Et toi, pourquoi tu lis ?

Lecture

Voici un sujet que j’aborde régulièrement sur le blog : je vous parle de mes lectures, je vous donne mon avis. Vous savez, si vous me lisez depuis un petit temps, que la lecture tient une place importante dans ma vie. Et pour cause ! Elle m’apporte tellement…

Le plaisir de m’évader

Découvrir des paysages nouveaux, parfois même des autres mondes, ça me permet de m’évader un peu de mon quotidien où l’atmosphère n’est pas toujours jolie. Je ne pense plus à rien, je me laisse emporter dans l’histoire, je vis aux côtés des personnages, je déconnecte. J’imagine tout ce que je lis (d’ailleurs ça m’a joué des tours pour certaines adaptations cinématographiques…).

Le plaisir des mots

J’ai toujours été une amoureuse des mots, sous toutes leurs formes. Je suis toujours émerveillée par les auteurs qui ont ce talent de pouvoir jouer avec les mots, de les choisir correctement, de leur donner une certaine harmonie entre eux. Depuis que je sais écrire, je répertorie les jolies phrases, les citations, celles qui me parlent. J’adore ça ! Et puis, parfois les mots des autres me touchent, arrivent coller parfaitement à mon ressenti par rapport à une situation ou alors ils arrivent à décrire parfaitement une personne que je côtoie dans la vie. Parfois, ça permet même un déclic salvateur.

Le plaisir de découvrir des personnages

Souvent, je suis en admiration devant un personnage, il m’inspire, j’aimerais tellement le rencontrer, et puis je me souviens que c’est de la fiction… Même un personnage banal pourra me transporter avec lui, parce que je serai avec lui dans ses pensées et que je m’y retrouverai. Parfois même, j’ai du mal à terminer le roman que je lis parce que je sais qu’à la fin je devrai quitter ces gens qui auront été mes « amis » pendant quelques centaines de pages. Mais c’est pour en retrouver d’autres…

L’ouverture d’esprit

Quand je me trouve face à une histoire, un fait, une attitude auxquels je n’ai jamais été confrontée ou auxquels je n’aurais jamais pensé, ça me permet de me remettre en question « et moi, j’aurais réagi comment à sa place ? ». Parfois, je suis emportée par le point de vue d’un personnage et un autre vient tout d’un coup tout bousculer, ça me permet de réfléchir, j’ai appris à prendre du recul grâce aux livres. A ne pas tout prendre au mot, à éviter de ne me fier qu’à un seul son de cloche. Et il m’arrive aussi d’avoir une opinion bien fermée sur certains sujets, et puis, je lis le témoignage de quelqu’un qui a vécu cette situation et cette personne arrive à me faire changer ma vision des choses.

Le plaisir d’apprendre

Je n’ai pas l’audace de me qualifier comme quelqu’un de cultivé, mais j’adore apprendre ! Quand dans un livre on aborde un sujet que je ne connais pas, je me régale d’en apprendre un peu plus. Egalement sur l’histoire d’un pays, des coutumes, des croyances, … On n’a jamais fini d’apprendre quand on lit.

Le plaisir d’être accompagnée 

J’aime être seule, je n’ai jamais eu de soucis avec ça. C’est sûrement dû au fait qu’au fond, il y a toujours quelqu’un qui m’attend, que je sais que je vais retrouver dans ma lecture du moment ! J’ai toujours plaisir à retrouver les personnages, que je les apprécie ou non, parce que je sais qu’ils vont encore me surprendre. 

Et puis les petits plaisirs : La beauté d’une couverture ou d’un titre qui prend tout son sens après avoir tourné la dernière page x La description d’un paysage paradisiaque x Un auteur de ma région x Une jolie tranche qui ressort si bien dans ma bibliothèque x Le dernier tome d’une saga x Une pépite trouvée en occasion pour 3 fois rien x Parler avec quelqu’un qui a lu le même livre que moi x Un épilogue qui me fait changer d’avis sur tout le livre x Réussir à avoir l’explication de l’auteur sur certains choix x

Et pour vous, la lecture, c’est quoi ? Un passe-temps, une vraie passion ou quelque chose que vous n’aimez pas du tout ?

J’ai testé : Faire partie d’un jury de lecteurs

À la fin de l’année passée, les librairies Club ont organisé un joli concours afin de trouver les 20 personnes qui feraient partie de leur comité de lecture pour leur Prix des Lecteurs 2017. Nous pouvions participer par mail et par Facebook. J’avais tellement envie de tenter l’expérience que j’ai fait les 2 !

Je ne vous raconte pas ma joie quand j’ai appris que j’étais sélectionnée. En plus de faire partie de cette jolie aventure, nous recevions une liseuse Tolino et les 6 livres lauréats au format numérique.

En ce moment, il est plutôt rare que je lise au format papier (pourtant j’aurais plutôt intérêt quand je vois l’ampleur ma PAL > pile à lire ahah). Je trouve ça plus pratique, surtout avec les enfants, je peux lire n’importe où, n’importe quand, quelle que soit la luminosité. Je reviendrai sûrement par phases aux « vrais » livres mais pour l’instant c’est ce qui me convient le mieux.

