitivement pas sa plume, ni son univers.

En voiture, Simone ! d’Aurélie Valognes (anciennement « Nos adorables belles-filles ») publié aux éditions Le livre de poche – 256 pages – Prix : 7,10 €

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Couverture Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi

« « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. »

J’avais eu un véritable coup de cœur pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande » du même auteur. Evidemment, je me suis jetée sur celui-ci dès sa sortie. Et ce n’est pas passé loin !

L’histoire est magnifique et d’autant plus la façon dont on en apprend les éléments. Le mari de Pauline la quitte et c’est tout son monde qui s’effondre. Elle lui demande de lui laisser une chance, pour essayer de raviver la flamme qui les habitait il n’y a pas encore si longtemps. Alors, elle lui écrit des lettres, celles-ci relatent les souvenirs que Pauline gardent de leur amour. Et puis, Ben fait de même et là on sait. Et tout nous saute aux yeux et vient cogner notre cœur.

J’en ai versé des larmes en lisant ce roman… Tellement poignant, tellement dur et tellement beau en même temps.

Virginie Grimaldi a encore su manier les thèmes que je préfère de façon juste, sincère et émouvante : l’amour, la maternité, l’amitié, la famille. Et puis elle aborde un thème qui me touche plus personnellement, l’alcoolisme. Tout ça ponctué par des notes d’humour. Ça donne un roman où l’on pleure littéralement de rire. Parce que les sujets sont forts mais sont abordés judicieusement avec une touche d’humour propre à l’auteur qui rend ses livres et son style vraiment uniques.

Au fond, l’histoire est simple et arrive à des dizaines de personnes chaque jour. Mais on n’ose pas toujours en parler, chacun a sa propre façon de réagir et c’est tellement beau ici.

Un roman plein d’espoir, de tristesse et d’humour où les moments de pure joie côtoient les moments de tristesse intense sans qu’aucun des deux n’occulte les autres. Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi, j’ai déjà bien trop hâte.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi, publié chez Fayard – 464 pages – 19 €

De tes nouvelles – Agnès Ledig

Couverture "de tes nouvelles" Agnès Ledig

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

Agnès Ledig est clairement dans le top 3 de mes auteurs préférés. Je n’ai jamais vraiment été déçue par un de ses livres, par contre, quand j’en ouvre un, j’ouvre en même temps une boite de mouchoirs car je sais que je vais être bouleversée. J’avais aimé suivre le destin d’Eric, Valentine et Anna-Nina dans « On regrettera plus tard », l’histoire était touchante et pleine de bons sentiments. Nous les retrouvons ici tous les 3 quelques mois plus tard.

J’ai beaucoup aimé ce roman, mais c’est celui que j’aime le moins. On passe un bon moment de lecture, certes, mais je m’attendais à être transportée bien au-delà de ce que je l’ai été… J’ai trouvé l’histoire quelque peu banale, même s’il y a quelques rebondissements, je ne cernais pas vraiment d’intrigue. On suit le quotidien d’un groupe de personnes plus différentes et attachantes les unes que les autres mais ça s’arrête là. Je n’ai pas sorti les mouchoirs finalement, et peut-être que c’était de ça que j’avais envie en fait ! Malgré tout, difficile de quitter tous ces joyeux lurons et j’en suis ressortie avec comme une envie d’encore.

Ça reste quand même une histoire très agréable, un feel-good book comme on en a parfois besoin. La plume d’Agnès Ledig est belle et fluide, j’aime toujours autant. C’est un roman que je recommande pour se détendre mais pas pour se faire balader d’émotion en émotion comme elle nous y a habitués.

De tes nouvelles d’Agnès Ledig, publié chez Albin Michel – 352 pages – 19,80 €

 

Tobie Lolness tome 1 : La vie suspendue – Timothée de Fombelle

Tobie Lolness tome 1 couverture

« Tobie Lolness mesurait un millimètre et demi, ce qui n’était pas grand pour son âge. Ainsi commence le récit des aventures du jeune Tobie, qui appartient au peuple du grand chêne. Ce peuple ne connaît pas d’autre univers que celui de l’arbre, creusant ses maisons dans les branches, traçant ses chemins dans les sillons de l’écorce, faisant travailler les charançons, élevant leurs larves pour se nourrir. Le père de Tobie, savant génial et sage, a refusé de livrer le secret d’une invention révolutionnaire qui permet de transformer la sève de l’arbre en énergie motrice. Il sait que certains s’en serviraient au détriment de l’arbre. Furieux, le Grand Conseil a condamné la famille Lolness à l’exil dans les Basses-Branches, territoire sauvage et sombre, près de la frontière des Pelés. Là pourtant, Tobie vit heureux et rencontre Elisha qui devient son amie. Mais les Lolness sont rejugés et, cette fois, condamnés à mort. Seul Tobie parvient à s’échapper. Se cachant au creux des écorces, courant parmi les branches, Tobie fuit, traqué par les siens… »

