La loi du cœur – Amy Harmon

Couverture la loi du coeur

« Il a été retrouvé dans un panier de linge sale au Lavomatic, emmailloté dans une serviette. Au journal de vingt heures, ce nourrisson âgé de quelques heures à peine et déjà à l’article de la mort, abandonné par une mère accro au crack, a été baptisé Bébé Moïse. Les gens adorent les bébés, même les  » bébés crack « . Mais les bébés grandissent, ils deviennent des enfants, puis des adolescents. Et personne ne veut d’un ado amoché par la vie. Moïse était amoché. Mais il était aussi étrange, et tellement beau. Il allait changer ma vie, plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer. J’aurais peut-être dû écouter les conseils de ma mère et rester à l’écart. Moïse lui-même m’avait prévenue… »

La grosse boulette quand j’ai voulu lire ce roman, c’est que sans m’en rendre compte, j’ai commencé par le tome 2. Ils peuvent très bien se lire séparément mais du coup, je connaissais certains éléments de l’histoire et surtout certains personnages (Tag <3).

Néanmoins ce 1er tome lu après le second a été pour moi un véritable coup de cœur. Je crois qu’Amy Harmon a carrément dépassé Colleen Hoover dans mon top des auteurs de ce genre ! Quelle plume…

La force de ce roman réside sans aucun doute dans le caractère des personnages principaux, Moïse et Georgie. Tous deux sont loin d’être parfaits et c’est ça qui fait leur force. Après avoir joué toute leur adolescence au chat et à la souris, un événement va les séparer de nombreuses années et quand on retrouve les personnages 7 ans après qu’ils se soient vus pour la dernière fois, c’est là que l’histoire va devenir prenante et addictive. Les sujets traités ne sont pas (pour moi) du déjà vu et ils sont abordés autant du point de vue du personnage qui les vit que de ceux qui l’entourent. Et ça j’adore !

Les sujets sont difficiles, j’en ai versé des larmes en 3 jours de lecture… Mais tellement beaux à la fois. J’ai beaucoup aimé l’alternance de point de vue, ça porte le roman, vraiment (pourtant je n’en suis pas fan habituellement). Et la particularité de Moïse est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et j’ai adoré la façon dont il a été abordé.

Le suspense est présent également, surtout à la fin, où on tourne les pages sans même s’en apercevoir. Et le fait que j’ai lu le spin-off d’abord n’a pas diminué mon impatience à connaitre la fin.

Le seul point négatif que je trouve à ce roman, ce sont les dialogues du début où l’auteur a essayé de retranscrire les accents du Texas, mais ça en devenait irritant au bout d’un moment… Heureusement, ce phénomène est moins récurrent dans la seconde partie (ou alors je m’y suis habituée !).

Je vous recommande ce livre si vous aimez les histoires qui vous feront traverser un panel d’émotions assez incroyable, les romans poignants et les belles histoires d’amour.

La loi du cœur d’Amy Harmon, publié dans la collection R – 432 Pages – 17,90€

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Couverture Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi

« « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. »

J’avais eu un véritable coup de cœur pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande » du même auteur. Evidemment, je me suis jetée sur celui-ci dès sa sortie. Et ce n’est pas passé loin !

L’histoire est magnifique et d’autant plus la façon dont on en apprend les éléments. Le mari de Pauline la quitte et c’est tout son monde qui s’effondre. Elle lui demande de lui laisser une chance, pour essayer de raviver la flamme qui les habitait il n’y a pas encore si longtemps. Alors, elle lui écrit des lettres, celles-ci relatent les souvenirs que Pauline gardent de leur amour. Et puis, Ben fait de même et là on sait. Et tout nous saute aux yeux et vient cogner notre cœur.

J’en ai versé des larmes en lisant ce roman… Tellement poignant, tellement dur et tellement beau en même temps.

Virginie Grimaldi a encore su manier les thèmes que je préfère de façon juste, sincère et émouvante : l’amour, la maternité, l’amitié, la famille. Et puis elle aborde un thème qui me touche plus personnellement, l’alcoolisme. Tout ça ponctué par des notes d’humour. Ça donne un roman où l’on pleure littéralement de rire. Parce que les sujets sont forts mais sont abordés judicieusement avec une touche d’humour propre à l’auteur qui rend ses livres et son style vraiment uniques.

Au fond, l’histoire est simple et arrive à des dizaines de personnes chaque jour. Mais on n’ose pas toujours en parler, chacun a sa propre façon de réagir et c’est tellement beau ici.

Un roman plein d’espoir, de tristesse et d’humour où les moments de pure joie côtoient les moments de tristesse intense sans qu’aucun des deux n’occulte les autres. Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi, j’ai déjà bien trop hâte.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi, publié chez Fayard – 464 pages – 19 €

Jamais plus – Colleen Hoover

Jamais Plus - Colleen Hoover - Couverture

« Ce sont ceux que nous aimons qui peuvent nous faire le plus de mal. Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Ryle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ?
Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence. Est-ce que l’amour peut tout excuser ? »

Tout m’attirait dans ce bouquin, malgré le fait que je n’avais pas lu la 4ème de couverture. J’en ai entendu énormément de bien, je savais uniquement qu’il parlait des violences conjugales, je me suis dit qu’un sujet pareil traité par Colleen Hoover ça devait être quelque chose ! Et j’avais raison.

