Humeur du moment #1

rainbow

Petit article humeur pour changer un peu… Parce que j’en ai besoin justement de changement ! En ce moment, je ne sais pas si c’est la grossesse qui fait ça ou pas, mais je m’ennuie.

Je vois tout le monde parler de ce manque de temps et moi, j’ai l’impression d’en avoir de trop. Ce n’est pas courant d’entendre ça de la part d’une jeune maman qui bosse à plein temps et pourtant c’est la réalité. Les choses qui me passionnent habituellement ne m’attirent pas. Que ce soit le blog que j’alimentais très régulièrement, la lecture qui me permettait de m’évader, l’écriture qui me vidait la tête…

J’imagine que c’est une passe et qu’elle sera temporaire (et j’espère bien!).

J’ai été fort déçue par des proches ces derniers temps et j’y pense tout le temps, alors le soir, quand Lucy est couchée et que je pourrais faire ce que je veux, je choisis de dormir. J’ai une vie super fun en ce moment ahah… Je dors, ça m’empêche de réfléchir de trop et de m’énerver sur des problèmes qui n’ont pas d’issue mais qui me rongent. Et puis, cette grossesse m’épuise donc ça ne me fait pas de mal. Sauf que j’ai l’impression de perdre mon temps, un peu.

Pourtant, je me sens épanouie dans cette grossesse, elle commence à vraiment se voir et ça me rend fière. Surtout que nous l’avons annoncé officiellement à tous nos amis et notre famille et qu’ils sont tous aux petits soins, ça me fait vraiment plaisir. Je n’angoisse pas particulièrement que la famille va passer de 3 à 4, au contraire, je vois que Lucy comprend les choses et qu’elle est très fière également.

C’est le genre de passage à vide qui arrive de temps en temps, peut-être faudrait-il que je me force, mais je n’en ai pas envie pour le moment. Mais cet article est sûrement un premier pas, ça me fait toujours autant de bien d’écrire les choses comme je les ressens simplement et le fait de les dire « publiquement » me fait en prendre conscience.

Et j’ai tellement envie que le soleil revienne, qu’on puisse aller se promener, voir les fleurs éclore et les arbres retrouver leurs feuilles. J’en peux plus de l’hiver cette année…

J’espère rapidement sortir de cette léthargie, reprendre goût aux choses simples, créer, rêver, m’évader… En attendant je fais semblant, je garde mon sourire de façade pour les autres. Je me vois mal expliquer que je ne me sens pas bien alors que j’ai tout pour être heureuse. C’est vrai, je n’ai pas à me plaindre, j’ai une vie de rêve par rapport à d’autres. Donc je me tais et je ferai le travail intérieur quand j’en aurai la force.

J’essaie surtout que Lucy ne le ressente pas et c’est sa présence qui me permet de ne pas m’enfoncer encore plus dans cet état bizarre. Elle me donne la force, quand elle est avec moi, de faire tout ce que je peux pour qu’elle soit épanouie et heureuse et surtout qu’elle ne ressente pas tous les problèmes de « grands » qu’elle aura bien le temps de découvrir plus tard.

En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles couverture

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui mène le bal, c’est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom. »

Comment vous dire que ce livre, je le voyais partout, j’ai entendu 100 fois des personnes le louer. Le rapport nombre de pages/prix me retenait clairement et puis j’ai lu une énième chronique positive et j’ai craqué. J’ai bien fait.

C’est un roman plutôt original où se mêlent à merveilles amour et folie sous une plume magnifique. Des personnages exubérants, amoureux fous qui n’en font qu’à leur tête. Quand soudain tout s’effondre et on assiste impuissants à l’effondrement de ce trio si attachant…

Je m’attendais à une histoire légère, drôle, je me suis retrouvée face à un roman drôlement tragique. J’en suis ressortie émue et nostalgique de cette époque pas si lointaine où on se laisse emporter dans la valse folle de la désormais célèbre chanson de Nina Simone que j’ai pu découvrir grâce à ce livre.

J’ai adoré les passages où on découvre des extraits du journal du père, quelle plume, quelle poésie… Ces passages-là se dégustent lentement. Nous faire découvrir ces personnages sous l’œil attendrissant de leur fils, c’était une très bonne idée de la part d’Olivier Bourdeaut, c’est ce qui donne une tout autre dimension à cet ouvrage.

Un roman décalé, rocambolesque et tendre à découvrir de tout urgence.

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut, publié aux éditions Finitude – 160 pages – 15,50 €

Tous ces petits moments si précieux

Mère et fille Snapchat

Quand je vais la réveiller les matins d’école, qu’elle se cache sous la couette, qu’elle frotte longuement ses yeux avec ses petites mains et qu’elle vient ensuite me dire bonjour avec un câlin et un bisou

Quand elle me tend sa petite main et qu’on se ballade comme ça toutes les deux

Quand elle est de bonne humeur et qu’elle dit bonjour à tous les inconnus qui passent

Quand les gens nous arrêtent dans la rue pour la complimenter

Quand elle me dit avant de s’endormir « bonne nuit maman fais de beaux rêves, je t’aime »

Quand elle essaye de dire « saperlipopette »

Quand elle me met au défi : « tu m’attraperas pas euh »

Quand je la gronde et puis que j’essaie de la faire rire, qu’elle essaye de garder son sérieux mais qu’elle n’y arrive pas

Quand elle me demande chaque matin de lui dessiner Elsa, puis Anna, puis Christophe, puis Olaf, puis Sven et que je suis déjà en retard, mais je le fais quand même pour lui faire plaisir

Quand on se ballade et qu’elle se met à gambader comme si elle était seule sur terre

Quand elle dit « Nino c’est mon amoureux »

