[album jeunesse] Sans titre d’Hervé Tullet

Comme vous le savez si vous suivez le blog depuis un moment, Lucy adore les livres presque autant que moi et je suis toujours à la recherche de beaux albums. Celui-ci est super original, je l’ai acheté comme cadeau de Noël mais évidemment je l’ai lu et je suis certaine qu’il va beaucoup lui plaire.

Pourquoi ? Parce que ce livre s’adresse directement aux petits lecteurs. On débarque dans l’histoire mais les personnages, eux, ne sont pas du tout prêts ! Il n’y a pas d’histoire… Alors ils vont en inventer une, en fin ils vont essayer.

Sans titre Hervé Tullet couverture

Résumé

« Sans titre est un livre… inachevé. Vous arrivez trop tôt. Les personnages sont encore un peu brouillons, et l’histoire… Il n’y en a pas. Bon, mais alors l’auteur, lui, que fait-il ? Hervé Tullet se met en scène et nous fait visiter les coulisses de la création. Une fois encore, il surprend ses lecteurs, pour leur plus grande joie ! Pas facile d’expliquer aux enfants ce que sont des personnages, un auteur, une narration… Une fois refermé cet album, ils auront saisi ces notions subtiles, tout en s’étant payé une bonne tranche de rigolade. »

Mon avis

J’aime beaucoup ce genre d’histoires originales, qui sortent carrément de l’ordinaire. Les dessins sont rigolos (même s’ils sont brouillons car l’histoire le veut), tout colorés et le fait qu’ils nous parlent à nous qui lisons l’album, je trouve ça super chouette, les enfants adorent !

page sans titre hervé tullet

A priori on pourrait croire que ce livre n’apporte pas grand chose, à part un petit moment de rigolade. Mais ça permet également de donner une autre dimension à la lecture et de s’interroger ensemble sur le rôle des personnages, de l’auteur, des dessins etc.

Nous avions déjà découvert l’auteur grâce à un album qu’on avait loué à la bibliothèque et que Lucy avait adoré, qui s’appelle « On joue ? » où l’enfant doit suivre un point dans tout plein de péripéties. C’est aussi lui qui se cache derrière le très connu « Un livre ». J’ai vu qu’il avait fait de nombreux albums dans ce style, qui permettent aux enfants d’interagir, j’ai hâte d’en découvrir de nouveaux !

En bref, c’est un album rempli d’humour qui plaira sans aucun doute aux petits comme aux plus grands.

Sans Titre d’Hervé Tullet publié chez Bayard Jeunesse – 64 pages – 3 ans et + – 11,90€

 

Forbidden – Tabitha Suzuma

Forbidden Suzuma couverture

Résumé

« Forbidden est un roman profondément troublant. L’amour qui naît entre Maya et Lochan est un amour impossible parce que la société l’interdit. Pourtant, dans cette famille dysfonctionnelle dont ils ont pris les rênes, se substituant à des parents absents, l’amour de Maya et Lochan a beau être contre-nature, c’est naturellement qu’il éclot. Privés de leurs repères dans cette famille qui vit repliée sur elle-même, ces adolescents fragiles luttent contre leur désir et leurs sentiments car ils savent que leur amour sera condamné unanimement par le monde extérieur. »

Mon avis

J’étais plutôt sceptique en commençant ce roman, j’avais l’impression de découvrir une énième histoire d’amour entre deux ados. Mais je n’ai pas lâché l’affaire car malgré tout, dès les premières pages, l’histoire devient addictive. On se retrouve plongé dans une famille écorchée : un père qui les a abandonnés, une mère absente et alcoolique pour le peu qu’elle est présente, deux ados qui doivent endosser le rôle de parents, des frères et sœurs qui ont du mal et accusent le coup…

J’ai aimé découvrir le quotidien de Maya et Lochan, j’ai adoré ces deux personnages d’ailleurs car ils sont tellement fragiles mais tellement courageux… La timidité de Lochan m’a émue et la simplicité de Maya également. Leur histoire d’amour naissante est belle et contraste avec leur vie de tous les jours. Certes ils sont soudés entre frères et sœurs mais tout est tellement compliqué pour eux.