Me voilà donc embarquée dans la lecture de ces 6 bouquins que j’ai engloutis en moins de 2. Des styles très différents, mais dans tous les cas des auteurs belges francophones et pour la plupart, des premiers romans. Je trouve ce prix vraiment sympa pour mettre en avant des auteurs bien de chez nous et qui font en sorte que ça se ressente dans leurs bouquins. Voici les 6 livres qui étaient en lice :

  1. Surtout que je ne suis pas vraiment Carrie B. – Stéphanie DE GEYNST LEVY 
  2. Tous – Grégoire POLET
  3. A la ferveur de nos nuits – Alizée SENY
  4. Hope – Sylvie GODEFROID
  5. La Sonate oubliée – Christiana MOREAU
  6. Rosa – Marcel SEL 

C’était super de me faire embarquer dans ces romans vers lesquels je ne me serais pas du tout penchée de ma propre initiative. J’ai eu de belles surprises, une ou deux petites déceptions… Et puis, j’ai dû faire mon top 6 et ce n’était pas des plus évidents !

Et puis, la rencontre ! Elle se passait le 31 janvier au siège de Club, à Anderlecht, nous étions 13 sur les 20 membres du jury à avoir su nous libérer. J’ai été ravie d’avoir pu rencontrer et discuter avec de chouettes personnes, surtout des personnes passionnées et ça, ça fait un bien fou. J’ai rencontré quelques blogueurs : Marine de A Touch of Blue… Marine ; Thibault de Le Belge qui lit et enfin Aurore de C’était pour lire. Je connaissais le blog de Marine et j’ai pu découvrir ceux de Thibault et d’Aurore que je vous recommande car ils sont tops, si vous aimez la lecture, foncez les découvrir.

Axelle, qui s’occupe de l’événement, avait sorti le top 3 suivant nos tops 6 respectifs. On a pu discuter des livres qui sont restés sur le banc de touche et c’était fou de voir comment on pouvait avoir des avis totalement divergents ! Les discussions suivantes nous ont permis d’élire le grand vainqueur de cette année. Rendez-vous le 21/02 pour la remise du prix…

C’était génial vraiment, si vous avez l’opportunité un jour de prendre part à ce genre d’événements, n’hésitez pas ! C’est assez rare pour moi de pouvoir discuter de mes lectures avec les personnes qui m’entourent et là c’était un vrai bonheur J Un seul regret ? Que ça n’ait pas été plus long, nous avions 2 heures de délibération et j’aurais aimé pouvoir faire plus ample connaissance avec les autres personnes du jury.

Les Carnets de Cerise – Tome 5

Couverture carnets de cerise tome 5

Résumé

« Cerise, onze ans, vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle a déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes. Elle les observe pour tenter de deviner leurs secrets les plus enfouis. Au fil de ses enquêtes, elle a compris à quel point son passé lui manquait et faisait tout pour ressurgir. À travers une correspondance avec sa mère, Cerise va replonger dans ses souvenirs, dans son enfance, des premières rencontres aux premiers mensonges… Ce voyage lui dévoilera le secret de ses carnets et on comprendra enfin pourquoi elle déteste tant que les adultes dissimulent quelque chose… »

Mon avis

Quel bonheur de retrouver Cerise ! C’est une des rares BD dont j’achète les nouveaux tomes dès leur sortie. Je les ai tous beaucoup aimés et j’attendais celui-ci avec impatience. Mon Chéri me l’a offert pour Noël et j’étais ravie.

Pas de suspens, j’ai adoré ce dernier volet. Le meilleur d’après moi ! On a dans celui-ci une révélation qu’on attendait depuis le début. Je n’ai fait que pleurer, cette BD est tellement émouvante…

J’adore voir évoluer la relation entre sa mère et elle. Ici, elles s’expriment dans un premier temps par lettres et c’est d’autant plus poignant.

Et puis les illustrations, quoi ! Elles sont ma-gni-fi-ques, il n’y a qu’à regarder la couverture pour s’en rendre compte. Quel talent, quel travail ! J’adore 🙂

Ce n’est pas une BD comique, elle n’est pas à mettre entre toutes les mains selon moi. Les sujets traités ici ne sont pas gais (même s’ils sont abordés de manière douce) et il se pourrait que ça blesse un public qui ne serait pas averti ou des jeunes enfants trop sensibles (comme moi maintenant ^^, alors je n’imagine même pas si je l’avais lu à 8-9 ans !). Ce n’est pas du Titeuf ou du Cédric… Mais ça reste tellement joli et mignon quand même, que je pense les relire cette année. Il me semble que c’est le dernier tome de la saga et j’ai ce pincement au cœur de quitter ces jolis personnages.

Je vous conseille vivement de lire cette BD, c’est un petit bijoux qui se déguste, d’autant plus si on le lit en étant adulte. Notre recul nous permet de lire entre les lignes et c’est génial.