Ce livre n’a pas été un coup de cœur, car je m’attendais simplement à être encore plus chamboulée que ça. J’ai trouvé les personnages très vrais mais je les imaginais encore plus torturés. Et j’aurais aimé un peu plus de retournements de situations, peut-être quelque chose d’encore plus tragique.

Malgré tout, l’histoire est belle autant qu’elle est triste. Et de tout le livre, c’est la note de l’autrice qui m’a le plus touchée. De savoir qu’elle s’est basée sur sa propre expérience pour cette histoire. Ça lui donne encore plus de sens.

J’ai beaucoup aimé les personnages, Lily évidemment mais aussi Atlas. Un peu moins Alyssa et pourtant je n’ai rien à lui reprocher. J’ai trouvé Lily très courageuse, très terre à terre, très digne malgré ce qu’elle a enduré.

Je me suis retrouvée adolescente car on apprend à connaitre l’histoire de Lily à travers le journal intime qu’elle tenait à ses 15 ans, j’en faisais de même et je ne sais pas si un jour j’aurai la force de les relire ! Ça nous permet de rentrer dans l’histoire et de bien se mettre à la place de Lily.

Pour résumer, Colleen Hoover traite ce sujet difficile avec beaucoup de justesse. Les personnes qui n’ont pas connu ça, dont je fais partie, ont souvent bien du mal à comprendre ce qui se passe dans la tête de ses femmes battues pour rester avec leur bourreau et pour « s’infliger ça », ici nous avons des pistes qui nous aident à comprendre. Là où le livre perd un peu de puissance, c’est quand l’autrice tombe dans la facilité, et où certains aspects selon moi, rendent le livre un brin trop noeud-noeud. Il aurait mérité quelques dizaines de pages de plus pour rendre les choses un peu moins évidentes.

Jamais plus de Colleen Hoover, publié aux éditions Hugo Romans (collection New Romance) – 407 pages – 17€

J’ai toujours cette musique dans la tête – Agnès Martin-Lugand

J'ai toujours cette musique dans la tête couverture

Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.

Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

Agnès Martin Lugand est une de mes autrices préférées et j’attendais ce nouveau roman avec une grande impatience. Peut-être trop, peut-être ai-je placé la barre trop haut après mon coup de coeur pour « Désolée, je suis attendue« . J’ai aimé ce roman, mais j’ai eu du mal à le lire, à rester dedans. J’ai lu les 200 dernières pages d’une traite, plus pour en avoir fini avec cette histoire que pour en connaitre le dénouement. Tout au long du livre, je me suis dit qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas et j’avais une idée de la fin dès les premières lignes, alors j’ai voulu croire que j’avais vu faux et que les rebondissements ne seraient pas ceux que j’attendais. Malheureusement, ce fut le cas.

Malgré tout, l’histoire reste prenante, on entre un peu dans le thriller psychologique et c’est bien mené. J’aime toujours autant la plume d’Agnès M-L, la façon dont elle dépeint ses personnages est juste fabuleuse. Elle nous fait toujours découvrir des personnages hauts en couleurs et auxquels on s’identifie rapidement.

Un roman que vous pourrez quand même adorer si vous aimez les jolies histoires d’amour et familiales, les romans à suspense et les histoires réelles.

En conclusion, ce n’est pas le livre de cette autrice que je préfère, mais je le recommande néanmoins car mon avis est personnel et je dois avouer que l’histoire peut plaire à un grand nombre. Par contre, si vous voulez découvrir Agnès Martin Lugand, évitez de commencer par celui-ci, car les autres sont des petites merveilles un ou deux crans au-dessus de celui-ci, selon moi.

J’ai toujours cette musique dans la tête d’Agnès Martin-Lugand, publié aux éditions Michel Lafon – 360 pages – 18,95 €

De tes nouvelles – Agnès Ledig

Couverture "de tes nouvelles" Agnès Ledig

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

Agnès Ledig est clairement dans le top 3 de mes auteurs préférés. Je n’ai jamais vraiment été déçue par un de ses livres, par contre, quand j’en ouvre un, j’ouvre en même temps une boite de mouchoirs car je sais que je vais être bouleversée. J’avais aimé suivre le destin d’Eric, Valentine et Anna-Nina dans « On regrettera plus tard », l’histoire était touchante et pleine de bons sentiments. Nous les retrouvons ici tous les 3 quelques mois plus tard.

J’ai beaucoup aimé ce roman, mais c’est celui que j’aime le moins. On passe un bon moment de lecture, certes, mais je m’attendais à être transportée bien au-delà de ce que je l’ai été… J’ai trouvé l’histoire quelque peu banale, même s’il y a quelques rebondissements, je ne cernais pas vraiment d’intrigue. On suit le quotidien d’un groupe de personnes plus différentes et attachantes les unes que les autres mais ça s’arrête là. Je n’ai pas sorti les mouchoirs finalement, et peut-être que c’était de ça que j’avais envie en fait ! Malgré tout, difficile de quitter tous ces joyeux lurons et j’en suis ressortie avec comme une envie d’encore.

Ça reste quand même une histoire très agréable, un feel-good book comme on en a parfois besoin. La plume d’Agnès Ledig est belle et fluide, j’aime toujours autant. C’est un roman que je recommande pour se détendre mais pas pour se faire balader d’émotion en émotion comme elle nous y a habitués.

De tes nouvelles d’Agnès Ledig, publié chez Albin Michel – 352 pages – 19,80 €