Quel bonheur de se plonger dans un tel univers ! Timothée de Fombelle sait très bien faire cela, j’ai pu m’en rendre compte avec « Le livre de Perle » que j’avais aimé aussi. Nous sommes ici dans un roman qui s’adresse aux plus jeunes (dès 11 ans) mais je pense qu’il peut séduire tout le monde tant l’univers est joli et l’histoire palpitante. Au début on découvre donc Tobie qui fuit, qui est poursuivi par son peuple, tout le monde veut le capturer mais on ne sait pas encore pourquoi. On apprend alors à connaitre l’Arbre, l’univers de Tobie et des siens. Il nous raconte sa famille, ses souvenirs et au fil de l’histoire les pièces du puzzle se mettent en place et on comprend pourquoi il cherche à tout prix à partir loin. On s’attache à lui comme à un frère, on veut qu’il s’en sorte pour qu’il nous livre encore et encore les secrets de son histoire. On s’attache à sa famille, son père et sa mère qui sont retenus prisonniers. C’est ça qui donne à Tobie sa rage de vivre, son but, c’est de libérer ses parents. Il va apprendre l’amitié, la trahison, l’amour et la dureté de la vie. Il va vivre mille choses et notre cœur battra au même rythme que le sien pendant toute l’histoire. Lorsqu’on referme le livre sur la dernière page, il est difficile de ne pas se ruer sur le tome 2 pour avoir le fin mot de l’histoire. Il y a pleins de rebondissement dans ce roman mais ils ne sont jamais prévisibles et c’est une surprise à chaque coup dur ou à chaque main qui se tend pour aider Tobie.

Timothée de Fombelle est un auteur comme je les aime, il manie ses univers comme personne et arrive toujours à nous faire passer des jolis messages et surtout à nous faire passer un bon moment de lecture. N’ayez pas d’à priori sur le public ciblé car Tobie saura charmer tout le monde et vous ne regarderez plus jamais un arbre de la même façon… Pour moi, ce n’est pas passé loin du coup de cœur !

Tobie Lolness, Tome 1: La vie suspendue de Timothée de Fombelle, illustré par François Place, publié chez Gallimard Jeunesse ; 320 pages ; 17,50 € ;

Et si… – Rebecca Donovan

Et si Rebecca Donovan couverture

« Quand Cal retrouve Nicole à des milliers de kilomètres de leur ville natale, il n’en croit pas ses yeux. Son amie d’enfance dont il a toujours été amoureux prétend s’appeler Nyelle, et son caractère semble à l’opposé de ce qu’elle était. Qui est vraiment Nyelle ? Nicole, frappée d’amnésie ? Un simple sosie ? La seule chose dont Cal est sûr, c’est qu’il ne peut plus vivre sans elle… »

J’ai acheté ce livre sur un coup de tête. La couverture me plaisait et j’avais entendu énormément de bien de Rebecca Donovan.

 J’ai apprécié ma lecture, une jolie romance addictive un peu différente de toutes celles que l’on voit d’habitude. Différente car on ne sait pas si Nyelle/Nicole joue un jeu ou si elle est vraiment sincère. Addictive car on veut connaitre la vérité et si nos théories sont les bonnes.

J’ai aimé tous les personnages : Cal, Nyelle mais aussi Rae, tous très différents mais très attachants. De belles amitiés sont ici dépeintes, c’est très touchant. On nous parle aussi des parents qui veulent que leurs enfants soient parfaits, du danger, des conséquences que cela peut avoir. C’était également intéressant de découvrir une romance du point de vue du personnage masculin.

Je n’avais jamais lu Rebecca Donovan, même si j’ai le 1er tome de sa trilogie (Ma raison de vivre) dans ma PAL depuis une éternité (mais j’ai un peu de mal avec les livres qui font le buzz j’ai toujours peur d’être déçue). Elle m’a beaucoup fait penser à Colleen Hoover que j’aime beaucoup. J’ai aimé sa plume et son histoire, même si j’avais deviné la chute un peu avant qu’on la découvre. Le seul point noir selon moi est la fin un peu trop édulcorée à mon goût, qui ne va pas forcément avec le ton de l’histoire.

Malgré tout, je conseille ce roman pour passer un bon moment, il se lit rapidement et l’histoire est originale.

Et si… de Rebecca Donovan, publié aux éditions PKJ – Nombre de pages : 480. Prix : 18,50 €