Les carnets de Cerise, Tome 5 – Des premières neiges aux perséides de Joris Chamblain et Aurélie Neyret – Publié aux éditions soleil, collection Métamorphose – 80 pages – 15,95€

Frappe-toi le cœur – Amélie Nothomb

Frappe-toi le coeur Nothomb couverture

Résumé

« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie », Alfred de Musset

Mon avis

Je n’ai jamais trop apprécié la plume d’Amélie Nothomb, je pense que j’ai essayé de lire ses romans précédents en étant trop jeune. Et puis les thématiques ne m’attiraient pas plus que ça.  Jusqu’à celui-ci car elle aborde un sujet qui me touche particulièrement : la jalousie d’une mère envers son enfant mais également la maltraitance par l’indifférence, ou encore le fait de préférer un enfant à un autre.

Je n’ai pas été déçue, j’ai même beaucoup aimé ma lecture. J’aime ce genre de livres qui racontent une histoire tout en allant droit au but.

Je me suis attachée au personnage de Diane, je me suis souvent questionnée : « qu’aurais-je fait à sa place ? ». J’ai souvent eu envie de la secouer un peu. Au final, j’ai compris ses décisions et je l’ai trouvée incroyable.

J’ai trouvé l’histoire belle car originale. C’est un sujet assez peu répandu dans le monde de la littérature mais beaucoup moins qu’on ne le pense IRL.

J’ai aimé la plume cette fois car je l’ai trouvée juste. Pas trop de fioritures, assez simple, même. Ça a rendu ma lecture fluide et rapide et ça a fait en sorte (avec l’histoire) que je ne puisse pas reposer ce roman avant de l’avoir terminé.

Une belle surprise en somme ! Je vous conseille vivement ce livre si les sujets abordés vous intéressent. Je suis loin d’être une inconditionnelle de l’autrice, je n’ai donc pas d’avis à émettre à savoir si ce livre est meilleur ou moins bons que les précédents mais je me pencherai plus souvent sur ses nouvelles publications à l’avenir.

Frappe-toi le coeur d’Amélie Nothomb, publié chez Albin Michel – 180 pages – 16,90€

November 9 – Colleen Hoover

Couverture november 9 colleen hoover

Résumé

 » Fallon et Ben se rencontrent par hasard alors que leur vie est en train de changer. La jeune femme est sur le point d’aller s’installer à New York où elle espère poursuivre une carrière d’actrice au théâtre. Ben veut devenir écrivain. Ils se croisent comme des étoiles filantes mais l’intensité de ce qu’ils partagent les pousse à se fixer un rendez-vous annuel, le neuf novembre. Fallon devient alors la source d’inspiration du roman de Ben. Chaque rendez-vous est une mine d’informations pour lui et, pour tous les deux, c’est le moyen de faire le point sur leur vie. Jusqu’au jour, un neuf novembre évidemment, où Fallon se met à douter de ce que Ben lui raconte sur lui-même. Peut-il avoir inventé sa vie comme un roman ? Et pourquoi ferait-il une chose pareille ? « 

Mon avis

Colleen Hoover fait immanquablement partie du top 3 de mes auteurs préférés. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours une appréhension avant de me plonger dans ses romans : et si ça me décevait ?

Hé bien, encore une fois, elle a su conquérir mon petit cœur de lectrice en m’emportant dans son histoire. Impossible de lâcher ce livre… C’est simple : j’ai tout aimé ! Autant les personnages que l’histoire, que les rebondissements, j’ai vraiment adoré. J’ai ri et j’ai pleuré…

J’ai retrouvé ce que j’aime tant dans ses romans : les personnages. Ils ont toujours un passé difficile et c’est pour ça que j’accroche autant. Toute l’histoire ne tourne pas autour de ça et pourtant oui et pourtant non… Jusqu’à ce qu’on comprenne, jusqu’au retournement de situation de l’histoire. J’adore !

J’ai aimé qu’elle ne nous raconte que ce qui se passe ces 9 novembre, ce qui se passe entre-temps, on en apprend des bribes quand les personnages se rencontrent et se racontent leur vie. Ce qui pourrait passer à première vue comme redondant fait la magie de l’histoire et notre curiosité est piquée à chaque chapitre.

Pourtant le résumé ne me tentait pas plus que ça et si ce n’était pas du Colleen Hoover, j’aurais sûrement passé mon chemin, mais là, je ne regrette vraiment pas.

Je n’ai qu’une chose à vous recommander : foncez ! C’est une belle histoire d’amour, de famille, d’amitiés… C’est complètement addictif et si vous aimez la plume de l’auteur, n’hésitez plus un seul instant.

November 9 de Colleen Hoover, publié chez Hugo Romance – 340 pages – 17 €

Tortues à l’infini – John Green

Tortues à l'infini john green couverture

Résumé

« Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s’empare d’elle ? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et son peut-être amoureux Davis, fils d’un milliardaire mystérieusement disparu. Un trio improbable qui va mener l’enquête, et trouver en chemin d’autres mystères et d’autres vérités… »

Mon avis

Ce livre est sorti plus ou moins à la naissance de Raffael qui a pour surnom « bébé tortue » (clique ici si tu veux savoir pourquoi !). Du coup, ce livre m’attirait beaucoup. Je ne connaissais rien de l’histoire et je me suis plongée dedans sans en attendre grand chose.

Je suis mitigée concernant les romans de John Green, en général les avis sont très bons, trop bons même, selon moi. J’étais contente de pouvoir découvrir cette histoire alors que je n’avais lu aucune critique.