J’ai fini ce roman en larmes tant la fin est bouleversante. C’est une histoire qui reste, pas le genre de roman que l’on oublie après quelques semaines. C’est beau, c’est fort et c’est tout autant tragique. On ne peut que s’imaginer à la place de tous les personnages, faire preuve d’empathie et essayer de comprendre ce qui peut sembler incompréhensible.

Le thème de l’inceste peut rebuter au premier abord mais il faut se laisser tenter malgré tout, croyez-moi ! Ce n’est pas passé loin du coup de cœur pour moi. Pourtant il est plutôt rare que ce soit le cas pour les ouvrages dont on entend énormément parler comme celui-ci mais je rejoins l’avis général : ce livre est à découvrir !

Forbidden de Tabitha Suzuma, publié aux éditions Milady – 380 pages – 16,90 €

Atypical : une série à voir

Atypical

J’ai relancé mon abonnement Netflix pour occuper les longues et nombreuses séances biberons. 30 minutes à tuer à chaque fois, autant vous dire qu’autant au début j’adorais passer ces longs moments à regarder mon bébé sous toutes ses coutures, autant ça y est, je les connais par cœur 😉

Du coup, je suis tombée plus ou moins par hasard sur Atypical et j’ai englouti la première saison en 2 jours, j’ai vraiment adoré. Le format court des épisodes est celui que j’aime le plus, on enchaîne les épisodes sans s’en rendre compte. Alors Atypical, c’est quoi ?

Résumé :

« Quand un ado autiste décide de trouver une petite amie, sa soudaine soif d’indépendance crée dans toute sa famille une remise en question aussi radicale qu’inattendue. »

Mon avis:

On va donc suivre Sam, ses parents et sa petite sœur Kacey dans leur quotidien. Un quotidien un peu différent de celui de tout le monde étant donné que Sam est autiste et que cela implique pas mal de choses.

L’autisme c’est quelque chose que je ne connais pas et à quoi je n’ai jamais été confrontée. C’est néanmoins un sujet qui m’intéresse et l’aborder grâce à cette série m’a permis d’en apprendre beaucoup de façon amusante et sérieuse à la fois.

C’est certes une série « comique » mais qui dépeint également le quotidien de cette famille d’une façon sérieuse et on se rend bien compte des difficultés que ce diagnostique a engendré pour chacun de ses membres et ça en reste néanmoins plutôt poignant. Mais l’autisme est simplement traité ici sans pathos et sans mélodrame.

J’ai beaucoup aimé, les sujets m’ont plu, l’humour aussi, je me suis attachée à toute cette petite famille. Même si la série survole certainement le vaste sujet de cette maladie, j’ai aimé en apprendre un peu plus et j’ai vraiment hâte de pouvoir découvrir la deuxième saison.

Vous l’avez déjà regardée ? Vous avez d’autres chouettes séries à me recommander ?

Se faire peur pour Halloween avec des livres pour les petits : Cornebidouille

Comme vous le savez si vous nous suivez depuis quelques temps, on est des grands consommateurs de livres à la maison : on en achète pas mal et on va régulièrement à la bibliothèque pour faire le plein. Il y a quelques semaines, on y est allées pour trouver des histoires qui font (un peu) peur et on est tombé sur une drôle de sorcière : Cornebidouille.

Cornebidouille couverture

Cornebidouille, elle vient pendant la nuit embêter les enfants qui ne veulent pas manger leur soupe. Et Pierre fait partie de ceux-là… Mais Pierre, il n’a pas peur des sorcières et il leur joue de vilains tours !

Dernièrement, je me baladais chez Club (une chaîne de librairies belges) et j’ai trouvé la collection des albums de Cornebidouille, alors que je ne savais pas qu’il y avait une suite, c’était la bonne surprise. Les albums coûtent 5€/pce et sont petits et flexibles mais restent néanmoins solides, la base des livres pour les petits. Il en existe 4 (à ma connaissance) :

Nous avons les deux premiers à la maison et je crois que je vais craquer sous peu pour les deux autres. Lucy en raffole et m’en parle souvent, surtout pendant cette période de l’année où on voit des sorcières partout. Ça permet de dédramatiser un peu et d’avoir moins peur de ces vilaines sorcières.

