5 astuces pour moins souffrir de la chaleur quand on est enceinte

Vacance, désert, chaleur, tong, sable

Pour ma première grossesse, je n’avais eu aucun soucis concernant le fait d’être enceinte en été car j’ai accouché en janvier… Pour celle-ci mon accouchement est prévu pour septembre et la canicule bat son plein en Belgique pour le moment. Autant vous dire que ce n’est pas facile d’aller bosser sous 30 degrés quand nos bureaux n’ont pas d’air-co (pas la peine pour quelques jours de canicule parait-il) et sont entourés de fenêtres (coucou, oui, c’est moi dans l’aquarium… sans eau !).

Au début, j’étais optimiste, quand on me demandait comment je faisais avec cette chaleur, je disais que je faisais avec, comme tout le monde. Sauf que j’ai compris l’ampleur de la différence au 10è jour de grosse chaleur :

  • Les pantalons de grossesse qui remontent jusque sous les seins
  • Le manque de souffle à chaque mouvement
  • Le cœur qui s’emballe de temps en temps
  • La difficulté de rester debout, statique
  • Les nuits où tu suffoques, impossible de trouver une position adéquate avec la chaleur et le gros ventre
  • Le fait de boire beaucoup et d’aller 25 fois aux toilettes alors qu’on a juste envie de ne pas bouger

Et Dieu merci, je ne souffre pas encore (et je croise les doigts pour que ce ne soit pas le cas) de rétention d’eau ni de jambes lourdes.

Bref, je partage donc avec vous mes 5 petites astuces faciles pour rendre tout ça plus vivable :

  1. Éviter de mettre l’air-co trop fort : ça va ne faire qu’amplifier l’impression de chaleur quand vous n’y aurez plus accès et vous risquez d’attraper froid (il ne manquerait plus que ça !).
  2. Se rafraichir les bras, le cou, les jambes à l’eau tiède : ça n’a l’air de rien mais ça fait un bien fou ! J’en profite pour le faire à chaque fois que je passe aux toilettes (30 fois par jour quoi). Sans oublier d’acheter l’objet qui vous suivra partout et devriendra votre meilleur ami : le brumisateur d’eau.
  3. Surélever ses jambes dès que possible : ça fait du bien, même quand on ne souffre pas des jambes lourdes.
  4. Manger léger : des fruits, des plats froids, des légumes frais, en plus de faire du bien à votre corps, ça vous hydratera et vous fera du bien.
  5. Faire le plus de tâches possible le matin : c’est le moment où vous serez le moins fatiguée et où il fera le plus frais, après ça c’est repos bien mérité !
  6. BONUS : mangez des glaces sans culpabiliser, surtout si vous mangez léger la journée. Personne ne vous dira rien et de toute façon, vous avez une bonne excuse 😉

Vous en avez, vous des petites astuces pour rendre ce temps moins insupportable ?

La loi du cœur – Amy Harmon

Couverture la loi du coeur

« Il a été retrouvé dans un panier de linge sale au Lavomatic, emmailloté dans une serviette. Au journal de vingt heures, ce nourrisson âgé de quelques heures à peine et déjà à l’article de la mort, abandonné par une mère accro au crack, a été baptisé Bébé Moïse. Les gens adorent les bébés, même les  » bébés crack « . Mais les bébés grandissent, ils deviennent des enfants, puis des adolescents. Et personne ne veut d’un ado amoché par la vie. Moïse était amoché. Mais il était aussi étrange, et tellement beau. Il allait changer ma vie, plus que je n’aurais jamais pu l’imaginer. J’aurais peut-être dû écouter les conseils de ma mère et rester à l’écart. Moïse lui-même m’avait prévenue… »

La grosse boulette quand j’ai voulu lire ce roman, c’est que sans m’en rendre compte, j’ai commencé par le tome 2. Ils peuvent très bien se lire séparément mais du coup, je connaissais certains éléments de l’histoire et surtout certains personnages (Tag <3).