Au final, j’ai beaucoup aimé cette histoire. Enfin, l’histoire, pas tout à fait, c’est plutôt le sujet de fond que j’ai apprécié. Aza souffre d’anxiété et j’ai adoré comment ça avait été traité dans cette histoire. Aza est malade mais c’est quand même une tête brûlée, elle a du mal de vivre avec ça au quotidien mais ça ne l’empêche pas de vivre des aventures, même si ça ne facilite pas les choses pour elle. Et quand on sait que l’auteur s’est inspiré de sa propre expérience  pour écrire ce livre, ça rend les choses encore plus concrètes.

L’histoire en elle-même est sympa, sans plus, l’intrigue n’est pas des plus folles, pas des plus recherchées mais on s’en fiche au final, ce n’est pas ce qui compte. Ca aide tout de même à tourner les pages sans s’en rendre compte, on veut savoir si on va le retrouver ou non ce milliardaire.

Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, d’ailleurs j’ai eu ce petit pincement au cœur en fermant le livre de devoir leur dire au-revoir, je m’y étais attachée. Je rêve secrètement d’une suite d’ailleurs !

Mais pour être honnête, je trouve que les 21€ sont injustifiés si ce n’est qu’il a été écrit par un auteur à succès, ça vaudrait peut-être le coup d’attendre sa sortie en poche. Mais il vaut le coup si le sujet vous intéresse, personnellement, j’ai passé un bon moment de lecture.

Tortues à l’infini de John Green, publié chez Gallimard – 352 pages – 21€

[album jeunesse] Sans titre d’Hervé Tullet

Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis un moment, Lucy adore les livres presque autant que moi et je suis toujours à la recherche de beaux albums. Celui-ci est super original, je l’ai acheté comme cadeau de Noël mais évidemment je l’ai lu et je suis certaine qu’il va beaucoup lui plaire.

Pourquoi ? Parce que ce livre s’adresse directement aux petits lecteurs. On débarque dans l’histoire mais les personnages, eux, ne sont pas du tout prêts ! Il n’y a pas d’histoire… Alors ils vont en inventer une, en fin ils vont essayer.

Sans titre Hervé Tullet couverture

Résumé

« Sans titre est un livre… inachevé. Vous arrivez trop tôt. Les personnages sont encore un peu brouillons, et l’histoire… Il n’y en a pas. Bon, mais alors l’auteur, lui, que fait-il ? Hervé Tullet se met en scène et nous fait visiter les coulisses de la création. Une fois encore, il surprend ses lecteurs, pour leur plus grande joie ! Pas facile d’expliquer aux enfants ce que sont des personnages, un auteur, une narration… Une fois refermé cet album, ils auront saisi ces notions subtiles, tout en s’étant payé une bonne tranche de rigolade. »

Mon avis

J’aime beaucoup ce genre d’histoires originales, qui sortent carrément de l’ordinaire. Les dessins sont rigolos (même s’ils sont brouillons car l’histoire le veut), tout colorés et le fait qu’ils nous parlent à nous qui lisons l’album, je trouve ça super chouette, les enfants adorent !

page sans titre hervé tullet

A priori on pourrait croire que ce livre n’apporte pas grand chose, à part un petit moment de rigolade. Mais ça permet également de donner une autre dimension à la lecture et de s’interroger ensemble sur le rôle des personnages, de l’auteur, des dessins etc.

Nous avions déjà découvert l’auteur grâce à un album qu’on avait loué à la bibliothèque et que Lucy avait adoré, qui s’appelle « On joue ? » où l’enfant doit suivre un point dans tout plein de péripéties. C’est aussi lui qui se cache derrière le très connu « Un livre ». J’ai vu qu’il avait fait de nombreux albums dans ce style, qui permettent aux enfants d’interagir, j’ai hâte d’en découvrir de nouveaux !

En bref, c’est un album rempli d’humour qui plaira sans aucun doute aux petits comme aux plus grands.

Sans Titre d’Hervé Tullet publié chez Bayard Jeunesse – 64 pages – 3 ans et + – 11,90€

 

Forbidden – Tabitha Suzuma

Forbidden Suzuma couverture

Résumé

« Forbidden est un roman profondément troublant. L’amour qui naît entre Maya et Lochan est un amour impossible parce que la société l’interdit. Pourtant, dans cette famille dysfonctionnelle dont ils ont pris les rênes, se substituant à des parents absents, l’amour de Maya et Lochan a beau être contre-nature, c’est naturellement qu’il éclot. Privés de leurs repères dans cette famille qui vit repliée sur elle-même, ces adolescents fragiles luttent contre leur désir et leurs sentiments car ils savent que leur amour sera condamné unanimement par le monde extérieur. »

Mon avis

J’étais plutôt sceptique en commençant ce roman, j’avais l’impression de découvrir une énième histoire d’amour entre deux ados. Mais je n’ai pas lâché l’affaire car malgré tout, dès les premières pages, l’histoire devient addictive. On se retrouve plongé dans une famille écorchée : un père qui les a abandonnés, une mère absente et alcoolique pour le peu qu’elle est présente, deux ados qui doivent endosser le rôle de parents, des frères et sœurs qui ont du mal et accusent le coup…

J’ai aimé découvrir le quotidien de Maya et Lochan, j’ai adoré ces deux personnages d’ailleurs car ils sont tellement fragiles mais tellement courageux… La timidité de Lochan m’a émue et la simplicité de Maya également. Leur histoire d’amour naissante est belle et contraste avec leur vie de tous les jours. Certes ils sont soudés entre frères et sœurs mais tout est tellement compliqué pour eux.