Ils sont conseillés à partir de 5 ans mais peuvent convenir selon moi pour les petits de 4 ans et même moins : Lucy a 3 ans et demi et comprend très bien l’histoire. Il y a juste quelques vilains mots que je modifie en lisant l’histoire pour éviter d’étoffer son vocabulaire d’insultes, certes rigolotes, mais dont je me passe volontiers 😉

Les dessins sont plutôt jolis (à l’ancienne comme j’aime dire) et ce livre fait beaucoup rire Lucy, elle s’identifie bien à Pierre puisqu’elle déteste la soupe comme lui et qu’elle s’imagine bien elle aussi faire tourner en bourrique une vilaine sorcière !

Je vous conseille donc cette petite série qui ne coûte pas très cher et qui est facilement trouvable en bibliothèque car Cornebidouille est plutôt populaire, mais moi je ne la connaissais pas encore…

Vous connaissez cette série ? Vous en avez d’autres à me conseiller pour Halloween ?

L’importance de bien choisir ses études: Mes astuces avant de se lancer

Astuces études

Alors que l’esprit de la rentrée plane encore un peu au-dessus de nos têtes, j’avais envie de vous parler de mon expérience.

Parce qu’aujourd’hui, je travaille depuis 6 ans et demi et que, même si je suis heureuse d’avoir un salaire fixe à la fin du mois et un travail qui n’est pas précaire, je ne m’éclate pas du tout dans ce que je fais et je regrette chaque jour un peu d’avoir choisi de faire les études que j’ai faites…

Je n’ai jamais eu spécialement de problème à l’école, j’aimais à peu près toutes les matières avec une préférence pour les langues modernes. En 4è secondaire, l’heure était arrivée pour moi de choisir une option et c’est tout naturellement que je me suis penchée vers… les langues modernes. J’ai adoré ces cours, même si ce n’était pas facile, j’aimais ce que j’apprenais et forcément ça motive !

J’ai donc fini mes études secondaires sans trop de difficultés. J’ai demandé conseil à mes professeurs car je ne savais pas vers quoi me diriger après… C’est là que j’ai entendu parler du métier de secrétaire de direction. J’ai pris mes renseignements, et il y avait des cours qui étaient donnés près de chez moi, j’ai foncé, les cours avaient l’air intéressants, la proximité me plaisait et même si j’y allais seule parce que mes amis avaient choisi des voies complètement différentes, j’y allais plutôt enthousiaste.

J’ai réussi mes 3 ans d’études sans encombre, les cours étaient effectivement super intéressants et promettaient monts et merveilles. A la fin de mon stage, j’ai été engagée dans la société dans laquelle je l’avais fait avant même d’avoir mon diplôme en main.

« Quelle belle opportunité, de nos jours c’est super génial, tu as trop de chances, près de chez toi en plus, c’est le rêve »

Malheureusement, j’ai vite déchanté. Pas vraiment à cause de l’entreprise dans laquelle je travaille mais simplement parce que plus les jours passaient, et plus je me rendais compte que ce n’était pas ce pourquoi j’étais faite. Mais j’avais une grande envie d’indépendance, j’avais besoin de ce salaire pour réaliser mes rêves et reprendre des études, ce n’était pas le moment.

Mais le moment n’est encore jamais arrivé malheureusement : très vite j’ai déménagé de chez ma mère, j’ai eu Lucy ensuite, on a acheté une maison, bébé 2 est en route… Et chaque jour, je vais bosser, non pas au point d’avoir une boule au ventre, mais au point de rêver de gagner à la loterie pour pouvoir me permettre de reprendre des études qui me correspondent ! C’est vraiment quelque chose que j’aimerais faire dès que j’en aurai l’opportunité…

Alors, on ne va pas se mentir, je sais la chance que j’ai d’avoir un CDI dans une chouette boite, tout près de chez moi, des horaires flexibles, un salaire pas mirobolant mais qui me permet de vivre décemment, des chouettes collègues tout ça, tout ça… Et je fais mon travail du mieux que je peux. Mais je me dis que j’aurais pu avoir tout ça et en plus, me sentir utile dans ce que je fais et être épanouie dans mon travail, si seulement, je m’étais mieux renseignée et que je m’étais posée pour déterminer mes objectifs avant de choisir ces études.