Néanmoins ce 1er tome lu après le second a été pour moi un véritable coup de cœur. Je crois qu’Amy Harmon a carrément dépassé Colleen Hoover dans mon top des auteurs de ce genre ! Quelle plume…

La force de ce roman réside sans aucun doute dans le caractère des personnages principaux, Moïse et Georgie. Tous deux sont loin d’être parfaits et c’est ça qui fait leur force. Après avoir joué toute leur adolescence au chat et à la souris, un événement va les séparer de nombreuses années et quand on retrouve les personnages 7 ans après qu’ils se soient vus pour la dernière fois, c’est là que l’histoire va devenir prenante et addictive. Les sujets traités ne sont pas (pour moi) du déjà vu et ils sont abordés autant du point de vue du personnage qui les vit que de ceux qui l’entourent. Et ça j’adore !

Les sujets sont difficiles, j’en ai versé des larmes en 3 jours de lecture… Mais tellement beaux à la fois. J’ai beaucoup aimé l’alternance de point de vue, ça porte le roman, vraiment (pourtant je n’en suis pas fan habituellement). Et la particularité de Moïse est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement et j’ai adoré la façon dont il a été abordé.

Le suspense est présent également, surtout à la fin, où on tourne les pages sans même s’en apercevoir. Et le fait que j’ai lu le spin-off d’abord n’a pas diminué mon impatience à connaitre la fin.

Le seul point négatif que je trouve à ce roman, ce sont les dialogues du début où l’auteur a essayé de retranscrire les accents du Texas, mais ça en devenait irritant au bout d’un moment… Heureusement, ce phénomène est moins récurrent dans la seconde partie (ou alors je m’y suis habituée !).

Je vous recommande ce livre si vous aimez les histoires qui vous feront traverser un panel d’émotions assez incroyable, les romans poignants et les belles histoires d’amour.

La loi du cœur d’Amy Harmon, publié dans la collection R – 432 Pages – 17,90€

Elle ne veut pas d’un petit frère…

Dès que j’ai appris ma grossesse et qu’elle a été confirmée, j’ai voulu en parler à Lucy, je voulais qu’elle soit la première au courant après mon conjoint. Elle a tout de suite bien compris ce qu’il se passait et dès les premiers jours, elle a décrété que ce serait une petite sœur. Même si on lui disait que ce serait peut-être un garçon, elle n’en démordait pas !

Très tôt, mon gynéco nous a annoncé le sexe, Lucy avait vu juste, elle aurait une petite sœur. On la laissait donc en parler librement, on lui parlait de sa future petite sœur et elle était super emballée.

Sauf que, enceinte de 6 mois, on m’annonce qu’en fait il y a un petit zizi qui a poussé entre les jambes de la petite sœur.

Ça m’a fait un petit choc, moi je m’étais déjà vue maman de 2 filles, j’imaginais leur complicité et la petite dans les anciens vêtements de sa grande sœur. Passée la surprise (et quand je me suis rendue compte que j’allais pouvoir refaire tout une garde-robe hihihi), j’ai eu peur… Il allait falloir l’annoncer à Lucy. J’imaginais d’emblée que ça n’allait pas être facile à avaler pour elle. Et je n’avais pas tort, mais je n’avais pas du tout anticipé sa seconde réaction.

Quand je suis allée la chercher à l’école et qu’on était toutes les deux dans la voiture, je lui ai expliqué la situation. Elle m’a répondu qu’il n’était pas question qu’elle ait un petit frère et elle s’est mise à pleurer… Je lui ai expliqué que même si c’était un petit garçon, c’est elle qui serait la grande sœur et ça l’a un peu calmée.

Je l’ai laissée digérer l’info quelques temps et puis je lui en ai reparlé. Je lui ai demandé innocemment ce qu’il y avait dans mon ventre et là elle me répondu « un bébé tortue ».