J’ai fini ce roman en larmes tant la fin est bouleversante. C’est une histoire qui reste, pas le genre de roman que l’on oublie après quelques semaines. C’est beau, c’est fort et c’est tout autant tragique. On ne peut que s’imaginer à la place de tous les personnages, faire preuve d’empathie et essayer de comprendre ce qui peut sembler incompréhensible.

Le thème de l’inceste peut rebuter au premier abord mais il faut se laisser tenter malgré tout, croyez-moi ! Ce n’est pas passé loin du coup de cœur pour moi. Pourtant il est plutôt rare que ce soit le cas pour les ouvrages dont on entend énormément parler comme celui-ci mais je rejoins l’avis général : ce livre est à découvrir !

Forbidden de Tabitha Suzuma, publié aux éditions Milady – 380 pages – 16,90 €

Atypical : une série à voir

Atypical

J’ai relancé mon abonnement Netflix pour occuper les longues et nombreuses séances biberons. 30 minutes à tuer à chaque fois, autant vous dire qu’autant au début j’adorais passer ces longs moments à regarder mon bébé sous toutes ses coutures, autant ça y est, je les connais par cœur 😉

Du coup, je suis tombée plus ou moins par hasard sur Atypical et j’ai englouti la première saison en 2 jours, j’ai vraiment adoré. Le format court des épisodes est celui que j’aime le plus, on enchaîne les épisodes sans s’en rendre compte. Alors Atypical, c’est quoi ?

Résumé :

« Quand un ado autiste décide de trouver une petite amie, sa soudaine soif d’indépendance crée dans toute sa famille une remise en question aussi radicale qu’inattendue. »

Mon avis:

On va donc suivre Sam, ses parents et sa petite sœur Kacey dans leur quotidien. Un quotidien un peu différent de celui de tout le monde étant donné que Sam est autiste et que cela implique pas mal de choses.

L’autisme c’est quelque chose que je ne connais pas et à quoi je n’ai jamais été confrontée. C’est néanmoins un sujet qui m’intéresse et l’aborder grâce à cette série m’a permis d’en apprendre beaucoup de façon amusante et sérieuse à la fois.

C’est certes une série « comique » mais qui dépeint également le quotidien de cette famille d’une façon sérieuse et on se rend bien compte des difficultés que ce diagnostique a engendré pour chacun de ses membres et ça en reste néanmoins plutôt poignant. Mais l’autisme est simplement traité ici sans pathos et sans mélodrame.

J’ai beaucoup aimé, les sujets m’ont plu, l’humour aussi, je me suis attachée à toute cette petite famille. Même si la série survole certainement le vaste sujet de cette maladie, j’ai aimé en apprendre un peu plus et j’ai vraiment hâte de pouvoir découvrir la deuxième saison.

Vous l’avez déjà regardée ? Vous avez d’autres chouettes séries à me recommander ?

Se faire peur pour Halloween avec des livres pour les petits : Cornebidouille

Comme vous le savez si vous nous suivez depuis quelques temps, on est des grands consommateurs de livres à la maison : on en achète pas mal et on va régulièrement à la bibliothèque pour faire le plein. Il y a quelques semaines, on y est allées pour trouver des histoires qui font (un peu) peur et on est tombé sur une drôle de sorcière : Cornebidouille.

Cornebidouille couverture

Cornebidouille, elle vient pendant la nuit embêter les enfants qui ne veulent pas manger leur soupe. Et Pierre fait partie de ceux-là… Mais Pierre, il n’a pas peur des sorcières et il leur joue de vilains tours !

Dernièrement, je me baladais chez Club (une chaîne de librairies belges) et j’ai trouvé la collection des albums de Cornebidouille, alors que je ne savais pas qu’il y avait une suite, c’était la bonne surprise. Les albums coûtent 5€/pce et sont petits et flexibles mais restent néanmoins solides, la base des livres pour les petits. Il en existe 4 (à ma connaissance) :

Nous avons les deux premiers à la maison et je crois que je vais craquer sous peu pour les deux autres. Lucy en raffole et m’en parle souvent, surtout pendant cette période de l’année où on voit des sorcières partout. Ça permet de dédramatiser un peu et d’avoir moins peur de ces vilaines sorcières.

Ils sont conseillés à partir de 5 ans mais peuvent convenir selon moi pour les petits de 4 ans et même moins : Lucy a 3 ans et demi et comprend très bien l’histoire. Il y a juste quelques vilains mots que je modifie en lisant l’histoire pour éviter d’étoffer son vocabulaire d’insultes, certes rigolotes, mais dont je me passe volontiers 😉

Les dessins sont plutôt jolis (à l’ancienne comme j’aime dire) et ce livre fait beaucoup rire Lucy, elle s’identifie bien à Pierre puisqu’elle déteste la soupe comme lui et qu’elle s’imagine bien elle aussi faire tourner en bourrique une vilaine sorcière !