Du coup, j’avais envie de partager avec vous, quelques conseils avant de foncer tête baissée dans des études qui ne vous épanouiront pas :

  1. Savoir ce que l’on veut : un travail à horaires fixes ? Des contacts avec des clients ? Se sentir utile à la société ? Travailler à son compte ? Pouvoir évoluer dans son poste ?… C’est super important de savoir ce que l’on veut (et surtout aussi, de ne pas juste faire les mêmes études que ses potes pour les suivre !). Moi je savais juste ce que je ne voulais pas et si j’avais pris le temps de vraiment réfléchir et de me choisir un métier que j’aurais plaisir à faire chaque jour de ma vie, qui me correspond, j’aurais certainement fait d’autres choix.
  2. Rencontrer des gens de métier : ça devrait être quelque chose de régulier dans les écoles. Ça permettrait d’aller sur le terrain et de se rendre compte de la réalité des choses. J’ai effectué mon stage en dernière année, c’était un peu tard pour décider de tout arrêter et de me re-convertir… On ne se rend pas compte parfois de ce que c’est que d’être prof (on reste sur nos impressions d’élèves), ou docteur, ou que sais-je, même si ce sont des professions super répandues…
  3. Se renseigner sur les métiers d’avenir, les métiers où il manque de la main d’oeuvre : ça peut donner des idées et permettre de ne pas attendre des mois avant de trouver du boulot une fois le diplôme en main.
  4. Discuter avec des étudiants : ça permet d’avoir des avis sur les études, l’école, les points négatifs et positifs du métier.
  5. Ne pas avoir peur de changer de voie : tant qu’on le peut, c’est plus facile de se rendre compte en cours de route que ces études ne sont pas pour vous et de vous diriger vers autre chose quand vous êtes jeunes que, comme moi, quand vous avez une maison et des enfants. C’est pareil quand on décroche un premier contrat, on se rend parfois compte qu’on est juste pas à sa place, il ne faut pas avoir peur de faire plusieurs sociétés au début de sa carrière, de multiplier les expériences.
  6. Ne vous laissez pas trop influencer par vos parents. Ils voudront toujours que vous fassiez un métier qui vous rapportera plutôt qu’un métier précaire ! Mais si c’est vraiment ce qui vous passionne, essayez quand même ! On est plus épanoui dans sa vie quand notre métier ne nous donne pas l’impression de bosser.
  7. Prenez des risques tant que vous le pouvez : lancez-vous dans ce qui vous passionne tant que vous vivez encore chez vos parents ou que vous pouvez vous le permettre financièrement. Vous apprendrez toujours quelque chose, que l’expérience soit positive ou non !

On a tellement été bassiné ces dernières années avec l’importance de bien gagner sa vie, de faire de longues études avec pleins de débouchés, que l’argent rend heureux…On nous demande depuis tout petit quel métier on veut faire plus tard. C’est trop de pression de la société, de nos parents…

C’est vrai, c’est super de gagner plein d’argent, de pouvoir faire ce qu’on veut, de partir en vacances plusieurs fois par an. Mais si c’est pour déprimer le reste de l’année, est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Il n’y a qu’à voir le nombre de burn-out, de gens en dépression, en arrêt maladie pour s’en rendre compte : c’est super de bien gagner sa vie, mais c’est tout aussi bien de la gagner modestement tout en étant épanoui dans ce qu’on fait. Tout dépend des personnes, mais tout le monde ne souhaite pas vivre dans un château, rouler en voiture de luxe et passer ses vacances sous les tropiques. D’où l’importance de savoir ce que l’on veut vraiment. Le Graal étant de faire ce qui nous passionne tout en gagnant de l’argent en masse, mais malheureusement, ça reste plutôt rare (mais certainement pas impossible non plus !).

Bref, tout ça pour dire que bien choisir ses études, c’est choisir pour son avenir, pas uniquement pour quelques années. Et bien que la reconversion soit toujours possible, ce n’est pas toujours sans risques et qu’il vaut mieux « gâcher » un an de sa vie au début de ses études pour en recommencer de nouvelles que de passer le reste de sa vie dans un job qui ne nous épanouit pas.