Bébé tortue éclos

Je me suis dit que ça allait lui passer, mais non, elle n’en démord pas depuis des semaines. Elle n’a jamais prononcé les mots « petit frère », elle doit faire un déni je crois ! Bon, j’espère que ça lui passera d’ici son arrivée et si pas, elle devra bien s’y faire 😉 mais ça me travaille quand même. Et puis, pourquoi un bébé tortue ?! Un bébé chat, chien, c’est encore mignon mais un bébé tortue je ne vois pas où elle a pu aller chercher ça…

Ce qui me rassure c’est qu’elle est quand même super attentionnée par rapport à mon ventre et au bébé qu’il y a dedans, elle ne veut juste pas l’appeler « petit frère » mais elle lui fait des câlins, des bisous etc.

Et vous, comment votre enfant a-t-il réagi à l’annonce de votre grossesse ? Vous avez déjà entendu parler de cas similaires ? Vous avez des astuces à me donner pour que ça se passe bien ?

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Couverture Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie Virginie Grimaldi

« « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule.
Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. »

J’avais eu un véritable coup de cœur pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande » du même auteur. Evidemment, je me suis jetée sur celui-ci dès sa sortie. Et ce n’est pas passé loin !

L’histoire est magnifique et d’autant plus la façon dont on en apprend les éléments. Le mari de Pauline la quitte et c’est tout son monde qui s’effondre. Elle lui demande de lui laisser une chance, pour essayer de raviver la flamme qui les habitait il n’y a pas encore si longtemps. Alors, elle lui écrit des lettres, celles-ci relatent les souvenirs que Pauline gardent de leur amour. Et puis, Ben fait de même et là on sait. Et tout nous saute aux yeux et vient cogner notre cœur.

J’en ai versé des larmes en lisant ce roman… Tellement poignant, tellement dur et tellement beau en même temps.

Virginie Grimaldi a encore su manier les thèmes que je préfère de façon juste, sincère et émouvante : l’amour, la maternité, l’amitié, la famille. Et puis elle aborde un thème qui me touche plus personnellement, l’alcoolisme. Tout ça ponctué par des notes d’humour. Ça donne un roman où l’on pleure littéralement de rire. Parce que les sujets sont forts mais sont abordés judicieusement avec une touche d’humour propre à l’auteur qui rend ses livres et son style vraiment uniques.

Au fond, l’histoire est simple et arrive à des dizaines de personnes chaque jour. Mais on n’ose pas toujours en parler, chacun a sa propre façon de réagir et c’est tellement beau ici.

Un roman plein d’espoir, de tristesse et d’humour où les moments de pure joie côtoient les moments de tristesse intense sans qu’aucun des deux n’occulte les autres. Vivement le prochain roman de Virginie Grimaldi, j’ai déjà bien trop hâte.

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi, publié chez Fayard – 464 pages – 19 €

Grossesse et ambivalence de sentiments

Pour cette seconde grossesse, j’ai un peu de mal avec mes sentiments, mes ressentis. Des jours, je me sens heureuse, d’autres j’ai vraiment du mal, je me sens triste et bloquée dans mon quotidien.

Mer agitée

Il faut dire que ces dernières semaines n’ont pas été de tout repos : j’ai eu un accident de voiture (le 1er en 7 ans de conduite…). L’accrochage n’était rien de grave, pas de blessé, que du matériel. Sur le coup, j’étais assez fière de moi d’avoir bien géré la situation sans stresser. Sauf que j’étais en tort et que forcément, ça complique un peu les choses. J’étais assurée en omnium, tout aurait dû bien rouler (jeu de mots foireux inside) sauf que plus d’un mois plus tard, je ne suis toujours pas indemnisée et que j’ai un peu l’impression que mon assureur cherche la petite bête. Et quand je croyais que tout était réglé, je reçois encore un courrier pour une convocation… Je ne sais pas comment ça va finir mais j’espère vraiment être indemnisée, sinon les prochaines semaines et les prochains mois vont être compliqués…

Oui, parce que j’ai besoin de bosser et que pour bosser j’ai besoin d’une voiture. Que pour racheter une voiture, j’ai dû apurer le prêt de ma voiture qui a été déclassée. Qu’il me restait un an à payer et que du coup ça représente une petite somme.