Je vous conseille donc cette petite série qui ne coûte pas très cher et qui est facilement trouvable en bibliothèque car Cornebidouille est plutôt populaire, mais moi je ne la connaissais pas encore…

Vous connaissez cette série ? Vous en avez d’autres à me conseiller pour Halloween ?

L’importance de bien choisir ses études: Mes astuces avant de se lancer

Astuces études

Alors que l’esprit de la rentrée plane encore un peu au-dessus de nos têtes, j’avais envie de vous parler de mon expérience.

Parce qu’aujourd’hui, je travaille depuis 6 ans et demi et que, même si je suis heureuse d’avoir un salaire fixe à la fin du mois et un travail qui n’est pas précaire, je ne m’éclate pas du tout dans ce que je fais et je regrette chaque jour un peu d’avoir choisi de faire les études que j’ai faites…

Je n’ai jamais eu spécialement de problème à l’école, j’aimais à peu près toutes les matières avec une préférence pour les langues modernes. En 4è secondaire, l’heure était arrivée pour moi de choisir une option et c’est tout naturellement que je me suis penchée vers… les langues modernes. J’ai adoré ces cours, même si ce n’était pas facile, j’aimais ce que j’apprenais et forcément ça motive !

J’ai donc fini mes études secondaires sans trop de difficultés. J’ai demandé conseil à mes professeurs car je ne savais pas vers quoi me diriger après… C’est là que j’ai entendu parler du métier de secrétaire de direction. J’ai pris mes renseignements, et il y avait des cours qui étaient donnés près de chez moi, j’ai foncé, les cours avaient l’air intéressants, la proximité me plaisait et même si j’y allais seule parce que mes amis avaient choisi des voies complètement différentes, j’y allais plutôt enthousiaste.

J’ai réussi mes 3 ans d’études sans encombre, les cours étaient effectivement super intéressants et promettaient monts et merveilles. A la fin de mon stage, j’ai été engagée dans la société dans laquelle je l’avais fait avant même d’avoir mon diplôme en main.

« Quelle belle opportunité, de nos jours c’est super génial, tu as trop de chances, près de chez toi en plus, c’est le rêve »

Malheureusement, j’ai vite déchanté. Pas vraiment à cause de l’entreprise dans laquelle je travaille mais simplement parce que plus les jours passaient, et plus je me rendais compte que ce n’était pas ce pourquoi j’étais faite. Mais j’avais une grande envie d’indépendance, j’avais besoin de ce salaire pour réaliser mes rêves et reprendre des études, ce n’était pas le moment.

Mais le moment n’est encore jamais arrivé malheureusement : très vite j’ai déménagé de chez ma mère, j’ai eu Lucy ensuite, on a acheté une maison, bébé 2 est en route… Et chaque jour, je vais bosser, non pas au point d’avoir une boule au ventre, mais au point de rêver de gagner à la loterie pour pouvoir me permettre de reprendre des études qui me correspondent ! C’est vraiment quelque chose que j’aimerais faire dès que j’en aurai l’opportunité…

Alors, on ne va pas se mentir, je sais la chance que j’ai d’avoir un CDI dans une chouette boite, tout près de chez moi, des horaires flexibles, un salaire pas mirobolant mais qui me permet de vivre décemment, des chouettes collègues tout ça, tout ça… Et je fais mon travail du mieux que je peux. Mais je me dis que j’aurais pu avoir tout ça et en plus, me sentir utile dans ce que je fais et être épanouie dans mon travail, si seulement, je m’étais mieux renseignée et que je m’étais posée pour déterminer mes objectifs avant de choisir ces études.

Du coup, j’avais envie de partager avec vous, quelques conseils avant de foncer tête baissée dans des études qui ne vous épanouiront pas :

  1. Savoir ce que l’on veut : un travail à horaires fixes ? Des contacts avec des clients ? Se sentir utile à la société ? Travailler à son compte ? Pouvoir évoluer dans son poste ?… C’est super important de savoir ce que l’on veut (et surtout aussi, de ne pas juste faire les mêmes études que ses potes pour les suivre !). Moi je savais juste ce que je ne voulais pas et si j’avais pris le temps de vraiment réfléchir et de me choisir un métier que j’aurais plaisir à faire chaque jour de ma vie, qui me correspond, j’aurais certainement fait d’autres choix.
  2. Rencontrer des gens de métier : ça devrait être quelque chose de régulier dans les écoles. Ça permettrait d’aller sur le terrain et de se rendre compte de la réalité des choses. J’ai effectué mon stage en dernière année, c’était un peu tard pour décider de tout arrêter et de me re-convertir… On ne se rend pas compte parfois de ce que c’est que d’être prof (on reste sur nos impressions d’élèves), ou docteur, ou que sais-je, même si ce sont des professions super répandues…
  3. Se renseigner sur les métiers d’avenir, les métiers où il manque de la main d’oeuvre : ça peut donner des idées et permettre de ne pas attendre des mois avant de trouver du boulot une fois le diplôme en main.
  4. Discuter avec des étudiants : ça permet d’avoir des avis sur les études, l’école, les points négatifs et positifs du métier.
  5. Ne pas avoir peur de changer de voie : tant qu’on le peut, c’est plus facile de se rendre compte en cours de route que ces études ne sont pas pour vous et de vous diriger vers autre chose quand vous êtes jeunes que, comme moi, quand vous avez une maison et des enfants. C’est pareil quand on décroche un premier contrat, on se rend parfois compte qu’on est juste pas à sa place, il ne faut pas avoir peur de faire plusieurs sociétés au début de sa carrière, de multiplier les expériences.
  6. Ne vous laissez pas trop influencer par vos parents. Ils voudront toujours que vous fassiez un métier qui vous rapportera plutôt qu’un métier précaire ! Mais si c’est vraiment ce qui vous passionne, essayez quand même ! On est plus épanoui dans sa vie quand notre métier ne nous donne pas l’impression de bosser.
  7. Prenez des risques tant que vous le pouvez : lancez-vous dans ce qui vous passionne tant que vous vivez encore chez vos parents ou que vous pouvez vous le permettre financièrement. Vous apprendrez toujours quelque chose, que l’expérience soit positive ou non !