Quand elle se met à chanter sur mes musiques préférées et qu’elle me dit qu’elle aime bien cette chanson là

Quand elle saute dans chaque flaque d’eau

Quand elle n’est pas contente et qu’elle râle : « C’est même pas zuste, maman » ou alors « C’est même pas grôle »

Quand elle me dit « tu m’as manqué mamounette »

Quand elle va seule se chercher un livre et qu’elle le feuillette dans le divan

Quand elle me raconte une histoire le soir

Quand on n’est pas dans la même pièce et qu’elle crie : « Tu fais quoiiii ? »

Quand elle mange un ourson de Lu et qu’elle le commence immanquablement par ses oreilles

Quand elle joue au monstre

Quand on est en voiture et qu’elle voit « un buuuuus »

Quand on est dehors et qu’elle voit un oiseau, un avion, un chien, une coccinelle, un chat, une fleur… et qu’elle ne peut pas s’empêcher de le crier

Quand elle me dit « je t’aime aussi »

Comment annoncer sa grossesse à la future grande soeur ou au futur grand frère

Annonce grande soeur grossesse

S’il y avait bien une chose dont j’avais hâte depuis que j’ai appris ma grossesse, c’était de l’annoncer à Lucy. On a attendu un petit peu, mais ça nous tenait à cœur de lui en parler rapidement pour qu’elle puisse avoir le temps de nous parler de ses ressentiments, de ses peurs, et pour la pousser à en parler régulièrement et à nous poser toutes les questions qui lui passent par la tête. Je ne suis pas spécialement angoissée par ma grossesse mais par contre, j’ai beaucoup d’appréhension concernant la façon dont Lucy va accueillir son petit frère ou sa petite sœur. On a largement le temps de la rassurer mais au moins, elle aura le temps de nous poser toutes les questions qu’elle veut…

C’est donc vendredi matin qu’on a décidé de lui dire. Ça me tenait à cœur également qu’elle soit la 1re personne de la famille à le savoir après son papa. Je ne voulais pas que ce soit quelqu’un d’autre qui lui parle du fait de devenir grande sœur, avant qu’on le lui ai expliqué avec nos mots. Et puis, ça tombait bien puisque nous attendions une naissance dans la famille dans les prochains jours, nous avons pu lui montrer le bébé dans le gros ventre de sa maman et ensuite la faire rencontrer le nouveau-né et lui expliquer que dans quelques mois, il y aurait aussi un petit bébé à la maison.

Nous avons choisi des mots simples, je lui ai dit que dans mon ventre, il y avait un tout petit bébé, que mon ventre allait grandir comme celui de Taty (qui était en fin de grossesse) et qu’après le bébé allait sortir et venir à la maison. Je pensais qu’elle n’allait pas du tout se rendre compte de ce que je lui disais. Voici sa réaction :

Moi : « Lucy, tu sais, il y a un tout petit bébé dans mon ventre, bientôt il va grandir, mon ventre va grossir. Et puis bébé va sortir et venir à la maison. Tu vas devenir grande soeur. »

Lucy : « bah moi aussi j’ai un bébé dans mon ventre. Un bébé nounours. Mauve ! »

Après quelques secondes de réflexion… et un coup d’œil discret vers sa salle de jeux…

Moi : »Tu préfèrerais un petit frère ou une petite sœur ? »

Lucy : « Moi je veux rester avec Papa et Maman. Vous m’avez manqué tous les deux ! »

Et on a eu droit à un gros câlin !

Je sens qu’il va y avoir du boulot pour la rassurer, mais j’ai plusieurs idées pour la faire patienter et lui expliquer les choses sans lui faire peur. Je vous en parlerai au fur et à mesure 😉

Vous avez des astuces pour préparer le premier enfant à l’arriver d’un nouveau bébé ?

A la place du cœur – Arnaud Cathrine

Couverture à la place du coeur

Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu’une chose : à la fin de l’année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther – sujet de tous ses fantasmes – se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un « plus si affinités »… Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s’annonce et la perspective obsédante de la « première fois ». Sauf que le lendemain, c’est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l’entrée du journal Charlie Hebdo et font onze victimes… À la place du cœur, c’est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l’horreur à l’œuvre, à tenter de ne pas confondre l’information en flux continu avec un thriller télé de plus. Comment l’amour (qui, par définition, postule que « le monde peut bien s’écrouler ») cohabite-t-il avec la mort en marche ? Comment faire tenir ça dans un seul corps, dans une seule conscience ? Comment respirer à fond le parfum de la fille qu’on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ?

Avec « A la place du cœur », Arnaud Cathrine a su magner plusieurs sujets différents, les faire se rencontrer et en faire quelque chose de beau. Tout le monde se souvient des attentats survenus à Paris en 2015, tout le monde les a vécus différemment et c’est le point de vue de Caumes que l’on va découvrir ici. Caumes débute une histoire d’amour au même moment que surviennent les attentats et cela va susciter une multitude de questionnements en lui.

C’est beau parce que c’est instinctif, simple et à la fois tellement poignant… Pas de pathos, pas trop dans le débat, mais plutôt dans les faits et puis, chacun a son avis… On retombe dans notre adolescence et nos premiers amours le temps de 250 pages, à son âge à peu près, je vivais les attentats du World Trade Center et je me posais les mêmes questions. Comment ne pas s’y retrouver ? J’ai hâte de connaitre la suite, car le roman se termine sur un événement marquant et je suis curieuse de savoir comment Caumes va réagir.

Un roman que je conseille de mettre entre les mains de tous les ados, et aussi des adultes, pour se rendre compte que les jeunes aussi se sentent concernés et sont touchés de plein fouet par ce genre d’événements dramatiques.

A la place du coeur d’Arnaud Cathrine publié chez Hugo Roman, dans la collection R – 252 pages – 16 €