Que pour pouvoir payer les mensualités de ma nouvelle voiture, j’ai dû mettre un acompte. Et que j’ai dû revoir mes aspiration de la voiture de mes rêves et saisir la bonne affaire quand elle s’est présentée. Et que tout l’argent que je m’étais forcée de mettre de côté pour les travaux est parti en fumée et que donc, ma salle de bain n’est pas prête d’être refaite (et j’en peux plus de me laver à l’évier !).

J’ai dû prendre mon mal en patience ces derniers temps et faire face à un nombre incalculable de paperasse administrative. Que j’ai dû passer un nombre indécent de coups de fil (et que j’ai un peu la phobie du téléphone). J’ai dû faire face à tout ça en étant enceinte et fatiguée. Ça a engendré beaucoup de stress, même si j’ai voulu me persuader du contraire.

D’un autre côté, je suis fière de moi, d’avoir tout réglé seule et sans procrastiner. Il y a quelques années de cela j’aurais vraiment eu beaucoup de mal et j’aurais sans doute demandé de l’aide. Là, j’ai pris mes responsabilités.

Je me suis un peu découragée quand on m’a annoncé la somme mensuelle que je paierais en assurance, pour un petit accident de rien du tout. Je comprends que tant de personnes roulent sans être assurées en Belgique !

Je partais aussi du principe que les assureurs ont l’habitude de devoir gérer des accrochages et qu’il ne me faudrait pas sans cesse réexpliquer les choses (et me croire parfois dans une caméra cachée tant leurs réponses étaient WTF) ni courir après des réponses et des délais.

J’espère être au bout du tunnel car je reçois ma nouvelle voiture demain et que ce sera une bonne chose de réglée. J’espère que la convocation de l’assureur ne sera qu’une formalité…

Je commence aussi à stresser de l’arrivée du bébé, j’en suis à plus de la moitié de la grossesse et ça devient de plus en plus concret. J’ai un peu peur des finances quand il ira à la crèche.

Je suis un peu révoltée à vrai dire. Je n’ai pas pu signer le prêt de l’achat de ma voiture seule, mon conjoint a dû signer avec moi. Je n’ai pas pu modifier le contrat que j’ai dû garder chez mon ancien assureur sans faire intervenir ma mère. Bref, j’ai un CDI et une bonne situation financière depuis 6 ans mais le système m’empêche de ne pouvoir compter que sur moi et c’est bête mais ça m’énerve !

On a 2 CDI dans notre ménage, les fins de mois sont parfois chaotiques et ça me révolte, ce n’est pas normal. On n’est pas parti en vacances en 6 ans, on est propriétaires d’une maison plus que modeste où tout nous lâche pièce après pièce, appareil après appareil. Je ne comprends pas comment font les gens de notre âge pour avoir de belles voitures, des grandes maisons, partir au soleil plusieurs fois par an. Je ne les jalouse pas (dans le sens où ce n’est pas ce dont je rêve) mais je me demande s’ils ont un secret (héritage, maman et papa, ??).

En fait, j’avais commencé à écrire cet article parce qu’hier j’ai craqué et j’ai fondu en larmes quand mon homme m’a demandé si ça allait, et je n’ai pas su lui dire pourquoi.

Mais je viens de comprendre en écrivant, que je suis encore aujourd’hui dans l’incertitude de récupérer le moindre euros à cause d’une inattention d’une demi seconde et que ça risque de compliquer le quotidien de ma famille ; que je suis en colère contre le système d’assurance et les primes exorbitantes qu’on est obligé de payer si on veut être serein ; que j’ai envie de préparer la venue de bébé mais que sans argent ça va être un peu compliqué ; que la charge mentale est plus que jamais présente sur mes épaules et que je ne peux (et « ne veux », dans le fond) rien y changer.

Bref, je me plains peut-être pour des broutilles et je suis bien consciente qu’il y a des choses 1000 fois plus importantes dans la vie (même s’il reste d’autres choses qui me tracassent dans ma vie et qui sont elles aussi bien plus importantes…) mais j’avais besoin de ça je pense pour y voir clair. Parfois ça fait du bien de juste poser des mots sur un quotidien difficile…