On a tellement été bassiné ces dernières années avec l’importance de bien gagner sa vie, de faire de longues études avec pleins de débouchés, que l’argent rend heureux…On nous demande depuis tout petit quel métier on veut faire plus tard. C’est trop de pression de la société, de nos parents…

C’est vrai, c’est super de gagner plein d’argent, de pouvoir faire ce qu’on veut, de partir en vacances plusieurs fois par an. Mais si c’est pour déprimer le reste de l’année, est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Il n’y a qu’à voir le nombre de burn-out, de gens en dépression, en arrêt maladie pour s’en rendre compte : c’est super de bien gagner sa vie, mais c’est tout aussi bien de la gagner modestement tout en étant épanoui dans ce qu’on fait. Tout dépend des personnes, mais tout le monde ne souhaite pas vivre dans un château, rouler en voiture de luxe et passer ses vacances sous les tropiques. D’où l’importance de savoir ce que l’on veut vraiment. Le Graal étant de faire ce qui nous passionne tout en gagnant de l’argent en masse, mais malheureusement, ça reste plutôt rare (mais certainement pas impossible non plus !).

Bref, tout ça pour dire que bien choisir ses études, c’est choisir pour son avenir, pas uniquement pour quelques années. Et bien que la reconversion soit toujours possible, ce n’est pas toujours sans risques et qu’il vaut mieux « gâcher » un an de sa vie au début de ses études pour en recommencer de nouvelles que de passer le reste de sa vie dans un job qui ne nous épanouit pas.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Couverture Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi

« « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. »

J’avais eu un véritable coup de cœur pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande » du même auteur. Evidemment, je me suis jetée sur celui-ci dès sa sortie. Et ce n’est pas passé loin !

L’histoire est magnifique et d’autant plus la façon dont on en apprend les éléments. Le mari de Pauline la quitte et c’est tout son monde qui s’effondre. Elle lui demande de lui laisser une chance, pour essayer de raviver la flamme qui les habitait il n’y a pas encore si longtemps. Alors, elle lui écrit des lettres, celles-ci relatent les souvenirs que Pauline gardent de leur amour. Et puis, Ben fait de même et là on sait. Et tout nous saute aux yeux et vient cogner notre cœur.

J’en ai versé des larmes en lisant ce roman… Tellement poignant, tellement dur et tellement beau en même temps.

Virginie Grimaldi a encore su manier les thèmes que je préfère de façon juste, sincère et émouvante : l’amour, la maternité, l’amitié, la famille. Et puis elle aborde un thème qui me touche plus personnellement, l’alcoolisme. Tout ça ponctué par des notes d’humour. Ça donne un roman où l’on pleure littéralement de rire. Parce que les sujets sont forts mais sont abordés judicieusement avec une touche d’humour propre à l’auteur qui rend ses livres et son style vraiment uniques.

Au fond, l’histoire est simple et arrive à des dizaines de personnes chaque jour. Mais on n’ose pas toujours en parler, chacun a sa propre façon de réagir et c’est tellement beau ici.

Un roman plein d’espoir, de tristesse et d’humour où les moments de pure joie côtoient les moments de tristesse intense sans qu’aucun des deux n’occulte les autres. Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi, j’ai déjà bien trop hâte.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi, publié chez Fayard – 464 pages – 19 €

Jamais plus – Colleen Hoover

Jamais Plus - Colleen Hoover - Couverture

« Ce sont ceux que nous aimons qui peuvent nous faire le plus de mal. Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Ryle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ?
Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence. Est-ce que l’amour peut tout excuser ? »

Tout m’attirait dans ce bouquin, malgré le fait que je n’avais pas lu la 4ème de couverture. J’en ai entendu énormément de bien, je savais uniquement qu’il parlait des violences conjugales, je me suis dit qu’un sujet pareil traité par Colleen Hoover ça devait être quelque chose ! Et j’avais raison.

Ce livre n’a pas été un coup de cœur, car je m’attendais simplement à être encore plus chamboulée que ça. J’ai trouvé les personnages très vrais mais je les imaginais encore plus torturés. Et j’aurais aimé un peu plus de retournements de situations, peut-être quelque chose d’encore plus tragique.

