La femme qui ne vieillissait pas – Grégoire Delacourt

Couverture du livre la femme qui ne vieillissait pas Delacourt

Résumé

«À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté ; aucun cheveu blanc, aucune cerne ; j’avais trente ans, désespérément.»
 
Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.

Celle qui prend de l’âge sans s’en soucier, parce qu’elle a d’autres problèmes.

Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.

Et puis, il y a Betty.

Mon avis

J’ai une relation amour/haine avec cet auteur. Et mon ressenti se confirme encore avec ce nouveau roman…

On va donc suivre année après année Betty (de son vrai nom Martine) qui perd sa mère jeune et qui, à partir de son trentième anniversaire, va cesser de vieillir physiquement. De là va s’ensuivre une réflexion sur les marques de l’âge, sur tout ce que cette particularité lui apporte de bon comme de mauvais. Ce qui peut être un rêve pour certaines (jeunesse éternelle) peut revêtir du cauchemar pour d’autres…

J’ai beaucoup aimé toute la réflexion que ce livre soulève. Chaque personnage a un rapport différent au temps qui passe. Mais je n’ai pas vraiment accroché avec l’histoire en elle-même. Je ne me suis pas spécialement attachée à Betty ni à ses amies ou sa famille.

C’est en fait un roman assez sombre qui m’a profondément chamboulée. J’en suis ressortie avec une certaine mélancolie, voire même assez déprimée. Je ne pense pas que ce soit le but de l’auteur qui au contraire, prouve que les signes de l’âge sont nécessaires et font partie de la vie. Mais même si je n’ai ‘que’ 28 ans, la vieillesse est partout autour de moi et c’est quelque chose qui m’angoisse profondément, pas tant pour moi que pour mes proches. J’ai l’impression que ça a renforcé mes peurs et que je perçois encore plus le temps qui passe.

Je pense que ce roman est destiné à des lecteurs plus âgés que moi. On ne lit pas ce livre à 20 ans comme on le lirait à 50 ans. C’est certain, il n’aura pas le même impact sur nous, nous n’aurons pas la même relation au fil de la lecture.

Mais j’aime toujours autant la plume de Grégoire Delacourt, il arrive à être percutant tout en gardant un style assez simple (dans le bon sens du terme).

Je pense que c’est un roman qui se laisse découvrir si vous êtes curieux, la réflexion qu’il pose est assez intéressante et nous permet de faire face à notre propre relation à la vieillesse. Pour ça, c’est un pari réussi. Mais à lire, je pense, lorsque l’on est dans un bon état d’esprit.

La femme qui ne vieillissait pas de Grégoire Delacourt, publié aux édition JC Lattès – 256 pages – 18 €

 

*Les liens de cet articles sont des liens d’affiliation

2 réflexions au sujet de « La femme qui ne vieillissait pas – Grégoire Delacourt »

Laissez-moi un petit mot ça fait toujours plaisir :-)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s