Malgré tout, l’histoire est belle autant qu’elle est triste. Et de tout le livre, c’est la note de l’autrice qui m’a le plus touchée. De savoir qu’elle s’est basée sur sa propre expérience pour cette histoire. Ça lui donne encore plus de sens.

J’ai beaucoup aimé les personnages, Lily évidemment mais aussi Atlas. Un peu moins Alyssa et pourtant je n’ai rien à lui reprocher. J’ai trouvé Lily très courageuse, très terre à terre, très digne malgré ce qu’elle a enduré.

Je me suis retrouvée adolescente car on apprend à connaitre l’histoire de Lily à travers le journal intime qu’elle tenait à ses 15 ans, j’en faisais de même et je ne sais pas si un jour j’aurai la force de les relire ! Ça nous permet de rentrer dans l’histoire et de bien se mettre à la place de Lily.

Pour résumer, Colleen Hoover traite ce sujet difficile avec beaucoup de justesse. Les personnes qui n’ont pas connu ça, dont je fais partie, ont souvent bien du mal à comprendre ce qui se passe dans la tête de ses femmes battues pour rester avec leur bourreau et pour « s’infliger ça », ici nous avons des pistes qui nous aident à comprendre. Là où le livre perd un peu de puissance, c’est quand l’autrice tombe dans la facilité, et où certains aspects selon moi, rendent le livre un brin trop noeud-noeud. Il aurait mérité quelques dizaines de pages de plus pour rendre les choses un peu moins évidentes.

Jamais plus de Colleen Hoover, publié aux éditions Hugo Romans (collection New Romance) – 407 pages – 17€

J’ai toujours cette musique dans la tête – Agnès Martin-Lugand

J'ai toujours cette musique dans la tête couverture

Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.

Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

Agnès Martin Lugand est une de mes autrices préférées et j’attendais ce nouveau roman avec une grande impatience. Peut-être trop, peut-être ai-je placé la barre trop haut après mon coup de coeur pour « Désolée, je suis attendue« . J’ai aimé ce roman, mais j’ai eu du mal à le lire, à rester dedans. J’ai lu les 200 dernières pages d’une traite, plus pour en avoir fini avec cette histoire que pour en connaitre le dénouement. Tout au long du livre, je me suis dit qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas et j’avais une idée de la fin dès les premières lignes, alors j’ai voulu croire que j’avais vu faux et que les rebondissements ne seraient pas ceux que j’attendais. Malheureusement, ce fut le cas.

Malgré tout, l’histoire reste prenante, on entre un peu dans le thriller psychologique et c’est bien mené. J’aime toujours autant la plume d’Agnès M-L, la façon dont elle dépeint ses personnages est juste fabuleuse. Elle nous fait toujours découvrir des personnages hauts en couleurs et auxquels on s’identifie rapidement.

Un roman que vous pourrez quand même adorer si vous aimez les jolies histoires d’amour et familiales, les romans à suspense et les histoires réelles.

En conclusion, ce n’est pas le livre de cette autrice que je préfère, mais je le recommande néanmoins car mon avis est personnel et je dois avouer que l’histoire peut plaire à un grand nombre. Par contre, si vous voulez découvrir Agnès Martin Lugand, évitez de commencer par celui-ci, car les autres sont des petites merveilles un ou deux crans au-dessus de celui-ci, selon moi.

J’ai toujours cette musique dans la tête d’Agnès Martin-Lugand, publié aux éditions Michel Lafon – 360 pages – 18,95 €

De tes nouvelles – Agnès Ledig

Couverture "de tes nouvelles" Agnès Ledig

« Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Eric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Eric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré. »

Agnès Ledig est clairement dans le top 3 de mes auteurs préférés. Je n’ai jamais vraiment été déçue par un de ses livres, par contre, quand j’en ouvre un, j’ouvre en même temps une boite de mouchoirs car je sais que je vais être bouleversée. J’avais aimé suivre le destin d’Eric, Valentine et Anna-Nina dans « On regrettera plus tard », l’histoire était touchante et pleine de bons sentiments. Nous les retrouvons ici tous les 3 quelques mois plus tard.

J’ai beaucoup aimé ce roman, mais c’est celui que j’aime le moins. On passe un bon moment de lecture, certes, mais je m’attendais à être transportée bien au-delà de ce que je l’ai été… J’ai trouvé l’histoire quelque peu banale, même s’il y a quelques rebondissements, je ne cernais pas vraiment d’intrigue. On suit le quotidien d’un groupe de personnes plus différentes et attachantes les unes que les autres mais ça s’arrête là. Je n’ai pas sorti les mouchoirs finalement, et peut-être que c’était de ça que j’avais envie en fait ! Malgré tout, difficile de quitter tous ces joyeux lurons et j’en suis ressortie avec comme une envie d’encore.

Ça reste quand même une histoire très agréable, un feel-good book comme on en a parfois besoin. La plume d’Agnès Ledig est belle et fluide, j’aime toujours autant. C’est un roman que je recommande pour se détendre mais pas pour se faire balader d’émotion en émotion comme elle nous y a habitués.

De tes nouvelles d’Agnès Ledig, publié chez Albin Michel – 352 pages – 19,80 €